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Critique du Film : Paul

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 10 février 2011 à 08:43

Rencontre avec le troisième type

On ne change pas une équipe qui gagne… ou presque ! Après Shaun of the Dead et Hot Fuzz, Simon Pegg et Nick Frost font une nouvelle fois équipe. Après avoir touché nos âmes de cinéphiles autour des zombies et des buddy movies, le duo s’attaque cette fois-ci à la science-fiction et plus particulièrement à tout ce qui touche l’univers Spielbergien.

Graeme et Clive sont deux copains complètement fans de tout ce qui touche, de prés ou de loin, à la science-fiction. Venus d’Angleterre pour réaliser le voyage de leurs rêves avec, en premier lieu, la visite du Comic Con de San Diego, Graeme et Clive ont organisé tout un parcours composé de sites emblématiques touchant à l’ufologie et différents lieux de tournage de films et séries cultes.  Au cours de leur périple, ils vont tomber sur l’inattendu et faire une rencontre du troisième type en croisant sur leur route un Alien du nom de Paul !

Bien que nous ayons droit à une grosse partie des équipes gagnantes de Shaun of the Dead et Hot Fuzz, PAUL subit l’absence de l’un de ceux qui ont contribué au succès des films précités : le réalisateur Edgar Wright. Pour le reste, nous retrouvons des effets visuels toujours signés par Double Negative, la productrice Nira Park, les productrices déléguées Debra Hayward et Lisa Chasin, le chef monteur Chris Dickens, et, enfin, le même duo d’acteurs, Simon Pegg et Nick Frost. Bref, privés d’Edgar Wright, la production et les deux comédiens (également scénaristes) ont porté leur choix vers Greg Mottola qui a réalisé le peu subtil et très potache « Supergrave » ou plus récemment « Adventureland : un job d'été à éviter » (pas vu, mais les échos sont assez positifs).

Paul image 1

Greg Mottola était donc l’élément apporté sur lequel on pouvait en toute logique s’interroger. Le réalisateur allait-il se montrait à la hauteur de nos attentes ?  Dans les grandes lignes, on peut répondre « oui », même s’il est légitime de se demander ce que le film aurait été sous la direction d’Edgar Wright. En effet, il est très difficile de ne pas percevoir PAUL comme le troisième élément d’une sorte de trilogie rendant hommage aux films de genre. La première des influences, autres que scénaristiques, que l’on peut identifier dans la réalisation de Greg Mottola est celle des films de Spielberg. Elle se manifeste de multiples façons, en raison des plateaux de tournages (Sugarland express, Rencontre du 3éme type…) mais aussi par le choix des cadrages et des éclairages entretenant certaines ambiances. La présence de Spielberg – du moins sa voix – ne fera que renforcer ce constat. Les fans seront donc heureux de découvrir de nombreux clins d’oeils portant sur le cinéma de leur réalisateur favori.

Greg Mottola signe globalement une réalisation appliquée,  influencée, peut-être un poil mollassonne dans les courses poursuites, mais qui a le mérite de ne pas faire dans le superficiel. Parmi les influences -autres que Spielberg - on pourra particulièrement apprécier sa façon de mettre en boîte un bel hommage à l’épisode mythique « Arena » de la première  saison de Star Trek. Puis on n’oubliera pas de citer les séquences qui se déroulent durant le Comic-Con de San Diego qui sont à la fois un sacré coup de pub pour l’évènement, mais aussi l’occasion de se payer de belles tranches de rigolade.

Paul image 2

Pour rendre l’histoire un minimum crédible et surtout un minimum drôle, il fallait aussi des personnages réussis, en particulier le fameux « Paulo » ! Mission accomplie puisque l’Alien arrive à se mouvoir avec une grande fluidité, se montre particulièrement expressif et arrive tout simplement à faire oublier qu’il est un personnage numérique. Par ailleurs, on appréciera le doublage vocal de Seth Rogen (voix en VO), lui qui fut pourtant si détestable dans The Green Hornet. Trop dévoiler sur ce bonhomme venu de l’espace serait gâcher une partie du plaisir à découvrir le film, mais sachez que ce dernier a vite mis en application certaines des mauvaises habitudes terriennes.

Pour ce qui est du duo Simon Pegg / Nick Frost, les deux compères semblent prendre toujours autant de plaisir à se donner la répartie. Conscient de la formule qui a fait leur succès, ils essaient de ne pas de trop s'en éloigner, même si on note que Nick Frost semble prendre ici un peu plus d'importance… et qu’il se trouve du coup un véritable alter ego de Simon Pegg. Les autres rôles vedettes se montrent presque tous aussi bien menés et charismatiques. Kristen Wiig (Bliss) est parfaite en jeune femme borgne à la petite existence partagée entre entretenir un terrain de camping-car et vouer une grande dévotion pour la bible. Quant à Jason Bateman (Hancock), Bill Hader (Supergrave) et Joe Lo Truglio (Délire express), ils campent des hommes en noirs aussi maladroits que drôles et surprenants. Au final, la seule déception vient du côté de Sigourney Weaver, à la présence trop anecdotique par rapport à ce que l'on aurait pu espérer d'une telle icône de la science-fiction. Cela même si le fait qu'elle participe au film a certainement dû encourager le compositeur David Arnold à reprendre trois ou quatre notes des partitions d'Elmer Bernstein sur Ghostbusters.

75

Si Paul ne possède pas le côté surprise de « shaun of the dead » et ne profite pas d'un final aussi mémorable que celui de « Hot Fuzz », il est loin de démériter et présente de beaux moments de bravoure qui ne manqueront pas de vous faire sourire, voire vous faire vraiment marrer si vous possédez une certaine cinéphilie dans le domaine de la science-fiction et un penchant quelque peu de Geeks.

Critique de publiée le 10 février 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Un duo d'acteurs qui continuent de fonctionner,
  • Il y a pas à dire, Paulo c'est un E.T. plutôt cool attitude !
  • Une OST riche en références,
  • Le Comic-Con,
  • Les multiples références sont bien trouvées.

Que faut-il oublier ?

  • Sigournez Weaver sous exploitée.
  • Peut-être une légère perte de rythme vers le milieu.
  • Un film qui plaira forcément plus aux Geeks (pas grave, nous en sommes !).

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