75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Dream House >

Critique du Film : Dream House

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 27 septembre 2011 à 14:08

Maladroit, mais attachant !

Will Atenton (Daniel Craig), éditeur new-yorkais à succès, décide de renoncer à son poste pour s’installer avec sa famille dans un charmant bled paumé de la Nouvelle-Angleterre afin essayer d’entamer une carrière d’écrivain. Tout se déroule de la meilleure des manières jusqu’au moment où Will apprend que sa nouvelle demeure fut le lieu, cinq ans auparavant, d’un terrible crime dans lequel  deux fillettes et une femme furent assassinées. Intrigué par cette histoire, Will mène sa petite enquête. Mais au fur à mesure qu’il avance dans ses investigations, des évènements étranges se produisent.

Comment bousiller un film en 2 minutes et 30 secondes ? Il semblerait que le studio de communication en charge de la conception des bandes-annonces ou des affiches (l’accroche est un scandale !) en ait trouvé le moyen ! Alors que l’intrigue et le choix de mise en scène cherchent à jouer en grosse partie sur l’élément de surprise, on peut s’étonner de voir que tout le film est quasiment résumé dans la bande-annonce. Du coup, toutes les personnes ayant vu cette dernière vont de suite cerner les tenants et aboutissants du script. On se doute qu’il faut vendre le film aux exploitants de salles et au public, mais de là à dévoiler toute une intrigue, il y a un pas qu’il ne faudrait pas franchir… Et qui est pourtant fait ici dans toutes les largeurs. Dommage, surtout que le casting avait déjà de quoi attirer, il y avait donc là pas besoin dans faire trop. Au final, il est donc fortement souhaitable que le spectateur n’ait rien vu de la promotion de ce film pour pleinement l’apprécier.

DreamHouse 1

Maintenant que vaut le film comme tel ? Voir un réalisateur comme Jim Sheridan (Au nom du père, My left foot, le boxer…) aux commandes avait de quoi enthousiasmer. Il faut reconnaître que depuis que ce dernier exerce dans la profession on ne relève aucun faux pas. Appréciant le thème de la quête identitaire, on peut comprendre que le script de Dream House ait pu séduire le cinéaste. Notamment son entame, lorsque le personnage de Daniel Craig renonce à sa forte notoriété professionnelle pour retourner à ses racines et se découvrir en tant qu’auteur, homme et père de famille. Jim Sheridan est d’ailleurs fortement inspiré durant une introduction intimiste sur cette famille qui donne l'impression d'être en tout point naturelle. Le film prend ainsi le temps de s’installer, créant une véritable atmosphère et curiosité autour de ce qui pourrait se produire. La réalisation très posée (cinéma de papa pourront dire certains) rappelle immanquablement des films des années 70-80, comme Amityville. Mais voilà, à trop s’intéresser à cette famille, surtout à son personnage principal, et en prenant son temps, le réalisateur se trouve très vite piégé à la fois par des personnages secondaires complètement survolés - voire inexistants - et de multiples révélations qui arrivent trop souvent de manières soudaines et mal préparées, et parfois risibles.

Jim Sheridan est plus un habitué de la tragédie humaine que du thriller fantastique et en cela on sent que le réalisateur est bien plus à son aise lorsqu’il faut parler de psychologie que quand il s’agit d’y mener une cohérence à des rebondissements propres à satisfaire les fans du genre. Il en ressort une mise en image irrégulière avec des passages qui sont saisissant de spontanéité – en particulier ceux des rapports pères/filles - et d’autres complètement conçus à là je-m'en-foutisme, aussi peu personnels que techniquement quelconques à l’exemple d’un final en totale roue libre, à la limite d'un téléfilm de seconde zone. En se retrouve du coup dans une réalisation complètement bancale oscillant entre passages vraiment remarquables, voire bouleversants, rappelant qu'il s'agit ici d'un grand cinéaste et d'autres moments complément fades, sans passion, tel un produit de consommation jetable.

DreamHouse 2

Il faut dire de que le scénariste David Loucka (une journée de fous, Borderline…) ne facilite pas les choses. S’il faut reconnaître que son histoire est remplie de bonnes idées et fait preuve d’une certaine ambition, elle souffre aussi d’un côté bien trop référentiel, mais aussi de maladresses multiples, principalement dans une dernière partie qui tend à prouver que le scénariste n’a jamais vraiment su comment terminer son histoire - ou qu’il n’a pas réussi à suffisamment s’éloigner d’un standard moins commercial, ce qui aurait été idéal pour ce genre d’intrigue.

La réussite partielle du film doit aussi beaucoup à la prestation d’un Daniel Craig passionné par son rôle, capable ici de jouer sur une véritable palette d’émotions. Bien sûr, on s’amusera de voir que l’acteur cumule un certain nombre de plans « torse nu », prompts à séduire toute la gent féminine, indéniablement calculés pour rappeler ici qu'il s'agit du beau James Bond. Sur ce même point, la gent masculine aura bien moins l’occasion de se rincer l’œil, même si on pourrait s’estimer heureux de voir l’acteur entouré de deux ravissantes muses telles que Rachel Weisz et Naomi Watts. Si Weisz semble sincère dans sa prestation (on peut le comprendre, cette dernière ayant épousé en juin dernier Daniel Craig), la présence de la toute aussi éblouissante Watts est bien plus anecdotique. Son personnage manquant crucialement d’être développé. Mais La blonde peut cependant s’estimer heureuse, les acteurs Marton Csokas (la mort dans la peau) et Elias Koteas (Combat Hospital, Laisse-moi entrer) ayant un quota de présence et une utilité encore plus fortement discutable.



55

Dream House aurait pu être un grand film, oui il aurait pu… Porté par un réalisateur qui a déjà fait ses preuves à multiple reprises et d’un casting 4 étoiles, le film partait assurément sur de bonnes bases. Cependant, multipliant les maladresses scénaristiques et réalisé par moment de façon non réfléchie, l’œuvre génère un fort sentiment de déception. Cela en fait-il pour autant un mauvais film ? Assurément non ! Le film de Sheridan reste en effet assez attachant et possède assez d’idées pour qu’un spectateur y prenne dans l'ensemble du plaisir ( et encore plus s’il n’a pas visionné la bande-annonce qui « spoile » à outrance).

Critique de publiée le 27 septembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Des séquences émotionnelles qui fonctionnent très habilement.
  • Une première partie très bien agencée.
  • Une ambiance qui rappelle parfois celle des années 70-80.
  • Un Daniel Craig très convaincant.

Que faut-il oublier ?

  • Un film rempli de maladresses scénaristiques.
  • Une sensation de déjà-vu. Des rôles qui peuvent paraître inutiles.
  • Un marketing qui gâche beaucoup de l’histoire.

Acheter Dream House en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Dream House sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !