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Critique du Téléfilm : Souviens-toi... l'été dernier 3
Souviens-toi... l'été dernier 3 >

Critique du Téléfilm : Souviens-toi... l'été dernier 3

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 20 juillet 2011 à 2257

Le retour de la revanche du Pêcheur...

La saga Souviens-toi... l'été dernier n’a jamais été particulièrement remarquable au regard des productions d’horreur, et du cinéma en règle générale. Sorti au moment ou Scream était le maître étalon des productions du genre, réalisé par un yes-men sans grande envergure, le premier volet ne se démarquait finalement des autres produits similaires que par le fait qu’il ait été écrit par l’une des valeurs montantes d’Hollywood (Kevin Williamson, aujourd’hui retombé dans un quasi-anonymat), ainsi que par son casting de teenagers bankables (Jennifer Love Hewitt, Sarah Michelle Gellar, Freddie Prinze Jr. ou Ryan Phillippe, eux aussi tombés depuis en désuétude). Il ne fallait pas chercher d'autres grandes qualités dans Souviens-toi... l'été dernier, lequel souffrait d’un script très médiocre, d’une aseptisation de sa violence, ou d’une mise en scène sous prozac qui ne pouvait arracher quelques sursauts qu'à des adolescents. Au mieux pouvait-on retenir un boogeyman formellement bien mis en valeur.

Succès au box-office oblige, une suite (encore plus mauvaise) fut tournée, faisant revenir les survivants du premier opus pour les confronter une nouvelle fois au « Pécheur ». Le départ de Jennifer Love Hewitt aurait dû sonner le glas de la franchise, mais cela était sans compter sur la clairvoyance des producteurs, conscients du fait que la véritable star des films n’était pas son héroïne à gros seins, mais bel et bien son tueur charismatique. Souviens toi... l’été dernier 3 change donc intégralement son casting, en profite pour diminuer son budget, passe des salles obscures à une sortie DTV, et confie scénario et réalisation à des artisans télévisuels totalement inconnus du grand public. Au final, ce troisième opus s’avère être supérieur au deuxième film, certes un cran en dessous du premier, mais finalement qu'importe, car il conserve une certaine cohérence globale avec le concept général : Souviens-toi... l’été dernier 3 est ainsi un film nul perdu au milieu d’une saga nulle.

Au niveau de l’écriture, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un reboot du premier Souviens-toi... l'été dernier, reprenant point par point les grandes lignes du scénario : un groupe d’adolescents responsables d’une mort accidentelle décident de ne rien avouer. Mais un an plus tard, un mystérieux tueur décide de se venger en les faisant passer de vie à trépas, eux et tous les malheureux qui se mettent sur sa route (le concept du tueur qui se venge du mal qui lui a été fait en tuant des gens absolument pas responsables est toujours aussi débile). Pendant plus d’une heure et quart, le film suit consciencieusement le modèle établit par son aîné, ne se permettant aucun changement qui puisse déstabiliser - ou surprendre - le spectateur. Le dernier quart-d’heure, en revanche, s’avère quant à lui bien plus surprenant (mais sans parvenir à être bon, dommage), changeant radicalement l’optique du film, le rapprochant ce faisant de la saga Destination Finale, et faisant plaisir par la même occasion aux amateurs de nanardises.

Copier un premier film médiocre, avouons que ce n’était de toute façon pas l’idée du siècle pour aboutir à un long-métrage correct et divertissant. D’autant que les faiblesses d’écriture concernent également les personnages (évidemment, que serait un slasher en DTV sans des personnages pourris ?), lesquels se réduisent ici à des caricatures, qui plus est des ersatz des archétypes du premier film (la gentille fille, le sportif, la rockeuse et le pauvre type). Pour bien enfoncer le clou, ces protagonistes moisis sont interprétés par quatre comédiens principaux catastrophiques ; c’est bien simple, on a l’impression, en regardant Souviens-toi... l’été dernier 3, d’aller chez le primeur : il y a une courge, une endive, un gland et une banane. Au final, même si ce troisième opus est le plus original de la saga (complètement con, certes, mais tout de même plus original que les deux autres), il est paradoxalement le plus ennuyeux et le plus insupportable à regarder (les quatre premiers comédiens étaient indéfiniment plus talentueux que ça, c’est dire le niveau).

Derrière la caméra, le pauvre Sylvain White n’avait définitivement pas une seule chance de faire quelque chose de correct, même en déployant le plus grand talent possible. Dommage, car son travail, sans jamais être transcendant, possède malgré tout certains côtés plaisants. Ainsi, le soin apporté à l’image et à la photographie font de Souviens-toi... l’été dernier 3 un produit formellement regardable, supérieur à nombre de productions DTV. De plus, White réussit à signer l’opus le plus sanglant de la saga (ce qui n’était vraiment pas très dur, nous sommes d’accord), mettant en scène quelques morts amusantes. Certes, tout cela n’a rien de franchement remarquable, mais avouons que le film aurait été nettement plus insupportable enrobé dans l’aspect aseptisé qui caractérisait les deux premiers opus. De plus, White s’est visiblement amusé à mettre en valeur le paysage montagneux dans lequel se déroule le film, un parti-pris parfois assez réussi (quelques plans sont assez sympathiques).

A côté de ces quelques réussites, avouons que ce n’est pas non plus la panacée, et que le travail de Sylvain White est loin d’être irréprochable : le film est très long à commencer, il souffre d’un véritable manque de rythme, aucune tension ne se fait jamais ressentir, le déroulé est régulièrement parasité par des « effets MTV » insupportables, les bruitages faciles abondent grossièrement, le tueur n’est jamais bien mis en valeur malgré un potentiel certain, la fin sombre dans le grotesque (on se croirait presque dans un Scary Movie). Au final, si le film est techniquement travaillé, il ne parvient pas à déployer suffisamment d’artifices efficaces pour parvenir à passionner le spectateur (attendez-vous à avoir envie d’appuyer sur "Stop"). Si Souviens-toi... l’été dernier 3 n’est pas un ratage total, il n’évite pas du tout le sérieux naufrage pour cause de chiantise aigüe. Avec des potes, des cacahuètes et des bières, ça peut encore passer, dans tous les autres cas, comme dirait Gandalf : « Fuyez, pauvres fous ! ».

La conclusion de

Si ce troisième volet de la médiocre saga Souviens-toi... l’été dernier parvient à se hisser légèrement au dessus du deuxième opus, il n’en demeure pas moins être un vrai ratage comme on en fait tant dans le petit monde des DTV. Mal écrit, mal joué, visiblement réalisé par un technicien, le film s’avère être un spectacle ennuyeux dont le final, grotesque, fait sombrer le tout dans le pur nanar. En même temps, reconnaissons que cela fait de la franchise une œuvre cohérente, pourrie du début à la fin, et ce en dépit du changement de casting et de la baisse de budget.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement soigné,
  • Plus sanglant que les deux autres films.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire débile,
  • Scénario mal écrit,
  • Casting complètement nul,
  • Réalisation sous prozac,
  • Méchant mal exploité,
  • Meurtres pas très imaginatifs.

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