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Critique du Film : Cowboys et Envahisseurs
Cowboys et Envahisseurs >

Critique du Film : Cowboys et Envahisseurs

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 29 juillet 2011 à 2332

Quand Science-fiction et Western font bon ménage !

Cowboys & Aliens (Cow-boys & Envahisseurs chez nous) ; voilà bien un titre digne d'une série Z qui laisserait présager soit du grand n'importe quoi cinématographique, soit un truc bien délirant ! Car, franchement, comment aborder un tel mélange sans envisager un instant obtenir un film qui ne cultiverait pas la dérision ? Pourtant, au final, défiant tous les pronostiques, le film de Jon Favreau est non seulement nullement risible, mais surtout l'une des grandes réussites de cet été 2011.

Bienvenue à l'époque de la ruée vers l'or !

Avec Cow-boys & envahisseurs, nous sommes transportés à l'époque des cowboys, ces durs à cuire solitaires. Un univers mouvementé avec ses marginaux, ses shérifs, ses hors-la-loi et enfin ses barons tout puissants. Une période dans laquelle il n'est pas rare de rencontrer des filles de saloon et des indiens prêts à vous scalper. Le héros de cette histoire se nomme Jake Lonergan (Daniel Craig). A son réveil, il a tout oublié de son passé et donc, dans quelle catégorie de cow-boys il devrait se situer. Seule certitude ? Il a un étrange bracelet fixé à son poignet. Autant dire que sa perte de mémoire va très vite être l'un de ses premiers soucis. À peine arrivé dans une petite ville d'Arizona, Jake va être confronté à de multiples dangers qui ont un rapport direct avec ce qu'il a été. Heureusement, si Jake n'a plus toute sa tête, il semble qu'il fut un fin tireur et un sacré bagarreur…. et que dans ces domaines, il assure toujours autant !

Cowboys et envahisseurs image 1

Une combinaison et surtout des idées en or !

Il est amusant de voir comme les préjugés peuvent être parfois trompeurs. Avec Jon Favreau (Elfe, Iron Man) aux commandes de ce titre, on imaginait déjà le réalisateur faire dans le quasi parodique ou du moins opter pour un léger ton de dérision (comme on peut le trouver dans Iron Man). Certes les bandes-annonces étaient plutôt orientées "film sérieux", mais le temps nous a appris à nous méfier. Combien de fois avons-nous été trompés par celles-ci ? À titre d'exemple, on pourrait citer les bandes-annonces de Transformers dont l'humour lourd était quasiment absent  alors que les films en abondent. Ici, non seulement les responsables marketing ont eu la bonne idée de nous réserver quelques surprises, mais aussi de ne pas mentir sur la marchandise. À noter également qu’avant d’être un film, initialement Cowboys & Aliens était surtout un comic book paru en 2006 chez Platinum Studios. Mais n'ayant nullement lu l'œuvre, difficile de porter un jugement sur la fidélité du film, ou pas, envers ce support.

Si on regarde dans le passé, ce n'est pas la première fois que le western se marie au fantastique. Le genre a déjà croisé le monde des dinosaures (La Vallée de Gwangi), celui des zombies (La malédiction des zombies), des cannibales (Vorace), des vampires (Dans les griffes du vampire), des savants fous (Wild Wild West), ou encore des robots (Mondwest). Toutefois, de mémoire, la confrontation entre les hommes de l'espace et nos cow-boys de l'ouest n'avait pas encore eue lieu. On se retrouve face à une idée, certes tordue, mais pour le coup surprenante, et même originale. Ainsi, dans une période faite de remake, de suites ou de "déjà-vus", Cow-boys & envahisseurs s'impose donc comme « quelque chose » de rafraîchissant. Mais, attention, les qualités de ce dernier ne s'arrêtent nullement à ce seul aspect. Le scénario lui-même arrive à nous surprendre régulièrement de par ses personnages à la carrure froide - presque antipathiques - et arrivent pourtant à nous paraître attachants. C'est un peu comme si les scénaristes avaient emprunté les personnages de Leone pour les introduire dans un western américain plus traditionnel (on pense parfois aux films John Ford). De plus, afin de rentre la partie extra-terrestre plus vraisemblable, les scénaristes (un staff composé de Roberto Orci (Star Trek), Alex Kurtzman (Star Trek), Damon Lindelof (Prometheus), Mark Fergus (Iron Man) et Hawk Ostby (Les fils de l'homme) ont préféré développer la partie western plus avant. Car comme dans le cinéma « spielbergien », le fantastique nait ici de la réalité, partant du postulat que la science-fiction est toujours plus extraordinaire et réelle si elle s’appuie sur un univers tangible (voir ce dernier en producteur exécutif n’étonne donc pas). Alors, oui, il y a bien quelques petites maladresses, ou plutôt quelques clichés ridicules propres aux blockbusters américains - on retrouve l’habituel brave chien, accompagnant dignement l’homme dans les pires dangers, on perçoit aussi un côté prêcheur via le personnage de Clancy Brown mais il est au top ! – et il reste que, globalement, on est surpris par tous les risques pris par les auteurs de ce script… d’autant plus que c’est dans le cadre d’un gros film de studios. Puis, quelle joie de voir que, pour une fois, le scénario s'articule autour d'une moyenne d'âge supérieur à quarante ans (à une exception près)!

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Une équipe en or ?

Du point de vue purement visuel (réalisation et choix des cadrages), on peut constater que Jon Favreau a opté pour un ton beaucoup plus posé que lors de ses précédents films et, surtout, presque en marge des productions actuelles. Alors que la mode se veut proche du « Style de Michael Bay », avec des images qui s’enchaînent à la seconde et une mise en scène poussant l'héroïsme jusqu'à la démesure, Favreau a choisi de filmer à l'ancienne (un cinéma à la « papi », pourront dire certains). Je trouve ce choix pertinent car favorisant ainsi le traitement des personnages et la lisibilité. A la vue de ce choix de mise en scène, on en arrive juste à se demander pourquoi il a tant tenu, lors des séquences de souvenirs, à forcer les couleurs par l’usage de filtres. Et même si on accepte la démarche, dans ce cas pourquoi réutilise-t-il ce procédé à un autre moment, sans explication contextuelle ? Mais tout cela n’est que détail car si à l'issue du film, on peut affirmer que Jon Favreau n'aura certainement jamais l'étoffe d'un Steven Spielberg ou d'un Sergio Leone, on peut aussi légitimement penser qu'il est devenu un chef de chantier assez mûr, désormais apte à bien encadrer un film de studio.

D'un point de vue technique, on appréciera tout particulièrement le travail fait autour de la CGI (Computer Generated Imagery) qui évite l'esbroufe pour un très joli photoréalisme qui s'intègre très harmonieusement avec les décors.

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Si Cow-boys & envahisseurs possède déjà bien des atouts dans sa manche, le petit plus, la cerise sur le gâteau, se situe dans la nature de son casting. En premier lieu, on retrouve un Daniel Craig, affichant dignement son visage marqué et sa quarantaine passée, dans la peau d’un personnage encore plus froid et sans pitié que son James Bond de Casino Royale. L'acteur excelle dans le registre de l'homme qui encaisse et sait rendre les coups… et l’on s'en réjouit. L’ultime James Bond se voit ici partager l'affiche avec un Harrison Ford en pleine forme qui semble prendre énormément de plaisir à jouer un rôle - presque - à contre registre. Car, il faut le dire, par moment le personnage de Ford est presque haïssable dans son comportement de vieux colonel aigri, assez grippe-sou sur les entournures et n'hésitant pas à jouer de la force pour arriver à ses buts. Autant dire qu'on est content de retrouver un Harrison Ford nous offrant une performance digne de celles de ses années 80. Entre ces deux mâles d'âge mûr, Olivia Wilde est l'atout de charme, bien qu’elle ait un rôle (son personnage est plutôt très bien écrit) qui lui permet aussi de s'exprimer autrement que par l’accroche de sa silhouette. Parmi les autres figures qui étoffent un casting déjà prestigieux on appréciera plus particulièrement Sam Rockwell, avec un jeu qui décidément confirme son statut d'acteur caméléon sachant jouer dans tous les registres, et Clancy Brown, qui est définitivement l'une des « dernières gueules » des seconds rôles du cinéma et qui en impose, autant par sa stature physique que par sa voix et son jeu. Bref, le Kurgan de Highlander impressionne toujours !

La conclusion de

Cow-boys & envahisseurs est le blockbuster le plus accompli de cet été 2011, ou du moins il est bien parti pour l'être ! Mélangeant deux genres qui ne s'y prêtaient pas forcément, le film surprend autant qu'il captive. On se retrouve avec un spectacle usant d’un véritable esprit serial tout en profitant des moyens techniques d'aujourd'hui et d'un budget confortable. L'initiative était audacieuse, le défi était osé, et, à moins d'avoir déjà le cerveau détruit par une multitude de productions de films et productions télévisuelles fadasses pour teenagers sans âme et formatées, ce Cow-boys & envahisseurs devrait vous emballer autant que moi.

Que faut-il en retenir ?

  • Le casting.
  • Le côté rafraîchissant de l'entreprise.
  • un film plutôt bien écrit.
  • Une ambiance au top !

Que faut-il oublier ?

  • certes, il y a bien une ou deux maladresses.
  • Peut-être trop "cinéma de papa" pour les jeunes d'aujourd'hui ?

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