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Critique du Film : Gothic & Lolita Psycho
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Critique du Film : Gothic & Lolita Psycho

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 décembre 2012 à 1423

Exécutrice en jupons

Sous ses apparences, aussi extravagantes qu’inoffensives, de gothic lolita, la jolie Yuki cache un profil de tueuse impitoyable. Armée de son ombrelle (dont le nombre de gadgets ferait pâlir de jalousie l’agent 007 en personne), elle arpente les rues de Tokyo à la recherche des ordures qui ont tué sa mère et grièvement blessé son père - et nettoyant, à l’occasion, les rues de sa vermine. Cinq personnes à tuer, cinq cartes à abattre, pour enfin connaître la vérité sur les origines de sa famille et une explication à son incroyable puissance.

Connu pour la qualité de travail en qualité de chorégraphe martial (on lui doit, entre autres, les superbes passes de Onechanbara / Chambara Beauty), Gô Ohara est passé derrière la caméra en 2008 pour un Geisha vs Ninjas qui, comme l’on pouvait s’y attendre, puisait sa force dans ses séquences d’action. Là, il nous revient avec un projet plus ambitieux. Gothic & Lolita Psycho ne se contente pas, en effet, d’être un simple enchaînement de combats mais se veut aussi un conte moderne, l’histoire d’une jeune fille au cœur brisée en quête de vengeance. Cependant, quand l’on sait que l’on doit le scénario à Hisakatsu Kuroki, un habitué des univers trashs et tordus (collaborateur de Shinya Tsukamoto, il est l’auteur des scripts de Nightmare Detective 2 et Testuo III - The Bullet Man), l’on se doute bien que le spectacle sera tout sauf disneyen.

Construit sous la direction d’un technicien aussi inventif que Gô Ohara, le film se présente sous la forme d’un mélodrame comico-gore très rythmé, qui verse souvent dans le registre du burlesque et du Grand Guignol. Le principal aspect foutraque tient de son personnage central : Yuki, une jeune fille en panoplie de Gothic Lolita. L’on sait que récupérer et transformer les icônes de la société japonaise (et ses fantasmes) est une coutume dans le monde du V-Cinema. Geishas, ninjas, acteurs kabuki ou nõ, écolières en sailor fuku, samouraïs, yakuzas, tous sont passés dans les lorgnettes déjantées de réalisateurs tordus comme Noboru Iguchi ou Yoshihiro Nishimura. Ici, Gô Ohara se penche sur un phénomène de mode vestimentaire né au début des années 90 : le gothic lolita. Le cinéaste joue sur le choc causé par ce style frou-frou qui transforme les japonaises en adorables poupées et l’univers du film, violent et sanglant. Un contraste très efficace, notamment quand Yuki se retrouve recouverte du sang de ses ennemis.

Le métrage se présente comme un parcours d’obstacle qui va conduire Yuki vers une révélation. Cinq combats à mener contre ceux qui ont organisé et exécuté l’assassinat sauvage de sa mère. Des affrontements extrêmement bien filmés, inventifs, riches en éléments gaguesques qui désamorcent l’aspect dramatique (le prof et son balai), avec des nombreux mouvements de camera empruntés aux jeu vidéo. Aucune sensation de lassitude tant les chorégraphies martiales se renouvellent et sont riches en enjeux (le combat final ou Yuki doit se battre en tenant la corde de la guillotine qui menace son père). A cela, il faut ajouter les plans gore délirants, fruit du travail aux maquillages et aux prothèses de Yoshihiro Nishimura. L’homme, on le sait, ne fait jamais dans la demi-mesure quand il s’agit de mettre du sang devant la caméra, et compense le manque de moyens par des aspects loufoques.

Généralement, le V-Cinema s’appuie aussi sur la beauté de ses actrices. Gothic & Lolita Psycho se déroge pas à la règle, avec une brochette de jolies filles. Gô Ohara a rappelé Minami Tsukui, son héroïne de Geisha vs Ninja, dans le rôle de Sakie, la femme Yakuza, pour une apparition, courte mais mémorable. Avec son physique kawai, Misaki Momose est absolument craquante dans la peau d’une exécutrice accroc à son smartphone. Enfin, c’est la jolie Rina Akiyama qui s’est vu confier la tache d’incarner Yuki. La dynamique jeune femme n’est pas une inconnue des fans de séries TV japonaises, notamment grâce à son rôle de Naomi au sein de la franchise Kamen Rider. Enfin, les amateurs des productions Sushi Typhoon auront le plaisir d’apercevoir Asami dans un rapide cameo.

La conclusion de

Après un sympathique Geisha vs Ninja, Gô Ohara, un grand spécialiste de la chorégraphie martiale passé à la réalisation, récupère un autre icône de la culture japonaise (plus moderne, cette fois-ci) pour construire un conte mélodrame comico-gore explosif. Le résultat, même s’il souffre évidemment de l’étroitesse de son budget, est très agréable à visionner. Principalement grâce à ses excellentes chorégraphies martiales, quelques gags bien réussis et ses actrices, toutes très charmantes.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation inspirée
  • Des combats très réussis
  • Le gore potache de Nishimura
  • De jolies actrices

Que faut-il oublier ?

  • Un film fauché

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