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Critique de la Bande Dessinée : Deux ch'tits indiens
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Critique de la Bande Dessinée : Deux ch'tits indiens

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 14 septembre 2013 à 1209

Flora et Hugo font la foire

Après une première aventure riche en évènements, la ravissante Flora Vernet et le sympathique Hugo Beyle ont décidé de s’associer pour fonder l’ASPIC, une agence de détectives spécialisée dans les enquêtes paranormales. Malheureusement, force est d’admettre que les affaires ne démarrent pas très fort et Flora, sans le sous, doit compter sur la fortune personnelle de son associé pour empêcher l’agence de péricliter. Cette situation est difficile a vivre pour une suffragette aussi avide d’indépendance que cette jeune femme moderne. Impossible de faire la fine bouche, aussi, quand ils reçoivent une demande d’un certain Ours-Espiègle, homme-médecine de son état, ils n’hésitent pas à se rendre sur son lieu de travail, un camp de forains de passage à la foire de Lille. Pendant ce temps, de leur coté, Auguste Dupin et l’inspecteur Nymber enquêtent sur une série de crimes odieux qui pourraient être l’œuvre d’un tueur en série…

Avec Deux ch’tits indiens, on assiste au retour de l’un des couples les plus séduisants de la bande dessinée moderne. Assurément. En fait, au-delà d’exploiter des personnages sympathiques, le premier diptyque, qui marquait la genèse de l’agence ASPIC, composait une œuvre en tout point remarquable. On en attendait donc autant, voire plus, pour ce nouvel album, qui met en scène la première véritable enquête de Flora Vernet et Hugo Beyle, deux personnages haut-en-couleur sortis tout droit de l’imagination de Thierry Gloris et Jacques Lamontagne. Autant vous le dire tout de go, le fan des deux premiers tome ne sera pas déçu. Bien au contraire !

Dans Deux ch’tits indiens, on retrouve avec délectation ce mélange d’influence qui fait la richesse de l’univers d’Aspic, détectives de l'étrange. Une touche de Chapeau melon et bottes de cuir (pour le profil des personnages principaux et l’humour cultivé), une bonne louche de littérature policière à la Gaston Leroux et Arthur Bernède (avec une magnifique représentation de la France du début du vingtième siècle), un soupçon de SOS Fantômes (le design des spectres, leur attitude comico-horrifique), le tout marié avec une réelle habileté et un véritable souci de richesse dans la conduite de l’intrigue. Voilà, en gros, la recette qui fait le succès de cette série.

Ici, Thierry Gloris nous entraine dans le milieu des forains, une terre bénie quand l’on aime croiser des individualités peu communes. En effet, arrivé sur les lieux, les deux héros vont donc faire connaissance avec un Hercule jaloux, un dompteur de fauves allemand, une voluptueuse femme à barbe, des siamois medium, un loup-garou en toc et, bien sûr, le fameux homme-médecine qui les a mandés pour retrouver un spectre porté disparu. Un environnement étrange qui ne va pas empêcher ce coureur de jupons qu’est monsieur Beyle de faire des siennes, ce qui va déclencher quelques situations aussi inattendues que cocasses. A coté de cela, les rapports établis entre les deux héros sont toujours fignolés avec finesse et humour (Thierry Gloris s’attarde vraiment sur les détails, avec de nombreuses scènes intermédiaires consacrées uniquement au duo), ce qui fait de Flora et Hugo des personnages vraiment très attachants. Enfin, reste l’intrigue principale, qui exploite des éléments rétro et des concepts modernes. On pourra peut-être la trouver un peu moins originale que la précédente (en même temps, l’effet de surprise est passé), mais cela serait faire un peu trop la fine bouche devant le déroulement de cette enquête bien rythmée qui va emmener les protagonistes sur une voie un peu inattendue.

ASPIC ne serait pas cette géniale bande dessinée sans le talent de Jacques Lamontagne. Le dessinateur fait une nouvelle fois des merveilles en donnant à l’œuvre un style reconnaissable entre mille. Là encore, on assiste à un mélange, celui de la ligne claire, de la caricature et du semi-réaliste qui donne un séduisant aspect rétro qui colle parfaitement, bien entendu, à l’ambiance et rend les personnages très expressifs. On apprécie également son sens du détail, avec des cases riches en personnages et en décors, et une excellente gestion dynamique qui donne entrain et rythme au récit. Enfin, il serait injuste de ne pas signaler l’excellente mise en couleur de Lorien Aureyre.

La conclusion de

Avec Deux ch’tits indiens, on assiste au retour en force du duo Thierry Gloris / Jacques Lamontagne. Les deux artistes nous offre une nouvel fois un excellent album, doté d’une intrigue intéressante et au ton séduisant, et riche de personnages extrêmement attachants. Difficile de résister devant le spectacle de cette sorte de projection Belle Epoque de Chapeau melon et bottes de cuir. Et d’ailleurs, pourquoi le ferait-on ?

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario intéressant
  • Une ambiance envoutante
  • Des personnages attachants
  • Un humour délicat qui fait mouche
  • Des dessins de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Effet de surprise passé

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