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Critique de la Bande Dessinée : Radio-détonation
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Critique de la Bande Dessinée : Radio-détonation

Avis critique rédigé par Nicolas W. le jeudi 10 février 2011 à 1528

Le retour de l'organisation de Miranda Zero

"J'ai un travail pour toi. C'est le boulot le plus dur au monde, la paie est variable et les conditions de travail sont horribles. Je dirige une organisation. Pour l'instant, il faut suivre les informations de très près pour connaître notre existence, mais je crains que cela change sous peu. C'est une organisation de sauvetage, dont les membres sont reliés par téléphone satellite et à une base centrale."

Entamée dans Planète en flammes (critiqué ), la minisérie Global Frequency rassemble douze récits de Warren Ellis mis en images par une foule d'invités de marque. Le second tome intitulé Radio-détonation regroupe les six derniers épisodes avec les contributions de Simon Bisley, Chris Sprouse, Lee Bermejo ou encore Gene Ha. Si la première partie s'avérait assez inégale autant au niveau scénaristique qu'au niveau illustratif, la seconde corrige le tir tout en conservant certaines tares déjà présentes auparavant.

Rappelons que la série se concentre sur les agissements d'une organisation appelée Global Frequency dirigée par Miranda Zero et coordonnée par Aleph. Elle a pour but de garder le monde de menaces plus ou moins tenues secrètes grâce au concours de mille et un membres éparpillés autour du globe et mis en relation par téléphones et ordinateurs. C'est ainsi que l'on avait déjà assisté à une invasion extra-terrestre, un épisode mystique dans un village de Norvège ou encore à l'élimination d'un projet de cyborg devenu incontrôlable. Cette fois, les récits se concentrent plus sur des affrontements avec des terroristes qu'avec des événements surnaturels...

Ainsi, 001 et Aleph centrent leur action autour de Miranda Zero et du petit génie en communications de l'agence. Fonctionnant sur le même principe - à savoir la mise en danger directe des deux pointures de l'organisation - mais en adoptant un point de vue différent : la première avec une prise d'otage dont l'action rappelle furieusement la série 24, la seconde sur la self-défense d'un membre qui n'a jamais été employé pour ça. Le récit d'Aleph en profite d'ailleurs pour revenir sur le passé de la jeune fille, fait unique dans la série, et convainc que l'œuvre d'Ellis aurait vraiment gagné à explorer plus avant ses personnages. Ceux-ci, comme par le passé, restent survolés. A l'image du tueur russe de Détonation ou de Takashi Sato. Ce dernier profite d'un des tous meilleurs arcs de la série avec une histoire qui mêle expériences interdites et horreur glauque, le tout servi par le graphisme exquis de Lee Bermejo (le fameux dessinateur du comic book Joker). Autre remarquable récit, Harpons conclut la série en beauté avec l'excellentissime Gene Ha au dessin pour un final palpitant. Terminons enfin par l'excellent Superviolence avec ces tueurs ultra-résistants à la douleur qui s'affrontent dans un combat impitoyable, ou comment un affrontement entre deux combattants tourne en une vaste blague sadomasochiste. La surenchère outrancière de l'épisode traduit parfaitement l'humour de l'anglais.

A l'arrivée, ce second volume permet de faire le point sur l'entreprise d'Ellis. On regrette naturellement le manque de profondeur à la fois des personnages, qu'on ne fait que croiser, et du monde dans lequel évolue l'organisation clandestine. On reste également mitigé sur cette constante course contre la montre dans chaque épisode qui se solde par une résolution souvent trop expéditive. Pourtant, grâce à cette véritable chorale d'artistes, au ton cynique et à l'humour constant de Warren Ellis et à cette volonté assumée de faire de Global Frequency un hommage aux séries B, l'essentiel est sauf.

"Lionel Wellfare est de nouveau en activité, miss Zero.

Mettez le français sur le prochain vol en partance de Paris. Il va vouloir cette affaire.

On ne met pas une équipe sur le coup ?

On a essayé une fois. Wellfare génère trop de confusion. On a perdu cinq membres de la dernière équipe qu'on a envoyée pour le descendre. Et il avait commencé à en manger un."

La conclusion de

Sans constituer une véritable référence dans la bibliographie du scénariste anglais, Global Frequency offre un divertissement de qualité qui assume parfaitement son côté jouissif et décomplexé. Radio-détonation marque d'ailleurs une hausse de la qualité avec une plus grande homogénéité dans les arcs tant au niveau scénaristique que graphique. A lire, en attendant de retrouver le Warren Ellis de Planetary ou de Transmetropolitan.

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