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La dame en noir >

Critique du Film : La dame en noir

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 7 février 2012 à 17:13

La Malédiction.

Arthur Kipps (Daniel Radcliffe), jeune notaire anglais, veuf et père d'un petit garçon, doit se rendre dans un petit village perdu de Crythin Giffordde afin de résoudre la succession d’une cliente récemment décédée. Dès son arrivée, hormis un certain Monsieur Daily (Ciarán Hinds), les habitants lui battent froid et voudraient que Kipps quitte les lieux au plus vite. Bien résolu à comprendre les raisons de tant d'animosité à son égard, mais aussi à finir son travail, le notaire décide de pousser son investigation et se rendre au manoir de la défunte...

Les films de la Hammer ont immanquablement marqué toute une base de cinéphiles à travers des œuvres phares telles que Frankenstein s'est échappé, Le cauchemar de Dracula, Les maîtresses de Dracula, The Vampire Lovers, La Malédiction des Pharaons, ou encore la série de films Quatermass. Pour autant, la fin des années 70 démontra le déclin de la firme qui n'arrivait plus à se renouveler et, hormis quelques projets pour la télévision au début 80 et un ultime documentaire réunissant Christopher Lee et Peter Cushing en 94, le studio semblait désormais mort et enterré. Puis, au milieu des années 2000, la maison de production refit parler d'elle avec Beyond the Rave (minisérie de vingt courts épisodes), Wake Wood, la locataire - hélas, tous trois des produits fades et sans âmes - et Laisse moi entrer, remake bien fait, mais inutile et surtout, là encore, manquant complètement de personnalités. La Hammer ne semblait définitivement être plus que l'ombre d’elle-même jusqu'à nous découvrions les premières images de La dame en noir. Il y avait de la brume, l'action semblait se passer dans une Angleterre victorienne, et il se dégageait un vrai travail autour des décors et du choix des lieux de tournages. Et lorsque parut la première bande-annonce, ce fut un véritable coup de cœur, cette dernière était terrifiante, et nous amena à penser que la dame en noir allait marquer  le "vrai retour" de la Hammer mais être aussi un film phare de 2012.

La dame en noir - image 1

Avant d'être une production Hammer réalisée par James Watkins (qui a déjà signé le réussi Eden Lake), la dame en noir est avant tout un roman de Susan Hill publié en Angleterre en 1983. Dès 1989, ce dernier connut une première adaptation pour la télévision sous la direction de Herbert Wise, réalisateur qui travaille d'ailleurs essentiellement pour la télévision. Il semblerait qu'il y eut aussi une adaptation théâtrale. Pour autant, la scénariste Jane Goldman (X-Men: Le commencement, Kick-Ass, Stardust...) semble avoir voulu apporter sa patte à cette adaptation et dès le départ, elle apparaît prendre des libertés sur le roman et sur le téléfilm (déjà assez différent des écrits de Susan Hill). Oubliée l’introduction où l'on peut découvrir un homme avec sa femme et ses enfants, mais un notaire mélancolique, attristé par la mort de sa jeune épouse et père d'un jeune garçon qu'il doit laisser à une nourrice pour pouvoir travailler. Ce postulat de départ sera d'ailleurs la grande force du film de James Watkins… mais peut-être aussi sa faille.

Dès l’entame, le film possède une âme gothique, présente un univers semblant particulièrement sombre, et on retrouve ce qui caractérisait si bien un temps les films Hammer avec d'un côté la ville grandissante et de l'autre, les petits villages anglais aux multiples secrets et n'aimant guère les étrangers, semblant toujours venus pour attirer le malheur. Le travail sur les costumes, la recherche des lieux de tournage (avec Halton Gill, un petit village posé au beau milieu de la région des Yorkshire Dales ou, le Layer Marney Tower dans la comté de l'’Essex), les soins particuliers se dégageant des décors, tout parait fabuleux sur écran, à l'image de se que pouvait laisser pressentir la bande-annonce. À ce titre, on appréciera particulièrement la photo de Tim Maurice-Jones qui amène une atmosphère angoissante comme on n’avait pas ressenti depuis des lustres. Pour autant, la découverte n'est pas une totale surprise, certains des plus beaux passages ayant été déjà divulgués à travers la bande-annonce. Le film, sans être graphiquement violent, est d'une noirceur redoutable, ainsi lorsque la mort vient, elle apparait comme un véritable drame, une vraie perte dont on ne se remet jamais. Puis comme le film repose grandement sur la curiosité du spectateur, le rythme plutôt lent, renforce ce sentiment et entretient le suspense.

Pour autant, tout ne fonctionne pas totalement, tout d'abord, les motivations d'Arthur Kipps – notamment les raisons qui le poussent à rester sur les lieux - restent assez vagues, surtout qu'il semble assez peu travailler, et qu'on imagine mal en quoi son travail puisse prendre autant de temps. De plus, James Watkins, bien que réalisant brillamment son métrage, use parfois de grosses ficelles et de quelques facilités de style, à l'instar d'une dame en noir qui passe son temps à faire "bouh" en ayant la bouche grande ouverte avec ses dents bigrement sales, ou encore avec des "jump scare" - on se dit à ce moment que le silence n'aurait été que plus effrayant. Mais cela ne serait rien s'il n'y avait pas la dernière minute du film - à la morale fortement douteuse - qui diminue l'impact qu'aurait pu laisser le film si celle-ci n'était pas apparue.

La dame en noir - image 2

La dame en noir est aussi l'opportunité pour Daniel Radcliffe de casser son image de Harry Potter et prouver qu'il peut-être aussi un acteur de composition. Si sa prestation reste au demeurant honorable, ses preuves ne sont pas encore faites. Le jeune acteur force parfois un peu trop son jeu, et surtout n'arrive pas toujours à véhiculer toutes les émotions qu'il devrait. Au final, on ne ressent jamais un fort attachement vis-à-vis de son personnage. Par contre, on aime à voir trimbaler la gueule de Ciarán Hinds (Munich, les sentiers de la perdition). Bien qu'ayant un rôle secondaire, il impose sa prestance et son charisme. Pour le reste, le casting se montre attachant, mais hormis Janet McTeer (Tideland), les autres rôles restent anecdotiques, leurs temps de présence à l'écran étant seulement de quelques minutes.

70

Un vrai film d'atmosphère - qui tient sur la longueur et qui, pour citer un exemple, ne se plante pas en milieu de parcours comme Insidius, est-il encore possible aujourd'hui ? A la vue de cette dame en noir, nous répondrons par le positif, même si le film aurait pu être encore "meilleur" si des maladresses et certainement des impératifs commerciaux n'étaient pas venus s’y greffer malencontreusement. Préparez-vous à assister dans tous les cas au premier vrai potentiel retour de la Hammer.

Critique de publiée le 7 février 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère parfaitement posée.
  • Des décors fabuleux.
  • Une légende captivante.

Que faut-il oublier ?

  • Un personnage qui ne semble pas toujours venu pour travailler.
  • La dernière minute en trop.
  • Quelques effets appuyés et faciles.

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