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Critique du Film : Hyenas
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Critique du Film : Hyenas

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 17 avril 2012 à 2025

Rire mortel, ennui léthal

Sauf si vous avez passé ces cinq dernières années dans une dimension parallèle, une lointaine galaxie ou en Corée du Nord, vous n’êtes pas sans savoir que la mode actuelle, en matière de cinéma fantastique, est aux loups-garous. Plus du genre de ceux qui ont des états d’âmes et la fibre romantique - tant et si bien qu’ils en oublient presque leur nature lycanthrope -, mais ils n’en restent pas moins de ces créatures qui hurlent à la lune et qui font pipi pour marquer leur territoire. Et sur cette vague poilue, les petites compagnies spécialisées dans la série B n’ont pas manqué d’y surfer,  certaines y ajoutant leur petite touche personnelle, histoire de démarquer un peu leur produit de la masse. James Keitel, dynamique producteur indépendant (qui n’a rien à voir avec un célèbre repris de justice converti acteur), fait partie de cette catégorie visant la touche d’originalité.

James Keitel aurait dû cependant garder à l’esprit qu’en toute chose, il faut raison garder. Car, avec ce film écrit et réalisé par Eric Weston, force est de dire qu’il pousse le bouchon un peu loin. Jusqu’au faîte du ridicule. Je peux vous dire qu’au cours de ma «carrière» de critique, j’en ai connu des types de garous. Plus dans la littérature et la BD qu’au cinéma, certes, mais je me souviens encore de métrages mettant en scène des «crypto-humains» plus originaux que le banal lycanthrope. La plupart cherchait un surcroit d’efficacité, en remplaçant la meute de loups par des créatures réputées plus sauvages et redoutables. On peut citer, par exemple, La Féline et son remake et La Nuit Déchirée, adaptation (foireuse, c’est vrai) d’un roman de Stephen King.

Mais peu avait pris l’option, jusqu’à présent, de donner la vedette à la hyène, un animal aussi laid que méprisé. En effet, dans Hyenas, une ancestrale tribu d’hommes-hyènes originaire d’Afrique tente de semer la terreur dans une petite bourgade du Nouveau-Mexique. Au final, s’ils ne manquent pas de commettre les pires exactions (comme lorsqu’ils déchiquètent une femme et son bébé), ils sont loin de nous impressionner. Qu’ils soient sous leur forme humaine, où ils nous offrent le spectacle d’individus roulant des mécaniques tout en ricanant (hé, oui, l’on a beau être humain, l’on en est pas moins hyène), ou bestiale, représentés par d’horribles images numériques, ils ont plus tendance à nous faire rire. C’est à se demander ce qu’il est passé dans l’esprit de toute l’équipe pour nous offrir la vue de monstres à peine moins ridicules qu’une bande d’escargots-garous et je n’avais jamais vu pire depuis les plus mauvais volets d’Hurlements (ah, ces fameux marsupiaux-garous !)

Hyenas est également soumis aux pires clichés. Les Hyènes sont représentés par une bande de marginaux (oui, un peu comme dans Génération Perdue et Aux frontières de l'aube, mais la comparaison s’arrête là), protégée par quelques spécimens bien intégrés dans la communauté (oh, mon dieu, j’ai « spoilé » le twist !) et dirigée par une matriarche au look gothique qui piège les voyageurs en se foutant à poil sur le bord de la route. Et là, vous allez me dire: «elle se fout à poil? De quoi il se plaint, celui-là? Depuis le temps qu’il nous bassine avec ses bimbos aux grosses loches !»  C’est vrai, mais il me faut préciser que l’on ne voit de ces scènes que quelques plans furtifs, rapidement suivis par de calamiteux morphing faciaux sensés représenter la métamorphose de la créature. Si pourris que l’on se croirait retourné au début des années 90. Du coup, c’est la misère dans les caleçons. Les créatures apparaissent d’ailleurs parfois sous leur forme humanoïde, mi-animale, mi-hyène. A la vue de ces acteurs recouverts d’une texture tachetée et vaguement moisie donnant une impression maladive, on regrette la pudeur des auteurs plans.

Question poncifs et maladresses d’écriture, le profil des héros vaut également le détour. Sachez tout d’abord que l’histoire se construit sur le récit d’un chasseur de monstre. Certaines personnes sont en effet avisées de l’existence de ces «crypto-humains» et ils ont voué leur vie à leur extermination. Barjo Briggs fait partie de ces gens. Il nous conte ici sa rencontre avec Gannon, son partenaire (qui en veut aux créatures car il est le mari et père des victimes citées plus haut), et la constitution de son actuel groupe. Dit comme ça, cela peut vous paraitre cool. Dans les faits, cela l’est nettement moins. Tout d’abord, ce Briggs ressemble plus à un péquenot sorti d’un quelconque bayou qu’à un type qui a été capable, pendant des années, d’exterminer quantité d’hyènes mais aussi d’échapper à leur courroux. Ensuite, en glissant dans le script une sous-intrigue à base de rivalité entre bandes de jeunes, Eric Wilson s’enlise dans une ennuyeuse intrigue adolescente qui n’a finalement que peu d’impact sur les évènements. Gannon, lui, prend la place de héros, celui qui par son sacrifice, va donner un véritable élan à la lutte contre ces monstres rigolards et sanguinaires. Sacrément original, n’est-ce pas ?

La conclusion de

Vu que l’histoire se déroule dans le sud-ouest des Etats-Unis, les responsables de ce film aurait prendre comme pitch une histoire de coyotes-garous – voire de lemmings-garous. Pour on ne sait quelle raison, ils ont choisis des hyènes. Du coup, le spectateur a droit au désopilant spectacle d’acteurs et figurants ricanant comme des crétins avant de se transformer en hideux quadrupèdes réalisés à base d’images numériques pourries. Le tout bercé par un script qui accumule les poncifs et les facilités scénaristiques. Au final, Hyenas est une bouse infâme. Un vrai travail d’hyène.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences involontairement drôles

Que faut-il oublier ?

  • Grosse bouse

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