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Critique du Film : Hollywood Chainsaw Hookers
Hollywood Chainsaw Hookers >

Critique du Film : Hollywood Chainsaw Hookers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 15 août 2011 à 1801

Fatal Scream Queens

Le détective Jack Chandler se voit confier la tache de retrouver Samantha, une jeune femme disparue dans les rues de Los Angeles. Au cours de ses investigations, il va découvrir l’existence d’une curieuse secte dirigée par un gourou mystérieux, baptisé L’étranger, et dont les disciples sont des prostituées armées de… tronçonneuses !

Si Fred Olen Ray est aujourd’hui l’un des plus prolixes producteurs indépendants encore basés à Hollywood, il est assurément bien plus célèbre pour son passé de réalisateur de films cultes. En effet, dans les années 80, sous l’égide de l’AIP de Roger Corman, l’éclectique cinéaste fut le géniteur de quelques perles qui ont marqué la mémoire de toute cette génération de fans de séries B qui écumaient alors les allées des vidéoclubs. La recette utilisée par Fred Olen Ray était souvent la même. Cherchant à cibler une audience adolescente, les films de Fred Olen Ray réunissait invariablement les éléments suivants : un budget de réalisation cheap, un scénario riche en éléments SF et/ou horrifiques, un humour potache et fripon, une brochette de jolies scream queens (très déshabillées !), des effets grands guignols plus drôles que terrifiants. Bref, sa méthode était de s'inspirer du travail de son mentor (Roger Corman), tout en y adjoignant un nouvel élément racoleur: le sexe! Le moins que l'on puisse dire, c'est que le principe a fonctionné. La filmographie de Fred Olen Ray, le plus grivois des cinéastes de séries B, est aujourd'hui riche d'oeuvres devenues cultes, moult fois rééditées en DVD; on peut citer The Brain Leeches, Evil Spawn, Beverly Hills Vamp, Alienator, Bad Girls from Mars, et ce Hollywood Chainsaw Hookers, qui est peut-être le plus célèbre de tous.

Ici, Fred Olen Ray a eu l’amusante idée de récupérer quelques éléments propres au film noir américain (à travers un gros clin d’œil à l’œuvre de Raymond Chandler) pour les introduire dans un concept aussi puéril que délirant. Il construit alors une intrigue improbable dans laquelle des prostituées, agissant sous l’influence  d’un culte adorateur de tronçonneuses (si, si), massacrent, dans des déchaînements gore, leur clientèle masculine. Et, comme l'on pouvait s'y attendre, il ne fait pas dans la demi-mesure, avec des plans de nu très explicites et pléthore de douches sanglantes. Dans Hollywood Chainsaw Hookers, on accompagne donc le cliché du détective privé (Jay Richardson) dans son enquête, pénétrant le milieu interlope de L.A., avec ses bars à strip et ses coins louches. Parallèlement, le cinéaste glisse dans la narration de nombreuses séquences horrifiques et sexy, où l’on assiste aux exactions de serial killers hystériques à poil.

Avec son rythme poussif, ses dialogues stupides et sa réalisation sommaire (le montage est souvent assez approximatif), Hollywood Chainsaw Hookers ne présente qu’un seul réel intérêt : ses séquences d’exécution à la tronçonneuses qui mêlent plans osés, humour crétin (mais bien jouissif, comme lorsque, avant de passer à l’acte, l’une d’entre elle se coiffe d’une charlotte pour éviter de souiller sa belle permanente) et effets gore approximatifs mais généreux en effusions d'hémoglobine.  Des scènes qui valent aussi le coup d’œil de part l’implication d’actrices aussi enthousiastes qu’impudiques. En effet, avec la présence au casting de Dawn Wildsmith, Esther Elise, Linnea Quigley et Michelle Bauer (toujours aussi géniale !), le film de Fred Olen Ray est apte à satisfaire les fans de séries B les plus exigeants.

Dans la dernière demi-heure du film, Jack Chandler et Samantha sont capturés par les sectateurs. Ligotés avec de la ficelle à roti, ils sont traînés dans leur repaire pour y être sacrifiés. A partir de ce moment, le film, déjà bien débile, bascule dans un réjouissant n’importe quoi, pour peu que l’on aime les situations délirantes. Voir L’étranger, sous les traits d’un Gunnar Hansen (l’un des plus célèbres interprètes de Jason) en robe de moine, diriger un cérémonial satanique devant un parterre de bimbos fanatisées est un spectacle aussi ridicule que désopilant. Un concourt de circonstances va même entraîner un catfight à la tronçonneuse entre Michelle Bauer et Linnea Quigley ! Un climax absolument réjouissant, même si les deux jeunes femmes ont le plus grand mal à manier ces lourds appareils vrombissant (ce qui donne quelques passes d’armes aussi pataudes que désopilantes). Le fan de bis pervers en rêvait, Fred Olen Ray l’a fait ! Moi, je dis « Merci ! »

La conclusion de

Réalisé avec des moufles, Hollywood Chainsaw Hookers n’est pas un film qui va vous emballer par son rythme (poussif) et son impact horrifique (inexistant). Par contre, si vous êtes amateur de ce type de cinéma des années 80, qui cultivait autant le mythe de la scream queen que l’humour potache, il y a des chances que le film de Fred Olen Ray soit apte à vous divertir. Il se pourrait même qu’il prenne une place de choix dans votre videothèque.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario délirant
  • Une dernière demi-heure désopilante
  • De jolies scream queens
  • Des effets gore amusants

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue stupide
  • Une réalisation poussive
  • Des effets cheap

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