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Critique du Téléfilm : Bloody waters, Eaux sanglantes
Bloody waters, Eaux sanglantes >

Critique du Téléfilm : Bloody waters, Eaux sanglantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 4 février 2013 à 1723

Dinovole et sharkoplonge

C’est dingue ce que l’on peut retrouver coincé dans les glaces polaires. Au fil des années, Eugène Lourié y a déniché un proche cousin de Godzilla, Nathan Juran une gigantesque mante religieuse, Christian Nyby (et un peu plus tard John Carpenter et Matthijs van Heijningen) un alien psychopathe surgelé, Edouard Molinaro un explorateur des années 30. D’autres y ont même trouvé des continents perdus, des vieilles bases SS, des civilisations extraterrestres, etc. C’est dire que ces lieux glacés sont loin d’être aussi désertiques que l’on veuille bien le prétendre. Fort de cet enseignement, en 2010, sous l’initiative de Roger Corman, le réalisateur Kevin O'Neill va faire une nouvelle découverte. Conséquence de la fonte des glaciers due au réchauffement climatique, un nouveau monstre antédiluvien a été récemment libéré.  Il s’agit cette fois-ci d’un requin aquatique préhistorique. Non pas un megalodon, espèce connue pour avoir été la vedette de nombre de thrillers maritime de grande qualité (Le Retour du requin tueur, Megalodon, la série des Mega Shark…) mais un sorte de reptile marin à l’épaisse carapace adaptant la forme longiligne et la dentition d’un requin. Une véritable machine à tuer, quoi.

On se rend rapidement compte que le monstre est extrêmement coriace. En effet, à peine libéré de sa prison de glace, on le voit s’éloigner du glacier, frétillant de la queue comme un gardon (de belle taille). Stupéfiant, à croire que des millénaires de sommeil n’ont eu aucun effet sur la créature. Même pas besoin d’une tasse de café. Pas folle, la créature se dirige illico vers des eaux plus hospitalières… et surtout plus chaudes. Ayant probablement récupéré une brochure touristique vantant les plaisirs du Spring Break, le dinoshark (puisque c’est son nom) met le cap vers une station balnéaire mexicaine. En cours de route, elle prend bien soin de s’alimenter, croquant les plaisanciers qui ont le malheur de se trouver sur son parcours. C’est d’ailleurs à ce moment que l’on apprend que le dinoshark est un fan absolu de Flipper le dauphin.

Quand le poisson-reptile tueur arrive à destination, on découvre que la ville s’apprête à organiser des festivités (le cinéphile avisé remarquera l’originalité du scénario). Régates de voiliers et compétitions de water polo s’ajoutent donc aux habituelles séances plagistes qui attirent des centaines de vacanciers sur le sable et dans l’eau. Une véritable aubaine pour un dinoshark doté d’un insatiable appétit (il bouffe tout, les baigneurs bien sur, mais aussi les voiliers, les yachts, les barques, etc.). La situation est d’autant plus dramatique que les gardes-côtes sont un peu débordés par l’afflux de visiteurs et ont d’autres chats (euh, requins) à fouetter. Mais c’est compter sans le courage d’Eric Balfour, un capitaine de yacht qui va se dresser contre l’immobilisme des autorités locales pour prévenir la population et neutraliser la créature…

Vous l’avez compris, après son désopilant Dinocrocodile : la créature du lac, le spécialiste des effets spéciaux Kevin O'Neill nous revient avec une autre histoire de monstre marin, et une nouvelle fois, il fait preuve d’une absence totale d’originalité. Le scénario épouse tous, mais alors tous, les clichés du genre, allant jusqu’à plagier des vieilles séquences qui déjà, à l’origine, n’étaient pas bien folichonnes. On voit ainsi récupérer la scène moisie de l’attaque de l’hélicoptère par le requin blanc du tristement célèbre Les Dents de la mer 4 (les images CGI de la scène sont encore plus pourries que la maquette utilisée dans le nanar de Joseph Sargent.  Politiciens et policiers obtus, scènes de panique avec ses baigneurs fuyant des eaux rougies par le sang, attaque de la régate de voilier, loup de mer obstiné, sont donc au menu d’une intrigue réchauffée et presque ennuyeuse. Dinoshark ne présente même pas son lot de bimbos affriolantes rencontrées actuellement dans ce type de séries B (on est loin du Piranha 3D d’Alexandre Aja).

Aussi, pour rendre son film sympathique, Kevin O’Neill ne peut compter que sur les performances « athlétiques » du dinoshark, un animal heureusement très doué pour la voltige (les orques et les dauphins des parcs aquatiques n’ont qu’à bien se tenir). Là, dans le domaine, le cinéaste en fait des tonnes. Coincé dans un canal, le monstre parvient à sauter en un seul bond un ponton et un yacht de la police. Il arrive aussi à croquer, en jaillissant de l’eau tel un saumon remontant un torrent, un pauvre type faisant du parachute ascensionnel. Mais la séquence la plus dingue du film se situe en fin de métrage, quand le héros et le dinoshark se livrent un spectaculaire combat aérien qui aurait eu sa place dans un volet de Matrix. Bref, faute d’être convaincants (ils sont toutefois meilleurs que les calamiteux fx vus dans les films de The Asylum), les effets spéciaux divertissent par leurs aspects démesurés, un chouia d'effets gore et le ridicule des situations.

La conclusion de

Scénario sans aucun intérêt, personnages insipides, festival de clichés, effets spéciaux perfectibles sont au menu de cette série B poussive qui ne vaut le coup d’œil que pour le ridicule de certaines situations. Après Dinocroc, Kevin O’Neill nous offre ici une nouvelle bouse exploitant le créneau éculé du requin tueur. A voir que si vous êtes fan du genre.

Que faut-il en retenir ?

  • Ridicule, donc parfois drôle

Que faut-il oublier ?

  • Rien à sauver

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