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Lock Out >

Critique du Film : Lock Out

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 9 avril 2012 à 12:50

Guy Pearce Vs la prison de l'espace.

À force de s’entendre répéter qu'il n'y a plus assez de place dans les prisons, l'humanité – enfin plus particulièrement nos amis américains – se sont enfin résolus à en créer dans l'espace - Ben oui, là-haut, on a toute la place nécessaire ! Ms One est donc la première prison spatiale. Cinq cents criminels y sont placés en sommeil artificiel. Le sujet étant plutôt sensible, la fille du président des États-Unis, Émilie Warnock, décide d’y réaliser un petit reportage afin de vérifier si les prisonniers sont malgré tout bien traités. Manque de chance, pour elle et pour les gardiens de la prison, c'est précisément à ce moment là que tout ce beau monde se réveille et les prend en otage. Pour faire face à cette  situation délicate, le président décide d'envoyer sur place l'agent Snow, qui se trouve déjà embringué dans une salle histoire de corruption.

Lock out, anciennement intitulé Ms One, devait tout d'abord sortir en février avant de se voir reporté en ce mois d'avril. Nous ne chercherons pas ici à résoudre le mystère de ce changement de titre ou de ce décalage, mais plutôt à savoir si ce Jason Bourne à la sauce science-fiction mérite – ou pas – le détour.

La réponse concernant la qualité factuelle de Lock out n'est pas évidente et dépendra surtout de ce à quoi le spectateur s'attendra à voir. Mais soyons honnête, nous n’avons pas là un film apte à rester gravé dans les mémoires. Au mieux un divertissement honnête, au pire un film indigeste rempli de clichés. Luc Besson – ici producteur et coscénariste avec les réalisateurs – nous propose une histoire oscillant entre celles de Fortress, Absolom 2022 et Los Angeles 2013, auxquelles y est ajoutée, histoire de relever le tout, une pincée de Jason Bourne. Cependant, si l'originalité n'est pas de mise, le film est constitué de références assez plaisantes (du moins pour les adeptes de ce type de cinoche musclé).

Alors, oui, on se retrouve avec un gentil caïd devant protéger la gentille fillette à papa face à des méchants toujours plus méchant. Enfin, bref, oui, c’est une évidence, nous sommes bien dans une production 100% Besson. Mais au demeurant, les adeptes de séries B ont toujours adoré ce côté primaire, dont le plaisir repose avant tout sur un spectacle plein de sueur, de « Punch-line » et de grosses baffes. Sur ces points, Lock out respecte son cahier des charges, et voir Guy Pearce jouer les durs - façon Plissken mode agent secret - fonctionne plutôt bien. D'ailleurs, si on se base sur ce postulat, il n'y a pas grand-chose à redire sur toute la partie du film se situant dans la prison spatiale qui se trouve être la partie prédominante. Toute l'action se déroulant en ces lieux est lisible, plutôt bien découpée, appuyée par de bonnes répliques « punchie à la 80' » et dotée d’un bon rythme.

Par contre dès que l'action se situe sur Terre, il y a de quoi fortement déchanter. Pendant les vingt premières minutes, l’on en vient même à penser que l’on est devant le pire film de l'année. Dès son entrée, Lock Out enchaine des effets spéciaux à peine dignes d'une Playstation 3 – poursuite en moto futuriste affreuse -, des séquences d'actions aussi illisibles qu'agaçantes cadrées avec une caméra qui semble ne jamais savoir ou elle va, et un montage frénétique. Heureusement, donc, que tout vient à se calmer lorsque nos « bad guys » décident de sortir de leur léthargie pour prendre le contrôle de la station. Manque de chance, le dernier acte se resituant sur Terre, on sombre à nouveau dans le n'importe quoi - bien moins, cependant, que sur la première partie. L'impression reste que dès que les réalisateurs irlandais James Mather et Stephen St. Leger se sont retrouvés dans une zone moins confinée, ils ont perdu le contrôle du film et n’ont pas réussi à gérer l'ampleur d'un monde ouvert.

Comme évoqué plus au-dessus, Lock Out doit beaucoup au charisme et au talent de Guy Pearce, qui a pris un peu plus ici en poids et en muscle, afin de casser du méchant. L'acteur semble s'amuser dans ce registre et, du coup, nous avec. C'est moins le cas du rôle féminin, interprété par Maggie Grace, tout juste revenue des amourettes adolescentes de Twilight. Elle semble quelque peu perdue entre ses obligations de potiche de service tout en faisant preuve – époque oblige –  d’un minimum de répondant. L'exercice ne fonctionne pas et son personnage en ressort comme plutôt fade. Reste que la demoiselle à une bouille pas trop désagréable à regarder.

50

Lock Out est un film plutôt bancal, mais attachant du fait que l'on ne s'ennuie jamais et que l'on se marre bien devant les quelques « Punch-line » de notre ami Guy Pearce. Rien de très novateur, mais les amateurs de gros-bras cassant du « bad guy » devraient passer une soirée plutôt agréable, avant de rapidement passer à autre chose.

Critique de publiée le 9 avril 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Les "Punch-line"
  • Guy Pearce est particulièrement en forme.

Que faut-il oublier ?

  • Les 20 premières minutes sont catastrophique.

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