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Critique du Film : Melancholia
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Critique du Film : Melancholia

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 14 juillet 2011 à 1947

Une symphonie mélancolique ?

Affiche nifff

Justine vient tout juste de se marier avec Michael et s'apprête à fêter ça dignement dans une somptueuse réception organisée par sa soeur Claire. Alors que tout commence dans la joie et la bonne entente, la mère des deux jeunes femmes - durant l’un des discours - va jeter un grand froid qui aura pour conséquence de refroidir l'ambiance. Suite à cette intervention, au fur à mesure que se déroule la soirée, Justine va sombrer dans une terrible mélancolie. En parallèle à cet événement, la planète Melancholia fait son apparition et pourrait se diriger vers la Terre.

Il paraît difficile d'aborder un film tel que Melancholia, tant ce dernier se vit, plus qu'il ne peut se décrire et se raconter à travers des mots. Dès l'ouverture, on se trouve comme happé par « Tristan et Isolde », de Richard Wagner, posé sur les dix minutes d'images majestueuses et poétiques qui défilent devant nous. On pense immanquablement à Kubrick et à son utilisation de la musique classique (Richard Strauss et son ouverture de Ainsi parlait Zarathoustra) qui accompagnait si magistralement les images de 2001, l'odyssée de l'espace et l’arrivée du monolithe noir. Omniprésente, la partition de Richard Wagner fait intégralement partie du film et contribue énormément à sa puissance émotionnelle.

Melancholia, image 1

Découpé scénaristiquement en deux chapitres (chacun portant le nom d’une des sœurs), le film se focalise tout d’abord sur une vision très négative du mariage et le côté autodestructeur de Justine (Kirsten Dunst), puis dans une seconde, sur les angoisses de Claire (Charlotte Gainsbourg) concernant sa peur de la solitude et de la mort. A la vue de ces deux actes, on peut supposer que Lars von Trier à une vision assez austère de l’être humain qu’il définit comme, tout à tour, égoïste, intéressé, fragile, manipulateur, frimeur, lâche. Seul l’enfant de Claire et John (Kiefer Sutherland) , ici symbole de l’innocence et de la découverte, semble échapper à la critique du réalisateur. Malgré ces portraits très négatifs, d’une manière assez étrange Lars von Trier arrive à les rendre tous attachants, sinon amusants de par leur conduite pathétique (à l’instar du patron qui ira même jusqu’à vouloir faire travailler Justine le jour de son mariage).

Visuellement, Melancholia est un film assez paradoxal, avec d'un côté des plans visuels d'une incroyable richesse, riches d’idées qui viennent souvent à émerveiller, construit comme des illustrations provenant de tableaux. Puis, à l'inverse, lors de quelques passages, on pourra reprocher au réalisateur de sombrer dans la facilité d'une caméra se mouvant dans tous les sens à la recherche de son sujet tout en oscillant entre une mise au point allant continuellement de flou à net, surtout lors de la première partie. Cette prise de position, bien que compréhensible, finit de temps à autre par lasser – heureusement, jamais assez pour nous sortir complètement de l’histoire. On ressent, à travers cette réalisation, un Lars von Trier ouvertement tiraillé par son passé, trahissant dans les grandes largeurs ses principes du dogme (mouvement lancé au Danemark en 95) mais essayant de temps à autre à les rappeler à travers sa caméra portée à la main et sa recherche d’une vérité autour de ses personnages. Et c’est peut-être parce que Melancholia est un film hybride qu’il fascine autant.

Melancholia, image 2

Lars von Trier vient à céder aussi à un casting que l’on peut considérer aisément comme « banquable ». Si ce n’est pas vraiment une première fois - le réalisateur ayant déjà travaillé avec des stars comme Nicole Kidman, Lauren Bacall, Willem Dafoe ou encore Björk -, il demeure que, cette fois-ci, Lars von Trier s’est offert des noms très porteurs. Kirsten Dunst en tête, qui quitte ici l’univers coloré de Spider-Man pour un autre bien plus cynique. Une affaire totalement gagnante pour l’actrice qui en plus de remporter le prix d’interprétation à Cannes, signe surtout là sa meilleure prestation de comédienne (à titre plus voyeur, on appréciera tout particulièrement sa scène de nu). Melancholia permet aussi à Lars von Trier de retrouver Charlotte Gainsbourg qui semble totalement en osmose avec l’univers du réalisateur. Parmi les autres noms prestigieux on pourra citer Kiefer – Jack Bauer – Sutherland, impeccable et très présent de par sa carrure, Charlotte Rampling, parfaite dans son rôle de femme que l’on aimerait à baffer ou encore, John Hurt, dégageant toujours autant de classe.

La conclusion de

Certes on pourrait reprocher à Lars Von Trier le côté prétentieux de son film. On pourrait aussi, de manière plus simple, rester hermétique à sa réalisation qui prend volontairement son temps. Mais le film procure une telle expérience, il propose des personnages si riches - puis il y a un tel plaisir de vie qui apparaît après projection - qu’il serait fort dommage de passer à côté. Melancholia s’inscrit donc comme l’un des films phares de 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une oeuvre autant visuelle que sonore,
  • un film qui transporte,
  • des acteurs remarquables.

Que faut-il oublier ?

  • Un film qui de par sa réalisation et son sujet peut déplaire.

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