75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°8 : Dans l'espace publicitaire, personne ne vous entend crier. Surtout si vous le bloquez.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : La Naine aux ectoplasmes
La Naine aux ectoplasmes >

Critique de la Bande Dessinée : La Naine aux ectoplasmes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 8 mars 2011 à 1333

Qui s’y frotte s’y pique…

Paris, la Belle-époque. Une célèbre medium disparait, ne laissant derrière elle que ses yeux dans un bocal. Chargé de mener l’enquête, le jeune inspecteur Nimber demande l’assistance d’un « enquêteur phénoménologue »  de grande renommée, Auguste Dupin.  Pendant que les deux hommes se lancent dans leurs investigations, Flora Vernet, la jeune apprentie de Dupin, accepte d’aider un certain Hugo Beyle à retrouver un mystérieux agresseur…

Dans ce premier album de la série ASPIC intitulé La naine aux ectoplasmes, le détective Dupin, posé devant une scène de crime, cite l’œuvre de l’illustre Emile Gaboriau. A cela, je rajouterais deux autres "classiques":  les romans policiers fantastiques de Gaston Leroux pour le décorum et la série télévisée Chapeau Melon et Bottes de Cuir pour les rapports liant les deux principaux personnages. Voilà, il n’en faut pas plus pour bien appréhender l’atmosphère emprunte de mystère dans laquelle baigne une intrigue faite d’apparitions fantomatiques, de mystérieux assassins et d’investigations usant autant de déductions policières que de parapsychologie. 

Mais attention, le scénario de Thierry Gloris (Le Codex angelique, chez Delcourt) n’est pas un vulgaire fac-similé de toutes les influences précitées. Non, car si La naine aux ectoplasmes peut évoquer tel ou tel classique de la littérature policière, le récit possède un véritable cachet, fruit d’un traitement doté d’une belle élégance de ton (beaucoup d’expressions et citations de l’époque sont utilisées), riche en détails historiques (la construction du métro, la vue sur les jardins du parc du Luxembourg) et respirant un humour subtil qui fait très souvent mouche (la visite du théâtre du Grand Guignol est absolument géniale). Ainsi, aussi délicatement traités, les personnages en deviennent alors extrêmement attachants, que cela soit la jolie Flora, stéréotype de cette nouvelle génération de femmes modernes qui choquèrent en leurs temps la bonne société (elle sort de Polytechnique, sait manier l’épée-parapluie, pratique la savate et conduit une automobile), où Auguste Dupin, un homme au profil débonnaire, un brin facétieux mais doté d’une grande largesse d’esprit, qui a fait du surnaturel son quotidien. Puis, évidemment, comme il n’y a pas de bonne histoire sans un bon méchant, Thierry Gloris a introduit dans le récit une bande de criminels aux pratiques occultes œuvrant pour un mystérieux et machiavélique commanditaire. Au final, l’intrigue débutant dans cet album pour continuer (et s’achever) dans le suivant est extrêmement accrocheuse.

On ne peut parler de la réussite de La naine aux ectoplasmes sans faire référence à la qualité des dessins et les couleurs de Jacques Lamontagne (Les Druides, chez Soleil).  Déjà habilement installé dans un contexte historique par un scénario affichant une belle précision dans les détails (le Paris des dernières années du 19ème siècle est extrêmement bien retranscrit) , le récit de La naine aux ectoplasmes voit son efficacité renforcée par le coup de crayon, aussi précis que subtil, du dessinateur, le tout appuyé par une superbe mise en couleur qui confère à l’album un cachet luxueux, aux tendances rétro, du plus bel effet.  En résumé : c’est beau et envoutant !

La conclusion de

Premier opus d’un diptyque qui apparait déjà comme absolument génial, La naine aux ectoplasmes est un album envoutant qui met en évidence les talents de Thierry Glovis et Jacques Lamontagne. Une intrigue accrocheuse et pleine de mystère, un récit bourré d’humour et affichant une belle précision historique, des personnages attachants, le tout magnifié par le fantastique travail d’un dessinateur extrêmement doué et consciencieux, voilà la recette qui fait de ce premier tome d’ASPIC un grand moment de plaisir bédéphilique. A lire de toute urgence.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue accrocheuse, un humour qui fait mouche
  • Atmosphère retro bien entretenue
  • Belle retranscription du Paris de la Belle-époque
  • Des héros très attachants
  • Des dessins et une mise en couleur superbes

Acheter La Naine aux ectoplasmes en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La Naine aux ectoplasmes sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Aspic, détectives de l'étrange

En savoir plus sur l'oeuvre Aspic, détectives de l'étrange