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Critique du Jeu de société : City of horror
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Critique du Jeu de société : City of horror

Avis critique rédigé par Benoît F. le mercredi 7 novembre 2012 à 1657

Dead in the city

Ils paraissaient pourtant si loin, presque irréels. Et ils sont arrivés, telle une horde de parasites dévorant tout sur son passage. Notre bonne vieille ville avait bien voté Obama mais cela n'a pas suffit. Il va falloir résister jusqu'à l'arrivée des secours...

 

UN REVENANT ?

City of Horror s’inspire largement du jeu Zombies (la blonde, la brute et le truand) paru chez Asmodée en 2005. Et pour cause, Nicolas Normandon est l’auteur de ces deux jeux. Il fallut donc attendre sept années pour voir apparaître cette nouvelle mouture particulièrement bien illustrée par Miguel Coimbra (Cyclades, 7 Wonders). En effet, l’aspect graphique du premier opus était déjà sans équivoque et le City of Horror servi par Repos Production l’est tout autant. Ici, Miguel Coimbra nous dévoile une nouvelle facette de son talent et sa faculté d’adaptation aux thèmes « extrêmes ». L’ensemble du matériel respire donc cette noirceur urbaine inquiétante prête à ingurgiter les personnages incarnés par les joueurs. Ces derniers sont au nombre de 21 avec chacun un pouvoir particulier ; on imagine aisément le nombre de configurations de jeu possibles auxquelles on ajoutera un plateau modulable recto-verso permettant de hausser le niveau de difficulté.Par ailleurs, les figurines de Zombies ont été abandonnées au profit de silhouettes en carton plus adaptées et plus facilement reconnaissables grâce aux socles plastiques de couleur. City of Horror a donc pris le parti du tout carton pour un rendu largement à la hauteur d’autres productions «ludico-zombiques » ayant fait le choix de la figurine plastique. L’effet de horde y est donc particulièrement bien rendu malgré la taille imposante du plateau de jeu. On retrouvera sur ce dernier tous les lieux récurrents des films de zombies tels que l’hôpital, l’église, l’armurerie, la banque et le château d’eau qui, pour le coup, sera en véritable 3D. Rassurez-vous, le port de lunettes ridicules ne sera pas obligatoire, un simple petit montage suffira à mettre debout cette formidable tour de guet.

 

 

"QUAND ON ARRIVE EN VILLE..."

Le jeu se pratique de 3 à 6 joueurs. Selon le nombre de participants, chacun sera en charge d’une bande de 3 à 5 survivants. Leur but : survivre aux zombies qui viennent gratter à la porte. Au cours des 4 tours (= 4 heures) que durent le jeu, chacun devra protéger ses survivants qui ne seront sauvés qu’à la fin du quatrième tour par l’arrivée ô combien salvatrice de l’armée. Enfin, presque… puisque chacun de vos personnages devra posséder  l’antidote au virus « zombifiant » car dans le cas contraire, les gentils G.I Joe se chargeront de vous expédier Ad Patres façon puzzle. Parmi les survivants heureux possesseurs d’antidotes, il suffira d’additionner leur valeur, et d’autres petites choses, afin d’établir le score de fin de partie.Au cours du jeu, les personnages seront déplacés de lieu en lieu via l’utilisation de cartes Déplacement. Après que les joueurs aient choisi secrètement leur carte de déplacement et avant que celui-ci ne soit appliqué, une carte Invasion indiquant le nombre de zombies arrivant en ville sera révélée. Ainsi, ces nouveaux venus seront placés devant les différents lieux de la cité. Puis, les joueurs pourront activer les pouvoirs spéciaux des lieux afin d’en recueillir les fruits (carte Action ou antidote). Mais après cela, il faudra faire face aux zombies si jamais la condition d’attaque propre à chaque lieu est remplie. Par exemple : plus de zombies que de personnages ou bien 3 zombies ou plus devant le lieu en question. C’est alors que le système de vote fait son apparition car il faudra faire acte de démocratie afin de déterminer quel personnage sera jeté aux mort-vivants afin que les autres sauvent leur peau. Les tractations iront bon train tout comme les coups de pelle dans le dos. A noter que ce système de vote est également utilisé dans le partage du matériel récupéré par les survivants. Le vote s’opère donc à main levée ou plutôt doigt tendu vers le joueur en charge du personnage que vous désirez mettre à la porte afin d’apaiser l’appétit de nos amis les zombies.

 

 

"JE TE SURVIVRAI"

Quel plaisir incommensurable de retrouver ce jeu disparu des étales depuis fort longtemps ! Effectivement, le Zombies édité par Asmodée portait déjà en lui cette ambiance à couteaux tirés dans laquelle les alliances étaient aussi éphémères que les promesses politiques. Cependant, City of Horror ne se contente pas d’être une redite convenue de son aïeul. A titre de comparaison, on pourrait dire que City of Horror est à Zombies ce que L’Armée des morts de Zack Snyder fut au Zombie de George Romero : un remake beaucoup plus pêchu proposant des sensations similaires mais portées à leur paroxysme. Pour un temps de jeu se situant entre 40 minutes et 1 heure, l’expérience ludique sera intense grâce à l’immersion totale des joueurs dans cette ambiance de survie par excellence. Mais attention aux joueurs trop susceptibles qui pourraient oublier que la trahison est un élément du jeu tout comme les alliances de circonstances. A l’heure actuelle et dans la large gamme de jeux ayant abordé le thème des zombies, City of Horror est sans nul doute celui qui retranscrit le mieux les relations ambigües liant les survivants entre eux ; un aspect que les fans du comic book Walking Dead seront heureux de retrouver.

 

 

La conclusion de

City of horror serait-il le jeu parfait tant recherché par les amateurs de zombies? Il n'en est pas loin en tout cas. L'adéquation thème / mécanique de jeu est en tout point réussie. Reste le fait que l'ambiance dépendra du nombre de joueurs et de l'état d'esprit qu'ils adopteront. Avec cela, les amateurs comme les néophytes devraient se régaler dans une atmosphère à tronçonneuses tirées.

Que faut-il en retenir ?

  • Un très bon rendu thématique
  • Une ambiance graphique
  • Un système de jeu en harmonie avec le thème
  • Des parties relativement courtes pour un jeu de ce format
  • Un très bon renouvellement des parties

Que faut-il oublier ?

  • Une ambiance qui dépendera fortement de l'état d'esprit des joueurs

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