75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Source Code
Source Code >

Critique du Film : Source Code

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 18 mai 2011 à 1857

Un divertissement honnête...

Après s'être fait un nom en étant le fils de David Bowie, et après avoir gagné sa légitimité en réalisant un excellent premier film (Moon, injustement sorti directement en DVD chez nous), Duncan Jones passe désormais par l'épreuve du blockbuster pour gagner ses galons de réalisateur chevronné, et ainsi, peut-être, pouvoir accéder à des projets plus prestigieux. Source Code, son deuxième long-métrage, est ainsi un blockbuster printanier, pas des plus grosses productions qui puissent exister (qui sont, en général, réservés à la période estivale), mais de ces produits issus de grands studios sur lesquels le réalisateur a une liberté artistique nettement amoindrie. Nombre de réalisateurs prometteurs se sont lamentablement cassés les dents sur cet exercice, mais on était curieux, tout de même, de voir ce quel travail Jones offrirait dans un pareil contexte, et s'il allait confirmer les excellentes impressions nées de son premier film.

Avec son scénario utilisant comme un gadget un artifice scénaristique amusant, Source Code avait, à la base, tout du blockbuster maladroit. Mangeant à tous les rateliers, le scénario de Ben Ripley (responsable des épidodes 3 et 4 de la saga La Mutante) sentait bon le vieux plagiat à peine assumé, réutilisant ouvertement des éléments de films à succès (Un Jour sans fin, Déjà vu, The Jacket, pour ne citer que les plus évidents). Pourtant, ce côté ludique avait, paradoxalement, quelque chose d'assez intéressant, proposant ainsi un long-métrage dont le principe (ne vivre que des boucles temporelles de huit minutes) pouvait potentiellement être élevé par le réalisateur au delà de son côté artificiel. Au final, il s'avère difficile de véritablement porter aux nues le travail de Duncan Jones, car si ce dernier livre un blockbuster honnête, force est de reconnaître qu'il n'y apporte rien de très original, sinon un savoir-faire réel le positionnant comme un bon entertainer.

Avant tout autre considération, relevons que si l'histoire racontée par Ben Ripley n'est pas fondamentalement originale (ni même très bien contruite, notamment avec ses personnages caricaturaux), elle est malgré tout inédite. A une époque où le cinéma hollywoodien est gangréné par les remakes, les reboots et les adatations diverses, pouvoir regarder un vrai film inédit s'avère être rafraichissant. Au royaume des médiocres, les moyens sont bons comme dirait l'autre... Du coup, Source Code, sans être un modèle d'originalité, a pour lui de proposer un long-métrage relativement nouveau. La chose est d'autant plus vraie que le film est correctement vendu, et qu'il s'avère, au final, que la communication et la publicité faites autour du film étaient également très honnêtes. On ressort ainsi de la projection avec le sentiment de ne pas avoir été floué, et d'avoir vu ce pour quoi on avait payé, et ce même si, paradoxalement, on reprochera tout de même au film de n'être pas plus que ça.

En effet, Source Code n'a rien de véritablement remarquable qui puisse l'élever au delà de son postulat de départ et/ou de ses prédécesseurs. Ainsi, au final, il s'avère que le film n'est pas particulièrement bon, sans être non plus très mauvais, et que si l'on a rien de concret à véritablement lui reprocher, on ne trouve rien non plus pour l'encenser. En fait, Source Code est un pur produit pop-corn, honnête et sympathique, certes, mais assez insignifiant d'un point de vue artistique. Globalement, il s'agit d'un film de parfaits petits artisans qui se bornent à bien faire correctement leurs jobs, ni plus, ni moins : la réalisation est efficace, mais sans aucun génie, les acteurs cachetonnent, mais cachetonnent bien, le scénario est certes souvent maladroit, mais il possède un rythme intrinsèque tel qu'il emporte le spectateur. On se laisse donc très volontiers bercer par ce divertissement, malgré tout globalement supérieur à la masse des grosses productions actuelles.

Niveau écriture, on retiendra essentiellement un rythme conséquent, généré par nombres d'artifices maladroits (l'amnésie du héros au début, qui ne sert à mettre en place les divers éléments), mais qui sait cependant se doter d'un tout petit second niveau de lecture, notamment dans ce qui ressort des explications scientifiques. Totalement incohérentes de prime abord, elles sont cependant pleinement justifiées par la personnalité et le comportement de l'un des personnages clé de l'intrigue. Ainsi, si la traditionnelle happy-end fait tout d'abord figure de grosse tache dans le tableau, elle s'avère malgré tout logique et astucieuse. En effet, partant du postulat que le film se devait d'avoir un happy-end en bonne et due forme, Ben Ripley a conçu un épilogue pas crétin pour un sou, et qui, finalement, ne fait mal que sur le principe (mais pourquoi faut-il toujours que ça finisse bien ?).

Derrière la caméra, le travail de Duncan Jones s'avère être techniquement efficace. Si l'on n'y retrouve pas l'inventivité et le talent déployé dans Moon, il s'avère que le réalisateur fait preuve de compétences techniques indéniables. On regrettera pourtant que ce dernier n'ait pas plus travaillé l'ambiance globale du film, lequel, à ce niveau, se trouve être affreusement quelconque. Dans sa direction d'acteur, les choses ne sont pas plus remarquables, chacun des comédiens se contentant de ressortir une panoplie déjà vue ailleurs, et ce même si, en l'occurence, aucun d'eux n'est vraiment mauvais (mais on n'en doutait pas avec un casting pareil). En fait, la seule chose qui l'élève au-dessus du simple statut de bon technicien est la manière dont il a réussit à prolonger certaines thématiques déjà mises en place dans Moon, faisant de Source Code une pièce cohérente dans son début de filmographie.

La conclusion de

Source Corde s'avère être un bon divertissement, un film pop-corn distrayant offrant au public un spectacle très honnête. Maintenant, au-delà de cet état de fait, avouons que le second long-métrage de Duncan Jones n'a rien de particulièrement remarquable, que ce soit dans son histoire ou dans sa mise en scène, et se pose comme un parfait exemple du film "vite vu, vite oublié". On aurait aimé quelque chose de plus ambitieux de la part du réalisateur de Moon, mais en l'état, reconnaissons quand même que Source Code est tout de même un produit très agréable.

 

Que faut-il en retenir ?

  • Une mise en scène classique, mais efficace,
  • Beaucoup de rythme,
  • Un scénario inédit,
  • Un happy-end bien amené,
  • Une continuité dans les thématiques du réalisateur,
  • Le caméo de Scott Bakula (pour les fans).

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire pas fondamentalement originale,
  • Des artifices scénaristiques parfois maladroits,
  • Une ambiance générale pas travaillée,
  • Artistiquement pas franchement remarquable.

Acheter Source Code en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Source Code sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Source Code

En savoir plus sur l'oeuvre Source Code