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Critique du Film : The End
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Critique du Film : The End

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 13 mai 2013 à 0720

Un ultime rendez-vous entre potes ?

Après s'être illustré à Toronto, Séville, Turin, Gerardmer et le bifff, The End (Fin), le film de Jorge Torregrossa, arrive officiellement en France via une sortie "Direct to video". Il faut dire que l'affiche était superbe, le synopsis semblait plutôt bon, mais — désolé pour le jeu de mots — Fin nous laisse sur notre faim, même si des films beaucoup plus honteux arrivent pourtant à trouver une place dans nos salles.

Tout commence par une bande de vieux copains perdus de vue — ils ne s’étaient pas donnés rendez-vous dans dix ans comme le disait Bruel — qui se retrouvent une vingtaine d'années après une ultime fiesta qui s’était terminée de manière peu joviale. Depuis, de l'eau est passée sous les ponts et les retrouvailles commencent sans trop d'amertume. Reste que la soirée un brin trop arrosée dégénère et, avant que ça éclate, tout le monde décide d'aller se coucher. Le lendemain, lors du réveil, alors que tout ce petit groupe est parti pour se tirer la gueule, il découvre que les téléphones, les voitures et tous les autres objets électroniques sont HS, mais aussi, que leurs proches voisins semblent avoir disparu.

The End

Réalisateur d'une multitude de séries télévisées et autres courts-métrages, Jorge Torregrossa s'essaie à son premier long-métrage destiné à une sortie en salles (ce qui ne sera donc pas le cas pour la France). Le constat des premières minutes apparaît comme positif, tout du moins visuellement, le film possédant une image aux rendus agréables, loin de donner l'impression d'un produit au rabais. Chose finalement à peine surprenante quand l’on sait que la direction de la photographie fut confiée à José David Montero, homme d'image déjà bien expérimenté, ce dernier ayant collaboré sur des films comme le sympathique Les Proies ou encore - le mauvais - Apollo 18. Ensuite, l'installation des relations entre les personnages s’amorce plutôt bien et les acteurs/actrices apparaissent pour la plupart attachants, voire assez charismatiques pour ce qui concerne Miquel Fernández (H6: Diario de un asesino) Clara Lago (I Want You I) ou encore Maribel Verdú (Blancanieves).

Bref, au départ The end (bizarre d'avoir renommé en anglais un titre espagnol qui se trouvait être de même orthographe et signification en français) commence bien, voire très bien, puisqu'une fois l'intrigue lancée, on se questionne, tout comme les protagonistes, sur les significations de ces ressources énergétiques désormais inopérantes, et sur la disparition d'une grosse partie de l’humanité. Le climax sera à son apogée lors d'une séquence vertigineuse, située en haute montagne, parfaitement construite et au comble de la tension. En fait, c’est après cette séquence que The end commence à montrer ses limites et à décevoir. Peut-être, parce que, par la suite, la tension ne sera jamais conduite à ce même niveau, on finit par constater que Jorge Torregrossa à une tendance à bien trop utiliser le champ/contre-champ pour matérialiser les pertes des membres de son groupe, ou, qu'une fois l’idée installée que c'est « la fin » et que tout le monde disparaîtra au fur et à mesure, on commence aisément à deviner qui seront les derniers de la liste. Le pourquoi devient donc le seul intérêt, le seul élément qui arrive à entretenir un semblant de suspens. Il y a bien un mystère autour d'un carnet de dessins illustrant chacun des événements avant même qu’ils se produisent, mais cela a surtout pour conséquence d'aider encore plus à connaître l'ordre dans lequel les personnages se volatiliseront. Et ne vous attendez pas à une conclusion qui vous chamboule, celle-ci n’existe pas.

The End

Est-ce que ces divers problèmes sont imputables au livre de David Monteagudo (qui de doute évidence doit son adaptation cinématographique aux chiffres de ventes atteint par ce bouquin) ou aux scénaristes Jorge Guerricaechevarría (Cellule 211, Crimes à Oxford) et Sergio G. Sánchez (The Impossible) ? Difficile à dire dans la mesure où je n'ai pas lu l'ouvrage d'origine. Peu importe, il est question ici du film et le problème est qu'on finit par s'ennuyer et qu'on trouve peu de satisfaction une fois le dénouement arrivé. Attention cependant, tout est loin d'être aussi noir, certaines idées demeurent intéressantes, en particulier sur ce qui caractérise les rapports entre chaque ami, mélangeant les regrets autour de mots ou gestes mal placés qui se sont produits aux moments les plus inopportuns, le fait de se rendre compte du vide laissé par une personne une fois que celle-ci a disparu. Le film n'est donc pas privé d’un certain niveau d'analyse sur le comportement humain, et c'est même là l'attrait principal de ce huit-clos post-apocalyptique qui se déroule pourtant intégralement en extérieur.

La conclusion de

The end (Fin) ne manquait ni d'idées, ni d'occasions pour être une belle réussite. Il finit pourtant par apparaître comme une déception. Le film de Jorge Torregr commençait très bien, puis au fur et à mesure de son déroulement, il entame une baisse de régime, avec des choix malheureux, autant scénaristiques que de pure mise en scène. Avec, de plus, un final quelque peu frustrant. Alors oui, The end n’est pas inintéressant, loin de là, mais il laisse un goût amer dans la bouche.

Que faut-il en retenir ?

  • La première partie du film.
  • L'aspect humain.

Que faut-il oublier ?

  • La fin
  • Une deuxième partie prévisible.
  • une mise en scène qui se dégrade au fur et à mesure du film.

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