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Critique du Film : La herencia Valdemar II: La sombra prohibida
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Critique du Film : La herencia Valdemar II: La sombra prohibida

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 septembre 2012 à 1808

Malédiction ancestrale et Grand Ancien

Howard Phillips Lovecraft qui, arrivé au manoir Valdemar en bicyclette, avertit le maitre des lieux des dangers de l’usage du Necronomicon... C’est certain, pour José Luis Alemán, jeune réalisateur espagnol au cv quasiment vierge, son deuxième épisode de La herencia valdemar sera fidèle à l’esprit de l’écrivain de Providence, ou ne sera pas. Et le cinéaste ibérique de continuer sur son idée de faire de son essai pelliculé une sorte de puissant maelstrom d’idées gothiques et lovecraftiennes, à travers une histoire mêlant des éléments classiques, comme cette malédiction ancestrale qui frappe la famille Valdemar et ce culte cthulhien, à - fait nouveau! - d’autres plus modernes, qui, parfois, font bizarrement passer le métrage du coté du soft torture porn pour ados.

Le scénario de ce deuxième opus s’inscrit dans la continuité d’un précédent qui avait su surprendre les fans de l’univers lovecraftien par ses qualités artistiques et techniques. Assez curieux, le spectateur retrouve donc les principaux protagonistes là où il les avait laissés, tout en espérant obtenir les réponses aux nombreuses questions qu’il avait pu se poser lors du visionnage de la première partie. Ces réponses, le cinéaste nous les fournit mais, hélas, force est de reconnaitre que c’est principalement la déception qui est au rendez-vous. En effet, José Luis Alemán se plante à la fois dans la nature de ses révélations et dans la manière de nous les offrir et, au final, transforme son œuvre en une sorte de soufflé cinématographique trop brusquement sorti du four. En effet, l’on est à la fois déçu par des explications manquant de force dramatique et de surprise et par cette sorte de «rentrée dans le rang» d’une narration qui se plie soudainement aux modes actuelles. C’est d’autant plus navrant que certaines séquences, pistes empruntées et rapidement abandonnées, ne se justifient même pas, comme lorsqu’une bande de jeunes gens se retrouvent entravés dans une cellule glauque, un masque d’animal plaqué sur le visage - on se croirait alors plus devant une nouvelle séquelle de Hostel que dans un film «gothique».

Dans le premier volet, l’on avait pu suivre et apprécier le drame tragique frappant Leonor et Lazaro. Les deux personnages, brillamment interprétés, nous avait ému. Le valet Jervas (joué par le regretté Paul Naschy) avait également son (beau) rôle à jouer dans ce drame familial mettant en scène des personnages secondaires iconiques (Aleister Crowley, Bram Stoker, Nicolas Tremel). Dans cette seconde partie, baptisée La sombra prohibita, relégués au second plan (voire supprimés), ils ne sont remplacés que, soit par de clichés hollywoodiens peu crédibles, soit par la mise en avant de personnages manquant sérieusement de charisme et frôlant même parfois le ridicule (on pense à l’envahissante histoire de Santiago, le concierge simple d’esprit). L’on est aussi désappointé par l’aspect brouillon de certains passages (les flashbacks explicatifs sont nettement moins limpides que ceux de la première partie) que par la tournure des évènements, quand  José Luis Aleman transforme son drame horrifique intimiste en une sorte de thriller souterrain où la même bande de jeunes que celle citée plus haut, fuyant les serres d’une goule, tombe dans le piège tendu par les cultistes.

Mais, heureusement, en parvenant à conserver les mêmes qualités visuelles que celles découvertes dans le premier volet, José Luis Aleman parvient à sauver les meubles. La photographie est toujours aussi somptueuse, les décors excellemment mis en valeur, et, encore plus étonnant, les effets spéciaux parviennent à combler les attentes des fans de Lovecraft, avec notamment la longue présence d’un Cthulhu tout à fait convaincant (quoiqu’un peu petit). A la vue du résultat, extrêmement bien léché (il suffit de visionner le magnifique générique d’ouverture résumant l’épisode précédent pour s’en convaincre), il est d’ailleurs difficile d’imaginer que le budget de ce diptyque s’élève seulement à quinze petits millions de dollars. De ce point de vue, purement scénique, le cinéaste espagnol démontre toute l’étendue de son talent, qu’il s’agisse de sublimer ses comédiens (qui se débrouillent tous encore très bien) ou d’exploiter au maximum de leurs capacités des moyens qui lui sont alloués. Il est donc vraiment dommage que, pour ce qui concerne le récit, le jeune réalisateur se soit pris les pieds dans un tapis trop touffu. En éliminant quelques sous-intrigues, en retravaillant un peu le montage, en modifiant quelques idées, il aurait pu faire de sa première œuvre (il ne faut surtout pas oublier ce fait) le meilleur film jamais construit sur la mythologie lovecraftienne.

La conclusion de

Si José Luis Aleman nous offre encore une fois un spectacle doté d’un visuel somptueux et d’une ambiance captivante, il échoue à faire de cette deuxième partie de La herencia Valdemar une suite digne de l’opus précédent. La faut à un scénario qui tourne en eau de boudin, empruntant des voies peu justifiables et exploitant des sous-intrigues cassant le rythme. Dommage, car l’effort était louable et l’on ressent bien, notamment en constatant la belle implication des comédiens, que ce diptyque est le fruit du travail d’artistes et de techniciens aussi talentueux que consciencieux.

Que faut-il en retenir ?

  • Un visuel superbe
  • Une ambiance lovecraftienne réussi
  • Des effets spéciaux surprenants
  • Un travail de réalisation très honorable

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario brouillon
  • Des choix narratifs très discutables
  • Des sous-intrigues qui desservent le récit

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