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Critique du Film : Malveillance
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Critique du Film : Malveillance

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 14 décembre 2011 à 2018

Qui a peur du concierge ?

Marco, homme assez discret quoique plutôt accueillant, travaille comme concierge dans un  immeuble de Barcelone. Si tous les habitants, excepté un retraité et une adolescente, sont confiants sur le travail au quotidien de Marco, personne ne se doute qu’il cache un état hautement dépressif. Derrière le calme apparent, petit à petit, le quotidien de certains des habitants va sombrer dans un chaos savamment orchestré.

Après avoir réalisé, au côté de Paco Plaza, Rec 1 et 2, le très talentueux Jaume Balaguero reprend le chemin du cow-boy solitaire afin de filmer un acte de « Malveillance ». Ce n’est pas pour autant que celui-ci abandonne le côté résidentiel, puisque dans la lignée de « A louer » et des deux premiers « [REC.] », Balaguero continu à s’immiscer dans l’intimité de personnes partageant un même immeuble. Petit détail ne semblant pas anecdotique vis-à-vis de cette thématique, le scénario est écrit par Alberto Marini, qui avait déjà signé « A Louer » et occupait le poste de producteur délégué sur la série [REC.].

Image Malveillance 1

Si le sujet de « Malveillance » s’inscrit dans des thématiques abordées quotidiennement au cinéma, telles le voyeurisme, la paranoïa ou la persécution (on pourra à ce titre évoquer le récent « La Locataire » avec Hilary Swank), Jaume Balaguero et Alberto Marini ont eu cette fois l’idée de ne pas suivre l’intrigue du point de vue de la victime, mais de celui qui vient à commettre les actes répréhensibles. L’intention du réalisateur et du scénariste parait dès lors limpide, le but ici est de ne pas caresser le spectateur dans le sens du poil et de créer une sorte de connivence perverse avec le « méchant » de cette histoire.  Installant une atmosphère qui n’est pas loin de rappeler certains premiers films de Roman Polanski, ou celle de Shining (de Stanley Kubrick) de par ses jours qui défilent à l’écran et sa folie grimpante, Jaume Balaguero ne dément jamais l’estime qu’on peut porter à sa maîtrise de la réalisation qu’il applique depuis La Secte sans Nom. Le réalisateur a un don particulier pour imposer un climax de plus en plus pesant, et sur ce point « Malveillance » ne le dément pas. Il y a aussi quelque chose de très Hitchcockien dans le film du réalisateur espagnol, en particulier lorsque vient le dernier acte. À ce titre, comme sur ces précédents films, Jaume Balaguero réserve une fin au spectateur qui est très loin du compromis commercial qu'une major hollywoodienne pourrait demander.

L'horreur n'est pas représentée ici par l'aspect visuel, il l'est surtout dans ce que chacun pourrait ressentir si un étranger venait chaque soir, sans qu'on le sache, mettre un pied dans ce qu'on a de plus secret et intime, pour retourner tout cela contre nous. À ce jeu, nous, spectateur, devenons les complices d'un Luis Tosar (Cellule 211) particulièrement charmant comme angoissant. L'acteur se montre parfait de bout en bout et nous fascine autant qu'il dérange. Il faut dire qu’Alberto Marini a prit un grand soin à écrire un personnage complexe et à offrir quelques répliques de très bon goût à l'acteur. Et si on aimerait bien prendre la défense, entre autres, de la belle et souriante Marta Etura, tout est fait pour que l'on « apprécie » sadiquement ses mésaventures.

Image Malveillance 2

Malgré tout, « Malveillance » ne peut pas être considéré comme le meilleur Jaume Balaguero. Si la réussite du film n'est pas à remettre en question et qu'il se hisse au dessus de bien d'autres partageant les mêmes thématiques, on a régulièrement des références qui s'imposent à notre esprit, venant à couper parfois le rythme, et l'impression que certains seconds rôles manquent parfois de discernement et n'ont pas été écrits avec les mêmes soins. Pendant un long moment, le personnage de Marco ne se trouve jamais en danger, il peut commettre aisément ses actes sans qu'on en vienne à douter qu'il y arrivera. Du coup, pendant un long moment on à l'impression de se trouver dans quelque chose de trop carré et méticuleux, et l'envie d'être surpris fait surface. Heureusement, cela finit par se produire, mais cette attente peut paraître un peu longue à venir.

La conclusion de

« Malveillance » confirme une fois de plus tout le bien que l'on pense du réalisateur espagnol, même si on lui préfère « La Secte sans nom », « Darkness » ou encore « A louer » auquel on peut ici retrouver des thématiques communes. Si le film est savamment orchestré (peut-être trop, justement ?), et s'il est indéniable que l'on ne confiera plus aussi aisément les clés à son concierge après l'avoir vu, le sujet manque peut-être un peu de fraicheur pour surprendre dans ses deux premiers actes. À ne pas manquer pour autant !

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance
  • Le casting
  •  
  •  

Que faut-il oublier ?

  • Un thème éculé.

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