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Critique du film : Horror Kid, les démons du maïs #1 [1985], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 17 février 2006 à 08h45

Quand l’abus de pop-corn peut rendre dingue

Dans la petite ville de Gatlin, les enfants, menés par le jeune gourou Isaac et son âme damnée Malachi, assassinent tous les adultes, puis partent s’installer dans les champs afin d’y vénérer une créature inconnue. Quelques temps plus tard, un jeune couple égarée arrive à Gatlin et rencontrent Buck et Vicky, deux enfants qui désirent échapper au culte de Isaac.
Les Enfants du maïs est une adaptation assez libre et édulcorée d’une excellente, mais assez courte, nouvelle de Stephen King. Le film se concentre essentiellement sur l’intervention des deux jeunes adultes dans le manège infernal qui a entraîné la mort des adultes de la ville et cette pratique qui veut que tous les enfants parvenus à l’age de 18 ans doivent être sacrifiés au dieu du maïs. A partir de là, le réalisateur a pas mal brodé pour obtenir plus de matière et a multiplié les plans d’expositions des deux déments que sont Isaac et Malachi.

des gosses shootés au maïs sans OGM

La réalisation, les prestations dramatiques et l’ambiance générale sont les point forts de ce petit film horrifique pas très gore. En effet, la mise en scène posée et très classique de Fritz Kiersch, aidée par une musique bien inquiétante de Jonathan Elias, favorise grandement la présence d’un climax assez lourd et oppressant, propice à l’efficacité de ce genre de films, qui traite en général de cultes sataniques et de sectes sanguinaires. La plupart des crimes sont commis hors cadre, cela n’est pas trop gênant, l’horreur venant plutôt du sujet – des enfants tueurs - et des prestations hallucinées des chefs de la secte. Ce qui nous amène, bien évidemment, à causer des performances des comédiens.
Dans le rôle de Isaac Chroner, on trouve le jeune (17 ans à l’époque) John Franklin. Très inquiétant dans son costume d’adulte qui n’est pas sans nous rappeler ceux des sectes quakers, amish ou mormons, il arrive à délivrer un rôle tout en retenu ou en démence, son apparence juvénile augmentant d’autant plus le malaise. On le reverra plus tard dans une des suites (Isaac’s Return), mais il ne connaît pas jusqu’à aujourd’hui une carrière très remarquable (c’est le cousin Itt de la famille Adams).
Pour le rôle de l’exécuteur à la machette, le nommé Malachi, le réalisateur a choisi Courtney Gains, un acteur au visage bien particulier qui sert à lui donner un air vraiment violent et vindicatif (il sera d’ailleurs abonné aux rôles de punks !). Il est en fait le véritable psychopathe fanatique de cette secte et il est dans la logique des choses qu’il finisse par viser la place de prophète, tenue par Isaac. Les Enfants du Maïs est son premier film, puis on le verra dans un grand nombre de séries B et de téléfilms, mais aussi dans des rôles secondaires sur les gros budgets (Retour vers le Futur, Memphis Belle…).
Les Enfants du Maîs marquent aussi les débuts de l’ex madame Cameron, Linda Hamilton. Ses débuts cinématographiques, dirons-nous, car elle avait déjà une bonne expérience de la télévision grâce à son rôle récurrent de Sandy dans la série Hill Street Blues. Quelques mois plus tard, elle devenait presque une star avec son célèbre rôle de Sarah Connor dans Terminator. Dans ce film, elle interprète la jeune Vicky, un peu dans le style Scream Queen, mais en plus nuancé tout de même, et elle fait montre d’un charme évident.
Linda Hamilton paumée dans le Nebraska

Quand à l’acteur de série B Peter Horton (T-Rex, The Gift), le ‘’vieux’’ de l’équipe avec ses 31 balais, il essaye assez difficilement de jouer le jeune héros, étudiant en médecine et occasionnellement chevalier servant. A sa décharge,il faut dire que son rôle n’est pas très intéressant et vraiment trop formaté, même s’il est, au final, le destructeur de la secte.
Les problèmes de cet Horror Kid viennent en fait de la maigreur de son histoire originelle, et par conséquence directe, de son scénario, qui est rempli de vides et d’invraisemblances. Pour rallonger la sauce, les scénaristes ont rajoutés des séquences de tension sans penser en priorité à essayer de combler les non dits, présents et justifiable dans la nouvelle, par des explications plausibles.
Au lieu de ça, on voit une ville abandonnée depuis trois ans, qui se trouve à peine à 30 bornes d’une autre, et qui n’a reçu durant ce laps de temps aucune visite d’officiels (poste, police, impôts, téléphone ou électricité) ni de parents des familles. Stupide. Puis, entre autres choses, ils laissent un vieux vivant, pour soi-disant réparer les moteurs, mais il le tue sans scrupule dés qu’un étranger lui adresse la parole. Il faut croire qu’il n’était pas si indispensable que ça. Bref, les détails de ce type sont nombreux, sans compter le début avec le couple qui passe d’une sécurisante route asphaltée à un chemin pourri par l’intermédiaire d’une ellipse vraiment osée. Les deux nigauds ne pensent même pas à faire demi-tour.
Méfiez-vous de la bouillie de pixels rouges

Mais le pire est le final, complètement différent de la nouvelle, et de plus vraiment débile. Tout le monde possède tout le monde, on comprend rien, ça se fritte mollement dans le champ de maïs devant une ridicule croix en épis. Contrariée, la créature, que l’on pourrait assimiler à un tapis roulant poussiéreux s’énerve vachement et devient un gros tas de pixels pourris puis un orage rouge ( ???), qui sera terrassé lorsque le héros mettra le feu au champ de maïs. Tout finissant dans une explosion qui a du être visible à 10 kilomètres à la ronde. Popcorn pour toul’monde, servez-vous !

La conclusion de à propos du Film : Horror Kid, les démons du maïs #1 [1985]

Nicolas L.
49

Horror Kid est une petite série B sympathique qui pèche par un scénario vraiment trop négligé. Alternant les séquences assez réussies avec d’autres beaucoup plus kitch, elle est vraiment un bon échantillon de ce qu’était les films de genre dans les années 80 : un mélange hétérogène et parfois disharmonieux de fun, de plans chocs, de délires graphiques, le tout avec une bonne grosse dose de j’m’en foutisme et de n’importe quoi.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes séquences
  • Réalisation correcte
  • Histoire originale de King assez sympa
  • Interprétation intéressante

Que faut-il oublier ?

  • Scénario trop léger et mal négocié
  • Des invraisemblances
  • La fin, complètement ratée
  • Effets spéciaux vraiment pourris

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