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Critique du Film : Numéro quatre
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Critique du Film : Numéro quatre

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 7 mars 2011 à 1846

Un numéro de clichés

Un jour prochain (mais pas dans ce film), l'humanité risque de devoir faire face à la terrible armée des Mogadoriens, créatures qui ne vivent que pour anéantir des planètes. Heureusement pour nous, pauvres terriens qui aurions été plutôt mal embarqués, neuf survivants d'un autre monde - plus si on considère que chacun bénéficie d'un protecteur – se sont échoués sur Terre, pour s’y cacher, le temps de grandir et d'acquérir de super pouvoirs. Séparés, afin de devenir surpuissants, ils devront tout de même se retrouver une fois leur adolescence passée. Heureusement, comme tous les « méchants », les Mogadoriens ne sont pas très intelligents. Ainsi, plutôt que nous attaquer rapidement et nous ratatiner, ils préfèrent attendre et traquer un à un nos futurs défenseurs. D'ailleurs, trois sont déjà morts, et le prochain pourrait très bien être numéro 4, en devenir d'être le plus puissant des neuf...

Il fallait se douter qu’ici, avec Michael Bay sous la casquette de producteur, la subtilité n'allait pas être au rendez-vous. Mais force est de reconnaître que l'idée de voir des extraterrestres aux multiples pouvoirs lancés dans un jeu de pistes présentait tous les ingrédients de la gourmandise dont on se lasse rarement. Hélas, comme nous allons le voir, au final, nous n'avons là ni subtilité, ni nouveauté, ni belles confrontations. Même les « méchants de service » manquent totalement d'allure et de charisme, donnant la vague impression d’avoir déjà été vus dans une quelconque série ou autre film de seconde zone. Maintenant, à un tout autre degré, en l’appréhendant avec humour, cette histoire pourrait très bien être perçue comme une bonne comédie involontaire.

Tout d'abord, on comprend mieux certaines choses en voyant le curriculum vitae de certains des scénaristes. D'un côté, nous avons Alfred Gough et Miles Millar qui ont conjointement signé la série « Smallville » pour la télévision, mais aussi pour le cinéma, « l'arme fatale 4 (le scénario le plus faible de la série) », « Sanghaï Kid 1 et 2 », « Spider-Man 2 (ah, enfin une réussite!) » ou encore « La tombe de l'empereur dragon ». Puis il y a aussi Marti Noxon, scénariste de shows TV comme « Buffy », « Grey's Anatomy », « Brother and sisters », etc.  Bref, il n’est donc pas très étonnant de voir que « numéro 4 » présente les éléments d'un pilote de série, aux fortes influences Smallvilienne et Buffyenne. Ce qu'au passage ont oublié les scénaristes, c'est que le spectateur va au cinéma et paye sa place pour voir un véritable film et non pas un épisode pilote qui n'est même pas sûr de bénéficier d'une suite. D'autant que cet aspect série ne se retrouve pas que dans sa structure scénaristique.

Numéro 4

Tout d'abord, difficile de passer outre la construction des personnages, avec un look et un casting choisi en conséquence. D'emblée, « Numéro 4 » semble ne vouloir s'adresser qu'au  12-18 ans, tant la morale et la dramaturgie s’adressent à cette cible. Nous avons donc « les gentils » qui se montrent intrépides, légèrement rebelles mais foncièrement généreux, tout en collant parfaitement aux standards « beaux gosse ou bombasse » du moment… avec en bonus la belle morale du héros, capable de n’aimer qu'une seule fois dans sa vie (C'est beau non ?). On n’oubliera pas l'ami "intello du bled",  certes moins branché et légèrement plus maigrichon, mais se dévoilant indéniablement comme le pote parfait. Puis, il y a les vraiment très méchants, qui n'ont aucun but autre que de tuer et détruire. Vous verrez, ils sont assez faciles à reconnaître, ce sont de grands humanoïdes chauves, avec des tatouages sur le crâne et des dents taillées en pointes. Du côté de l'imagination, on passera donc son chemin !

Par la suite on s’amusera de diverses petites maladresses, comme lorsque le tuteur de notre héros lui demande de se faire discret s'il veut se rendre au lycée comme ses camarades du même âge et que ce dernier trouve pour seule solution de se coiffer d’une capuche lors d'un court instant, comme si celle-ci lui permettait de se rendre invisible. Ou bien ; comment ne pas s'amuser devant le cliché éculé de l’idole du lycée ; grand sportif, joueur de football américain, beau gosse baraqué, mais au tempérament prétentieux, qui se trouve comme par hasard désirer la même fille que notre héros et être le fiston du shérif du bled. Pour terminer, et ne pas gâcher le plaisir de chacune des joyeusetés de ce chef-d’œuvre, on appréciera la présentation du personnage de Numéro 6 (Teresa Palmer) qui, dès son apparition, allume les gaz et fait exploser sa baraque tout en s'éloignant au ralenti, dans les flammes et cheveux au vent. À signaler que dès la séquence suivante on reviendra à Numéro 4 pour ne revoir Numéro 6 qu'une bonne demi-heure plus tard.

Numéro 4

Quant au traitement visuel, s’il se montre propre et professionnel, il est loin de profiter du talent de Guillermo Navarro. En effet, la lumière semble répondre au standard des récents blockbusters, très loin du sublime travail que ce dernier effectue chez Guillermo Del Toro. On peut aisément concevoir qu'un directeur de photo se mette au service du réalisateur et de la production, mais on ne peut que penser à un gros gâchis si c'est pour demander à ce dernier de faire ce que beaucoup savent faire à la chaine.

Pour terminer avec un avis plus positif, il est bon de noter qu’au final on ne s'ennuie pas trop (faut dire qu'on se marre bien) et les jeunes devraient s'amuser avec la confrontation finale, dans laquelle les pouvoirs s'enchainent à haut débit (de même que les gros flingues) et où l’on retrouve de gros monstres et un clébard géant. Il faut bien se consoler avec ce que l'on peut, non ?

La conclusion de

"Numéro 4" va pouvoir dignement postuler dans la catégorie "nanar le plus drôle de l'année" tant le film accumule les clichés, jeux d'acteurs caricaturaux, situations mal écrites et autres maladresses en tout genre. Ce qui aurait pu passer plutôt bien comme un pilote de série - la photo étant soignée et les effets spéciaux étant dans la ligné d'un "smallville" ou d'un "Buffy" - parait finalement indigeste lorsqu'on se souvient que l'on assiste à une production dotée d’un budget tournant autour des 60 millions de dollars.

Que faut-il en retenir ?

  • Une photo correcte,
  • le film se prend au sérieux et ça en devient très drôle!

Que faut-il oublier ?

  • Une accumulation de clichés,
  • des personnages ridicules,
  • des acteurs insipides

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