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Critique du Film : Vanishing Waves
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Critique du Film : Vanishing Waves

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 22 mai 2013 à 0017

Recherche neurologique autour de l'ennui ?

Après un Méliès d'or à Sitges, un prix du meilleur film à Austin, un autre du jeune public à Neuchâtel, de multiples autres sélections en festival comme à Bruxelles (BIFFF), Gerardmer, ou l'Étrange Festival de Paris, Wanishing Waves débarque dans les salles françaises. Alors, cette notoriété est-elle méritée ?

Lukas (Marius Jampolskis) décide de participer à un projet scientifique qui est de transposer l’esprit d’une personne auprès de l’âme d’une autre. Comme Lukas a beaucoup de chance, il se retrouve projeté en compagnie de l’âme d’une charmante demoiselle, prénommée Aurora (Jurga Jutaite). Dans la réalité, la belle Aurora est plongée dans un long coma suite à un accident de voiture. Du coup, loin des restrictions de notre monde, se complaisant dans ce fantasme virtuel, Lukas et Aurora vont donner libre cours à leurs instincts primaires. Pour le garçon, au fur et à mesure qu’avance l’expérience, le retour à la réalité devient de plus en plus difficile.

Voilà l'exemple redondant d'un film – pseudo prise de tête – cherchant à explorer la nature du désir humain. Du coup doit-on s'étonner de voir ce dernier finir par sortir en salle dans un pays comme la France ? Franchement non ! S'il existe bien un « moyen » pour permettre à un film d'arriver sur nos écrans de cinéma c'est bien revendiquer le label d’œuvre "auteurisante". Certes, cette sortie sera sans nul doute anecdotique, reste que cette approche dite intellectuelle du fantasme arrive à passer les mailles du filet grâce à cette étiquette qui plait bien de par chez nous.

Extrait 1

Dans ce film lituanien de Kristina Buozyte, on peut le dire, ça baise beaucoup. D'ailleurs, on aurait même l'impression que ça fait presque que ça ! Ainsi, les deux comédiens principaux n'hésitent pas à livrer au public le moindre détail de leur anatomie. On a même le droit à une séquence partouze qui ne serait pas sans rappeler la fusion des chairs dans le Society de Brian Yuzna (sans l'aspect gore bien évidemment). Mais voilà, Kristina Buozyte brasse beaucoup de vide et, surtout, semble nous imposer ses fantasmes sur une longueur interminable. Alors oui, Jurga Jutaite à une forte belle poitrine à contempler, la demoiselle est vraiment très agréable et soyons pas hypocrite, on se plaît durant un moment à jouer les voyeurs et la voir se rouler nue sur le sol. Mais deux heures pour nous faire croire à une histoire d'amour, où finalement les deux protagonistes échangent peu de mots et ne font que s'accoupler ou se courir après ? Premièrement, ça ne rend pas particulièrement cette liaison crédible. Ensuite, cela est rapidement lassant surtout que la mise en image est particulièrement froide.

Extrait 3

Il ne faut donc pas se tromper, alors que l'affiche française se montre assez chaleureuse par ses tons orangés, l'univers filmé par Kristina Buozyte évolue plutôt dans un climat médical avec des prédominantes de ton allant dans les blancs ou les noirs, afin de minimaliser au maximum les décors de la partie onirique. Il apparaît d'ailleurs à travers cette approche visuelle une certaine contradiction. Nous sommes présumées être dans le monde du fantasme, de l'amour, parfois de dépravation sexuelle, alors qu'à la vision des décors et du climax, nous aurions plutôt une impression de monotonie et d’ambiance clinique. Alors, oui, certains plans prouvent une recherche du cadrage et de l'esthétisme poussé - même parfois frimeur et « clippesque » - mais cela génère plus une impression de film prétentieux que le sentiment d’assister à une véritable démarche créative s’efforçant de raconter au mieux une histoire. C'est un film censé nous parler de sentiment, d'amour, d'âme et l'impression est au final que Kristina Buozyte fait tout le contraire.

Extrait 2

Alors, pourquoi Wanishing Wave arrive-t-il à plaire, ou du moins à profiter d'une certaine aura auprès de certain ? Peut-être par l'approche « Kubrickienne » (des faux airs de 2001 l'odyssée de l'espace dans l'esthétisme de certain plan) ou « Hitckokienne » (l'ombre de Sueur froide dans l'idée d'une obsession vis-à-vis d'une personne). Ensuite, le fait que voir un film lituanien, qui plus est dans une thématique proche de la science-fiction, peut-être perçu comme assez rare pour être montré ou, enfin, parce que parler de cul de façon intellectualisée en livre, ça fait vendre, alors pourquoi pas en film ?

La conclusion de

Il ne suffit pas de signer des séquences pensées comme « artistiques » pour rendre un film intéressant surtout si l'esthétisme en question ne dégage que froideur. On ne doute pas de la sincérité du projet (bien que ça fait cher la psychanalyse), mais le résultat sur l'écran apparait comme prétentieux dans le fond comme dans la forme, et on n’en retire rien hormis une forte sensation d’ennui.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques plans esthétiques.

Que faut-il oublier ?

  • Ennuyeux.
  • Froid.
  • Prétentieux.

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