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Critique du téléfilm : Le secret de la coupe maudite #3 [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 mars 2011 à 17h49

Vampire, vous avez dit vampire ?

Flynn Carson est surmené, éreinté, cuit, kaput. Entre les vieilles ruines (plein de chausse-trappes) à explorer, les montagnes (pleines de précipices) à escalader, les jungles (pleines de sales bêtes et de cannibales) à traverser, le Conservateur n'arrete pas de parcourir le monde, sans compter qu'à chaque fois, il se trouve toujours un illuminé mégalomane, un collectionneur sans scrupule ou des sectateurs sanguinaires pour lui compliquer la tache. Là, ça y est, il n'en peut plus et en a même perdu tout sens de la modération, lui, qui est d'ordinaire si placide et pragmatique. Il faut dire que, de plus, depuis qu'il exerce cette fonction chronophage, il accumule les déceptions amoureuses et a perdu contact avec sa famille et ses amis. En fait, pour toute compagnie, il n'a aujourd'hui plus qu'une épée magique facétieuse, un vieux bibliothécaire un brin farfelu et une directrice autoritaire. Youpi. Bref, le brave Flynn Carson est sur le point de craquer. Tant et si bien que, un peu inquiète, la direction accepte de lui accorder un congé qu'il décide - pourquoi pas? - de passer à La Nouvelle-Orléans...

Réalisé en 2008 par Jonathan Frakes (un très estimé artisan), Le secret de la coupe maudite est le troisième (et dernier en date) téléfilm consacré à nous narrer les extraordinaires aventures d'un sympathique conservateur de musée. Un musée bien particulier car bien qu'affichant une allure tout à fait classique, le Metropolitan Museum se trouve le lieu de repos des plus incroyables artefacts qu'ait compté l'histoire de l'humanité. Des reliques aux propriétés mystiques souvent très puissantes qui, bien entendu, attisent la convoitise de personnes mal intentionnées. D'ailleurs, cette fois-ci, Flynn Carson va devoir oublier ses vacances pour affronter une bande d'activistes russes qui cherche à s'offrir les services de Dracula. Mais pour ce faire, il leur faut au préalable mettre la main sur la Coupe de Judas, seul artefact apte à ressusciter le célèbre comte vampire. Poussé par le sens du devoir, et les beaux yeux de la mystérieuse Simone, Flynn Carson va tout faire pour mettre leur plan en échec...

Plus de fantastique, plus d'humour, plus d'action, tels sont les choix affichés par Jonathan Frakes à l'occasion de la réalisation de ce nouvel opus. En conséquence de quoi, l'on a droit à la découverte d'un antihéros encore plus gaffeur et naïf qu'à l'habitude et qui, plus que jamais, doit compter sur une aide féminine pour le tirer dans le pétrin dans lequel il s'est fourré (en général mal volontiers). Le secret de la coupe maudite affirme donc encore plus son aspect humoristique que le précédent volet, qui se plaçait déjà un cran au-dessus du premier dans le registre de la comédie. Au final, la décision parait pertinente car génitrice d'une atmosphère pulp et fun qui fait que, même si le scénario ne brille guère par son originalité (il fait plus que simplement évoquer les aventures d'Indiana Jones) et que le déroulement de l'intrigue est extrêmement prévisible, le spectacle reste en permanence bien divertissant, avec une multiplication des théâtres (maison coloniale, crypte, vieux galion, bayou...) dans lesquels on retrouve cette ambiance légère très "eighties" proche des décomplexés Hudson Hawk et Jack Burton. Les anciens apprécieront.

Evidemment, réalisation télévisuelle oblige, Le secret de la coupe maudite est loin de pouvoir nous offrir un époustouflant spectacle visuel. Sans être ridicules, les effets spéciaux sont perfectibles, les décors peu élaborés et la chorégraphie des séquences d'action réduites au minimum syndical. La force de ce téléfilm (comme pour les précédents) se trouve principalement dans le capital sympathie dégagé par le héros et dans un humour de situation (appuyé des dialogues souvent très drôles) qui entretient une ambiance pulp. L'efficacité du film repose donc en grande partie sur les épaules de Noah Wyle qui, heureusement, parvient parfaitement à donner à son personnage de petit génie un brin hurluberlu un caractère très attachant, sans verser dans la vulgaire caricature de l'intello asocial. Une bonne idée des scénaristes, d'ailleurs, que d'avoir dressé un tel profil héroïque puisque si Flynn Carson est extrêmement compétent dans le décryptage de dialectes anciens et dans les résolutions d'énigmes (souvent tirées par les cheveux d'ailleurs), il a en permanence besoin d'un soutien musclé qui est toujours matérialisé par une présence féminine, occasionnant une très amusante inversion des codes hollywoodiens.

Ici, elle se nomme Simone Renoir (Stana Katic), elle est belle comme un ange et cache un secret que tous, sauf le héros, mettra moins de cinq minutes à deviner. Leur rencontre, dans un club de jazz de La Nouvelle-Orléans est d'ailleurs un moment très drôle où, comme souvent, Flynn Carson est complètement largué par les évènements mais qui, par chance (appuyé par deux ou trois traits de génie), parvient à s'en tirer indemne face à une adversité qui affiche sans complexe le profil du méchant de récit pulp: bête et méchant. Mais le duo héroïque n'est pas le seul à se faire remarquer. Il y a tout d'abord Andrew (Werner Richmond), le cliché du chauffeur de taxi "cajun", insatiable bavard qui possède une multitude de cousins (et de toutes les ethnies),  puis les méchants (vraiment très méchants) interprétés avec un cabotinage outrancier par des comédiens de qualité comme Bruce Davison. Les deux précédents volets présentait un casting aussi sympathique que convaincant, et celui-ci ne fait donc pas exception, donnant même plus d'importance au très amusant bibliothécaire Judson (Bob Newhart).

La conclusion de à propos du Téléfilm : Le secret de la coupe maudite #3 [2009]

Nicolas L.
60

Le secret de la coupe maudite est de ce type de productions qui nous fait apprécier la télévision. Ici, Jonathan Frakes utilise ses modestes moyens techniques et un casting de qualité (avec un Noah Wyle très sympathique) pour transformer un scénario très classique mais bien écrit en un spectacle bien divertissant, faisant ainsi mieux que bon nombre de productions plus fortunées. On se surprend même à espérer un quatrième volet...

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère pulp réussie
  • Des personnages sympathiques
  • Un humour qui fonctionne

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario prévisible
  • Des effets perfectibles
  • Une réalisation peu ambitieuse

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