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Critique de la Bande Dessinée : Planète en flammes
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Critique de la Bande Dessinée : Planète en flammes

Avis critique rédigé par Nicolas W. le lundi 7 février 2011 à 2258

Êtes-vous sur Global Frequency ?

"Bienvenue à Big Wheel, projet de l'US Air Force au Nevada. Vous êtes les membres de Global Frequency liés à l'Intelligence Community, que j'ai pu amener ici dans les temps. Je pense que vous avez entendu parler de Big Wheel... Pour ceux qui ne m'auraient pas rencontrée avant, je suis Miranda Zero, directrice de Global Frequency."

Scénariste de renom dans le monde du comic américain grâce à des séries comme Transmetropolitan (critiqué ) ou Planetary (critiqué ici), Warren Ellis s'associe avec douze dessinateurs l'espace d'une minisérie de douze épisodes, intitulée Global Frequency. Dans ce premier volume, sous-titré Planète en flammes, édité par PaniniComics, on retrouve les illustres Glenn Fabry, Steve Dillon, David Lloyd, Garry Leach et les moins connus Roy Martinez et Jon J. Muth. Que nous réserve le britannique pour cette nouvelle œuvre au sein de la collection Wildstorm ?

Il nous propose de suivre une organisation mondiale semi-clandestine dirigée par la mystérieuse Miranda Zero. Nommée Global Frequency, elle assure des missions de sauvetage dans le monde entier à propos de menaces hors du commun - invasion extra-terrestre, expérience du gouvernement qui tourne mal ou encore menaces terroristes -  en mettant en relation par téléphone et autres réseaux satellites ses mille et un membres éparpillés de par le globe, notamment par le concours de la jeune Aleph. Ainsi, chaque chapitre constitue une histoire indépendante autour d'un événement particulier. Et malgré son apparente parenté dans la construction avec Planetary, Global Frequency s'en démarque largement.

D'abord, parce qu'il n'existe pas de continuité entre les divers chapitres, contrairement à ce que l'on retrouve dans Planetary. Ici, seuls deux personnages restent récurrents : Miranda Zero et Aleph. La première apparait comme un chef froid et mystérieux tandis que la seconde, avec son look de punk et son humour omniprésent ajoute un peu de relief à l'organisation elle-même. Pourtant, à chaque aventure, les protagonistes changent selon le modus operandi, faisant appel à des individus aux talents particuliers à travers le monde. De ce fait, le lecteur a peu l'occasion de s'attacher aux héros de chaque volet et cela amoindrit grandement l'empathie qu'il serait possible d'éprouver à leur encontre. C'est d'autant plus dommage que certains affichent un vrai potentiel, comme le sniper de Big Wheel ou le magicien Alan Crowe dans un ciel immense. Au contraire, d'autres s'avèrent totalement ratés tels que les intervenants des cent du paradis. On comprend dès lors facilement l'inégalité des récits regroupés au sein de ce volume.

On passe ainsi rapidement sur les cent du paradis - aventure ratée d'un groupuscule fanatique bien décidé à se faire exploser - pour mieux s'intéresser à l'excellente introduction avec le non moins excellent Garry Leach au dessin. En quelques pages, le scénariste anglais installe le réseau de sauvetage et résout une première enquête dans le même temps. L'entrée en matière s'avère concluante. Comme dit plus haut, Big Wheel met aux prises les membres de l'organisation avec un cyborg devenu fou. A cette occasion, Ellis en profite pour égratigner les expériences illégales sur l'homme et les sales petits secrets de son gouvernement avec le ton acide qu'on lui connaît, bien épaulé en cela par l'excellent dessin de Glenn Fabry (qui officie sur la fameuse série Preacher). Le scénariste anglais profite du chapitre Invasif pour revenir sur un thème qu'il adore, la liberté sexuelle. Avec un grand humour, comme il se doit. Si La course se révèle une déception avec une histoire anecdotique et un David Llyod en petite forme, ce n'est pas le cas d'un ciel immense où l'ombre de Constantine plane constamment sur le récit, le tout dépeint par le trait sombre et dur de Jon J. Muth, particulièrement adapté au sujet évoqué. Finissons par évoquer les quelques couvertures de Brian Wood qui rappelleront aux connaisseurs ses œuvres sur son excellente série, DMZ (critiqué ).

"Bonjour, vous êtes sur Global Frequency, espèce de sale connard. Je dois vous expliquer deux, trois trucs."

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Sorte de recueil de nouvelles à la sauce comics, Global Frequency n'atteint pas le niveau des autres créations du Britannique. Pourtant, il n'en reste pas moins un agréable divertissement et une initiative illustrative originale grâce au rassemblement des grands noms du milieu. N'oublions pas qu'il reste encore six épisodes dans le second volume intitulé Radio-détonation pour élever le niveau. A suivre.

Que faut-il en retenir ?

  • Une véritable réunion de dessinateurs
  • Une majorité de récit réussis
  • Le ton entre humour et critique d'Ellis
  • Certains personnages
  • Big Wheel

Que faut-il oublier ?

  • Un volume inégale
  • La course et Les cent du paradis
  • le dessin de Roy Martinez
  • David Llyod en demi-teinte

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