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Les enfants du maïs: Genesis >

Critique du Film : Les enfants du maïs: Genesis

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 septembre 2011 à 18:04

On marche à nouveau derrière les rangs

Unique adulte rescapé du massacre de Gatlin, Nebraska, le Prêcheur s’est installé dans un coin paumé des grandes étendues californiennes. Là, en compagnie de sa jolie femme d’origine ukrainienne, il mène une vie solitaire, fuyant la compagnie des hommes et le modernisme. Bref, le Prêcheur est un ours. C’est du moins ce qu’en déduisent, au premier abord, Tim et Allie, un jeune couple dont la voiture est tombée en panne non loin de sa ferme. A la nuit tombée, ils vont cependant se rendre compte que cet individu au comportement inquiétant cache un terrifiant secret...

Sorti en 1985 sous le titre ridicule d’Horror Kid, l’adaptation cinématographique de la nouvelle Les Enfants du Maïs - tirée de Danse Macabre, extraordinaire recueil de Stephen King - connut en son temps une honorable carrière en format vidéo, surtout si l’on prend en considération son niveau de qualité, guère remarquable. En fait, jouant du concept de l’enfant tueur, le film sut séduire une audience toujours en quête de nouvelles sensations et qui se voyait proposer là, avec cette histoire de secte satanique aux fragrances seventies, une alternative aux sempiternelles histoires de boogeyman. Il n’en fallait pas plus pour que les producteurs, toujours à l’affût de profits rapides, se lancent dans l’exploitation d’une licence narrant les aventures sanglantes du duo dément (Malachi et Isaac) et de leurs disciples morveux. Au fil des années, les volets ont donc défilé. Ne disposant comme matériau de base que d’un scénario originel rachitique et bourré d’invraisemblances, les scénaristes ont dû, au fil des épisodes, broder de plus en plus, entraînant parfois la licence dans l’exploration d’un n’importe quoi dans des penchants métaphysiques aux propriétés vomitives (le volet 6 et sa stupide résurrection). Et finalement, en 2002, usée jusqu’à la corde, la licence expira son dernier souffle, assez pestilentiel il faut bien l’admettre, avec un exécrable épisode 7 baptisé Les Enfants du Maïs: Révélation.

Et voilà que, presque dix ans plus tard, Joel Soisson, le plus célèbre des larbins de Dimension Films, s’amuse à déterrer la licence ! Le cinéphile pourra juger la manœuvre un peu gonflée. Il faut dire que le bonhomme est un expert pour ce qui est de fouiller dans les poubelles et les fosses communes. De plus, pour lui, cette opération fut facile puisqu’il savait parfaitement où dénicher la vieille charogne: il était producteur sur ce volet 7 de sinistre mémoire. Mais, bon, il était difficile, même pour un spécialiste du succédané insipide comme lui, de nous resservir la même soupe. Joel Soisson a donc opté pour une histoire qui se serait éloignée du Nebraska, au sein d’une famille ayant toutefois des accointances avec les enfants possédés de Gatlin. Il prend donc ici un chemin de traverse déjà emprunté par James D.R. Hickox dans Les Enfants du Maïs 3, qui se déroulait carrément en ville et qui, finalement, n’avait plus grand-chose à voir avec l’esprit du cycle.

Le début du métrage nous laisse d’ailleurs la même impression : celle de s’être fait avoir par un effet d’annonce. En effet, passée l'introduction, la première demi-heure, mis à part le fait que l’on apprend que Le Prêcheur est originaire de Gatlin, nous entraîne assez loin de l’atmosphère des Enfants du maïs. Il faut dire que dans ce huitième opus, l’angoisse n’est pas générée par l’attitude assassine d’enfants fanatisés mais par le comportement étrange de deux adultes et quelques phénomènes de télékinésie. Quid de Malachi et Isaac ? Par contre, force est d’admettre que cette mise en place est loin d’être désagréable à suivre. Bien aidé par deux comédiens de caractère (Billy Drago et Barbara Nedeljakova) qui interprètent des personnages aux comportements inquiétants, Joel Soisson trouve de l’efficacité à travers une mise en scène tragi-comique illustrant l’inconfort et l’amusement des invités. Le scénario, lui, travaille les non-dits et les faux-semblants, comme cet équipement vidéo qui pourrait nous laisser croire que Le Prêcheur est un sadique amateur de films pédophiles.

Paradoxalement, le film perd de l’intérêt dés lors que son récit s’attache à coller à la mythologie des enfants du maïs, jusqu’à devenir carrément incohérent pour s’achever de manière ridicule. A force d’essayer de semer le doute dans nos esprits, Joel Soisson nous offre la vision de séquences peu crédibles, comme lorsque l’enfant décide soudainement de tuer sa mère,  sans qu’aucun élément déclencheurs puisse justifier son acte. Et surtout, puisque le but ultime est de récupérer un nouveau disciple, pourquoi tergiverser et laisser le couple quitter les lieux ?

Enfin, encore plus gênant : l’absence totale d’une ambiance horrifique. Les enfants du maïs : Genesis peut parfois se montrer un peu angoissant, mais l’horreur y est complètement absente. On peut trouver une explication à travers la nature comique des rares agressions présentes dans le film, comme lorsque le shérif est envoyé en orbite, mais aussi à travers le jeu de Billy Drago, qui cherche plus à instaurer une ambiance pesante que terrifiante. Le comportement peu crédible des personnages désamorce aussi toute les tentatives de générer des effets chocs efficaces, comme durant le final, où le couple, au lieu de s’arrêter au bord de la route, s’acharne à suivre une remorque qui largue sur la route son chargement de véhicules.

40

Les enfants du maïs – Genesis, c’est une première demi-heure sympathique mais qui n’a rien à voir avec la mythologie imaginée par Stephen King et une deuxième partie qui s’en rapproche plus mais verse progressivement dans le n’importe quoi. A cela, on rajoute une atmosphère horrifique très policée et un final stupide et on obtient un film médiocre. Du pur Joel Soisson, quoi…

Critique de publiée le 9 septembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une première demi-heure intéressante
  • Billy Drago et Barbara Nedljalkova

Que faut-il oublier ?

  • On cherche les enfants et le maïs
  • Un récit qui part en eau de boudin
  • Un aspect horrifique policé

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