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Critique du film (direct to vidéo) : Le roi Scorpion 3: l'oeil des dieux [2012], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 6 mars 2012 à 19h12

La critique du staff

L’histoire se déroule dans une antiquité aux contours assez flous, où légionnaires romains, guerriers khmers et barbares germaniques côtoient des phalangistes macédoniens et des ninjas de la période d’Edo. Rien à voir, donc, avec l’Egypte ancienne, berceau du roi Scorpion. C’est pourtant en ces étranges lieux que l’on retrouve le grand Mathayus, arrivé là on ne sait trop comment, et qui mène désormais une existence de soldat de fortune. L’ancien roi scorpion est actuellement au service d’un monarque au faciès patibulaire, mais presque (... désolé, pas pu m’empêcher), Horus, qui est en guerre avec son frère, le perfide Talus. Mathayus accepte, en échange d’une belle somme d’argent, de prendre en charge la défense d’une cité-état vassale de son employeur. Après un long et mouvementé périple de deux jours, qui lui fait traverser le désert, des montagnes et une jungle, combattre des brigands débiles et découvrir la faune du Bengale, Mathayus arrive sur les lieux, avec pour unique compagnon Olaf, un teuton roteur et ivrogne aux mœurs relâchés. Il constate alors que la ville est en train de subir l’assaut d’une gigantesque armée de cinquante figurants. L’ennemi a même réussi à entrer dans les ruines (euh... la forteresse), mettant les deux éléphants du roi Ramusan en grande difficulté. En prenant l’assaillant à revers, en mettant le feu à leur arrière-garde (la jupe de l’ultime figurant), Mathayus se pose alors comme le sauveur de la cité. Il est accueilli en héros par une foule en liesse.

Malheureusement, Ramusan ne dispose pas de l’argent promis. Il est en ce moment un peu gêné aux entournures (hé oui, c’est la crise pour tout le monde!). Comme c’est un type bien, en compensation, il propose à Mathayus de le rembourser en nature, en lui offrant la main de sa fille, actuellement prisonnière de Talus. Le portrait à la gouache de la jeune femme, réalisé avec les pieds par un artiste cul-de-jatte, est peu flatteur, mais bon, devenir prince, cela ne se refuse pas. Ainsi, alors que se prépare la bataille décisive devant opposer les deux armées, voilà le roi Scorpion qui pénètre en catimini (en fait, non, il passe devant tout le monde, qui s’en fout totalement) dans le camp ennemi pour tenter de libérer la princesse et récupérer un précieux artefact, élément essentiel à l’utilisation du Livre des morts, grimoire magique permettant d’invoquer les trois guerriers éternels. Un Livre des morts convoité évidemment par le roi Talus (Horus, lui, bizarrement, s’en fout), qui est prêt à tous à assouvir ses rêves de conquête. Même à avoir recours à des puissances occultes. C’est alors qu’intervient un nouvel élément qui complique les choses: l’intervention des hommes du Cobra, guerriers furtifs venus des tréfonds de la jungle, et dont les intentions restent mystérieuses.

Réalisé par le néerlandais Roel Reiné, à qui l’on doit déjà quelques perles comme l’impayable La course à la mort 2 ou l’inutile Primal (mauvais plagiat d’un mauvais film, The Tribe), ce troisième opus du Roi Scorpion est si éloigné de l’univers des deux premiers volets que l’on aurait pu remplacer le personnage principal, sans que cela n’ait aucune conséquence, par Conan, Lancelot ou un quelconque chien de guerre.  Alors, certes, le scénario nous rappelle épisodiquement, par de petites phrases ou de légers flashbacks, le glorieux passé du héros mais, étant donné que son vécu n’a quasiment aucune incidence sur le déroulement de l’intrigue, l’on a tendance à s’en tamponner joyeusement le coquillard - de plus, le nouveau changement d’acteur renforce cette situation.

Bref, Mathayus l’akkadien se retrouve en pays khmer. Pourquoi? La principale raison est que le film est une coproduction americano-thaïlandaise et qu’elle disposait donc de décors naturels bon marché, à une distance raisonnable de Bangkok, au sein d’un pays bien équipé en matière de moyens cinématographiques. Par conséquent, les nouvelles aventures du roi Scorpion se déroulent principalement dans la jungle thaï et dans les nombreuses ruines khmers qui existent dans le pays. Rien de bien choquant en soi, hormis le fait que la production n’a même pas fait l’effort de maquiller en véritable cité des sites archéologiques. L’on a donc droit à la vision de figurants déambulant dans des lieux de toutes évidences non habitables et qui, forcément, ne sont même pas raccords avec les séquences se déroulant en intérieur. Evidemment, le problème ne se pose pas pour les séquences de jungle, les partisans du Cobra habitant des camps de fortune évoquant le repaire forestier de Robin des Bois.

Mêlant action, heroic fantasy et fantastique, le script du Roi Scorpion 3 n’est finalement pas désagréable à découvrir si l’on accepte le postulat de départ, qui est de plonger le héros dans une sorte d’uchronie mouvementée, aussi infantile que peu crédible. Engagé comme mercenaire, Mathayus va devoir se frotter à des hordes de méchants guerriers et à un trio de supervilains contrôlés par un roi machiavélique. Une tache sacrément difficile. Heureusement, le roi Scorpion bénéficie de l’aide de ses amis; Olaf le gros Bill et Cobra la leste. Une vulgaire association de stéréotypes que l’on croirait tirée d’une partie de Dungeons & Dragons. L’avantage de ce scénario bas du front – car il en a un - est qu’il est riche en scènes de combat et que, dans le domaine, le cinéma thaï n’a pas grand chose à envier à ses voisins HK et japonais. Au final, le métrage se pose principalement comme une succession de chorégraphies martiales, opérées à la manière des films de sabre, à grand renforts de sautoirs et de câbles, et effectués par des comédiens et des cascadeurs performants - les interventions mystico-guerrières de Tsukai (le model Selina Lo) évoquent de belle manière le cinéma de fantasy HK. L’amateur appréciera. Il est également bon de noter que les comédiens occidentaux sont loin d’être ridicules (Victor Webster, qui interprète Mathayus, en tête), contrairement à certains des personnages qu'ils sont chargés d'incarner (le pire est Zulu Kondo, un gros indigène armé d’un marteau de feu). Les grandes fresques de bataille payent, elles, le manque de moyens investis, avec des armées composées de bric et de broc et équipés avec tout ce que la production a pu trouver dans les remises des studios (lors d’une des batailles, l’on voit même flotter un drapeau orné d’une fleur de lys... à l’envers!). Dommage, car leur mise en scène n’est pas trop mauvaise, avec un bon usage des quelques éléphants engagés.

Mais bon, reste que le plus fun dans ce Roi Scorpion 3, c’est Billy Zane. L’acteur se lâche totalement dans la peau d’un tyran aussi sadique et mégalomane que couard et adepte de la mauvaise blague. Cabotin en diable, Billy Zane se montre désopilant en bon nombre d’occasion, comme lorsqu’il chambre de manière puérile ses serviteurs surnaturels en les traitant d’esclaves (mot qu’il répète à l’envi, en chantant, et qu’il accompagne d’un petit pas de danse), ou quand il se fait un devoir de conduire sa promise -  réticente - sur sa couche, tout en revendiquant une érection qu’il estime flatteuse. Comparé à son jeu excessif tirant vers le cartoon, celui des autres comédiens apparait par conséquent un peu terne, sans que l’on puisse toutefois leur reprocher un quelconque manque d’implication.

 

 

 

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Le roi Scorpion 3: l'oeil des dieux [2012]

Nicolas L.
42

Après un second volet d’assez triste mémoire, qui nous narrait la jeunesse du roi Scorpion, l’on n’attendait plus grand-chose de la franchise. A l’annonce du nom du réalisateur, Roel Reiné, l’on pensait même que le retour de Mathayus allait atteindre les tréfonds de la nullité. On est donc un peu surpris. Ce nouveau volet est aussi bordélique que le précédent, avec la mise en place d’une uchronie absolument idiote, mais il est cependant beaucoup plus fun, principalement grâce à de sympathiques chorégraphies martiales et un Billy Zane pris en flagrant délit de cabotinage. Un direct-to-DVD finalement regardable.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère fun Billy Zane, déchainé
  • Les chorégraphies de combat

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario débile
  • Une réalisation cheap
  • Des personnages un peu crétins

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