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Critique du Film : Atlantis Down
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Critique du Film : Atlantis Down

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 9 janvier 2012 à 0032

Atlantis est bel et bien Down !

Dans l'espace, il y a le vide, puis des étoiles, des planètes et la navette spatiale Atlantis avec sept passagers à son bord. Alors que certains pianotent sur leurs écrans, que d'autres essayent de réparer des choses, et que les derniers s'amusent aux échecs, une sorte de nuage lumineux les intercepte et les propulse sur une planète inconnue. Très vite, ils vont comprendre que les environs sont fortement inhospitaliers et que leur vie ne tient plus qu'à un fil.

Il paraît que le réalisateur italien Max Bartoli avait su se faire remarquer à la faveur d'un court métrage intitulé « Ignotus », qui a reçu 25 prix dans divers festivals. Quatre ans plus tard, il se lance dans un premier film – à très petit budget – qui a pour thème la science-fiction. Au programme : multiples environnements (Atlantis Down s’est fait en Virginie et en Caroline du Nord), des plans spatiaux, une histoire se voulant ambitieuse et un jeu d'échec. Petite précision, le tournage se serait fait en 13 jours. En fait, tout cela aurait pu nous impressionner si le film n'avait été qu'une demi-réussite, mais malheureusement pour lui, il n’atteint même pas ce modeste objectif !

Atlantis Down image 1

Dès son générique, Atlantis Down nous impose d’horribles plans spatiaux dans lesquels les images numériques sont à peine dignes d'un jeu vidéo bâclé et même inférieurs à ceux d’une oeuvre comme Starfighter, qui date pourtant de 1984 (le film est d’ailleurs un précurseur en la matière). Limite, aurions-nous préféré des maquettes de navettes façon « Bioman » ou « X-Or », qui auraient eu le mérite d'amuser, plutôt que voir d’aussi laids plans pixellisés. Certes, le côté « low-budget » aurait pu servir d'excuse, sans cette impression d’avoir vu souvent mieux sur des courts-métrages. Cependant, nous aurions pu nous accommoder de cet aspect si le reste s’était montré digne de respect, en particulier pour ce qui concerne le scénario.

Écrit par Max Bartoli (réalisateur), Doug Burch (Acteur et doubleur) et Sam Ingraffia (Acteur), Atlantis Down fait très rapidement songer au très sympathique « L'expérience interdite » de Joel Schumacher, dans lequel un événement amène des personnages à être confrontés à leur passé et leurs cauchemars. Excepté qu'il y a dans Atlantis Down toute une accumulation d'aspects non cohérents et surtout débiles. Ainsi, en 2025, quand on recrute des astronautes à la Nasa, pour les envoyer dans l’espace, on ne teste plus leur équilibre psychologique. Manque de bol, ceux d’Atlantis Down souffre de passés douloureux. La mère de l’un s'est coupée les veines, un autre a été victime d’un viol, l’un qui se sent responsable de la mort d'un enfant suite à son manque de surveillance... Heureusement, il y en a un qui a juste pour phobie la peur de voir un monstre sortir des chiottes. Puis, si on apprend tardivement que les très forts désirs peuvent prendre aussi vie grâce à l'apparition d'un repas magistral, on se rend compte que personne n'a apparemment l'intense volonté de sortir du merdier dans lequel tous se sont fourrés... Bref, rien de vraiment original (on pourrait penser aussi à Sphère de Barry Levinson), et de plus bourré d'incohérences en tous genres.

Atlantis Down image 2

Bref, s'il ne faut pas chercher dans son scénario un quelconque intérêt à Atlantis Down, peut-être y a-t-il des idées du côté de la mise en image, de la réalisation ou encore du rythme ? Alors, oui, Max Bartoli possède peut-être un certain sens du cadrage et on peut dire que, sur ce point, on ne remarque rien qui vienne à nuire vraiment, hormis en ce qui concerne la photographie, rarement cohérente (on a le droit à toutes les formes de luminosité en un seul film) et parfois vraiment affreuse (les plans dans la forêt sont complètement surexposés). Mais ce qu'il faut voir au final, c’est, qu'au bout d'un moment, à l'instar des héros du film, on finit par tourner en rond et s'ennuyer, voire lutter pour ne pas s'endormir.

Il ne reste donc plus que le casting pour sauver le pauvre Atlantis Down. Si, sur l'affiche, on retrouve quelques visages plus ou moins connus des amateurs de cinéma de genre comme – et surtout - Michael Rooker (Super, Cliffhanger, Tombstone...), Greg Travis (Watchmen, Halloween 2, Starship Trooper), ou Dean Haglund (X-files), seul Rooker, bien qu'ayant un rôle très court, et Kera O'Bryon ne donne pas l'impression de cabotiner, bien que jouant dans le minimum syndical.

Le petit budget peut-il servir d'excuse à Atlantis Down ? Non ! Si le film avait su assumer un peu de dérision, ou encore, su montrer l'enthousiasme qu'on décèle dans quelques petites productions ou premiers films, peut-être... Mais ce n'est nullement le cas ici.

 

La conclusion de

Atlantis Down n'est même pas un nanar drôle, mais simplement un mauvais film. On s'ennuie, le scénario est souvent grotesque et illogique, les acteurs en totale roue libre et on ne peut même pas se consoler avec de l'action qui viendrait à nous faire oublier tout ça. On retiendra juste l'idée intéressante de traiter l'histoire à la manière d’une partie d'échec. Et même sur cet aspect, Atlantis Down subit un cuisant échec et mat, et cela dès le début de partie!

Que faut-il en retenir ?

  • L'idée de traiter l'histoire à la manière d’une partie d'échec.

Que faut-il oublier ?

  • Acteurs en totale roue libre.
  • Scénario incohérent. Aucun rythme.
  • Mauvaise qualité des effets spéciaux.

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