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Critique du film : Oblivion [2013], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 10 avril 2013 à 16h22

Un vrai film de science-fiction sur grand écran

En 2077 notre planète n'est désormais plus qu'une coquille vide. Après des désastres climatiques et une guerre destructrice, toute la population a dû être évacuée dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de la Terre. Jack et Victoria sont les seuls résidents temporaires de la planète, en charge de la sécurité et de la réparation des drones présents pour préserver la sécurité d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie de la race humaine.

Adapté d'un comic-book – que nous aimerions bien lire - créé Joseph Kosinski (également réalisateur du film) et Arvid Nelson, Oblivion se dévoile dans ses premières minutes comme un film majeur de la science-fiction, très loin du blockbuster calibré que nous attendions. Film intimiste aux décors sidérants et à l'univers riche, le long-métrage ne manque alors pas de rappeler l'ambiance de départ de Wall-E (excepté qu'ici le héros n'est pas totalement seul). Pendant toute une première partie, nous assistons ainsi au quotidien de Jack, dont la vie n'est certes pas sans danger - d'ailleurs, il aurait tendance à volontairement prendre des risques pour casser la monotonie - mais indéniablement aussi morne que peut l'être le sol de la planète.

L'installation est donc un sommet de science-fiction, sachant imposer une ambiance et créer une tension sans avoir recour à de quelconques artifices. Si l'ambiance est mise en place par la maîtrise de la mise en scène, elle l'est également par tout le travail tournant autour des des designs (de pièces intérieures tout comme ceux des véhicules), des matte painting, des décors naturels ou encore de l'écriture des dialogues qui apportent une certaine froideur. Seule la musique d'Anthony Gonzalez / M.8.3 s'avère être un grain de sable dans cette belle machine, et ce tant cette dernière souffre d'un manque flagrant de créativité de par sa parenté assez sidérante avec les partitions de Tron : l'héritage et de The Dark Knight (surtout The Dark Knight serions nous tenté de dire, puisque Tron : l'héritage avait déjà un fort grand nombre de rythmiques communes avec le film de Nolan). Reste que mis de côté ce détail, cette première partie représente le rêve pour tout amateur de science-fiction : ici, ps de thriller camouflé ou de monde virtuel, mais un film réellement ambitieux, aux décors vastes, recherché et à l'univers aussi fascinant qu'intriguant.

La deuxième partie, qui reste en tout point attachante, est cependant quelque peu plus conventionnelle, rappelant une sorte de patchwork de plusieurs autres films, utilisant quelques raccourcis malheureux (le film dure plus de deux heures, mais à la vue de ses ambitions il aurait pu faire bien plus). Il est difficile d'évoquer les multiples longs-métrages dont Oblivion se fait écho sans trop spoiler (la bande-annonce ne dévoilant pas tout de l'histoire), reste que s'ils sont indéniablement présents - et feront plaisirs aux râleurs et détracteurs leur donnant là un argument fort - rarement l'ensemble des pièces se seront aussi bien goupillées les unes aux autres (à l'exception peut-être de la conclusion, qui pourra sembler un poil précipitée, et des quelques dernières minutes ne paraissent vraiment pas essentielles).

Cette deuxième partie retrouve un côté bien plus ancré blockbuster avec des courses-poursuites (dont une assez sidérante), des combats explosifs, un certain nombre de grandes – et petites - révélations et enfin quelques punch-line parsemée dans le film pour être placé dans une bande-annonce. Si cela paraît pour une partie dispensable, il paraît honnête de dire que ce côté "spectacle" est loin d'être désagréable et amène même quelques morceaux de bravoure aussi mémorables que gratuits. Toujours dans le côté calibré, pour ne froisser personne, les morts seront aussi le plus souvent hors champs, Tom Cruise exposera une fois de plus son beau torse nu au public féminin et Andrea Riseborough quant à elle, lors d'une séquence "piscine", mettra en avant sa silhouette et son joli fessier pour le plaisir des yeux des spectateurs masculins (bien que Olga Kurylenko paraisse bien moins froide).

Le casting est quant lui plutôt solide, Tom Cruise en tête qui interprète toujours aussi merveilleusement les héros. Alors oui, le personnage de Morgan Freeman est construit un peu trop comme le second rôle "cool", avec ses répliques pleines de bons sens et ses lunettes noires (Morpheus n'est pas loin), mais le job reste accompli avec classe.

On ne peut pas terminer ici sans parler de la direction de la photographie tant Claudio Miranda, aidé par des moyens financiers certainement considérables, accomplit un travail exemplaire et propose visuellement ce qui se fait de mieux en terme de rendu. Réussite cependant à mettre aussi au crédit de la direction artistique, des personnes collaborant aux effets visuels, tout comme à ceux travaillant à l'étalonnage du film. Car Oblivion serait bien moins accrocheur sans cela, tant l'image occupe un rôle prédominant autant en poseur d'ambiance, que aussi poseur d'enjeu.

La conclusion de à propos du Film : Oblivion [2013]

Richard B.
80

Malgré une affiche teaser assez intrigante et une bande-annonce prometteuse – mais qui donnait une impression de voir déjà tout le film – nous pouvions émettre quelques doutes légitimes vis-à-vis d'Oblivion, surtout en sachant que Joseph Kosinski avait signé une suite à Tron particulièrement insipide et inutile. La première bonne nouvelle est que la bande-annonce d'Oblivion est loin de tout raconter, la deuxième est que Joseph Kosinski signe ici un très grand film de science-fiction, certes pas aussi parfait dans sa durée que pendant son exceptionnelle première partie, mais d'un niveau qualitatif tel qu'on aimerait en voir plus souvent sur toile.

Que faut-il en retenir ?

  • L'imagerie.
  • L'ambiance.
  • Un scénario pas original, mais accrocheur.

Que faut-il oublier ?

  • Une musique peu inspirée.
  • Peut-être par moment trop référentiel.

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