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Critique du Jeu de société : ZombieTown
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Critique du Jeu de société : ZombieTown

Avis critique rédigé par Benoît F. le jeudi 10 février 2011 à 1223

DESPERATE HOUSE GUARDS

Bienvenue dans cette sympathique banlieue typiquement ancrée dans le modèle de la « middle class » américaine. Un lieu dans lequel il fait bon vivre : les enfants jouent au ballon dans les rues, les voisins s’entraident et vont tous ensemble à la messe le dimanche, on aide les personnes âgées à traverser la rue sans arrière-pensée... et lorsqu’on rate son coup, les représentants du troisième âge se retrouvent enterrés dans le vieux cimetière du quartier. Ce petit coin de nature est idéal pour le repos tant mérité de nos aïeux…enfin d’habitude…car aujourd’hui les morts se sont levés et ils ne sont pas contents !

 

DES MORTS, DES FLINGUES ET DES PLANCHES

Autant le dire tout de suite, le matériel proposé par l’éditeur américain est à l’image de ses autres productions ludiques telles que Zombies !!! Les illustrations sont très ancrées dans le thème et flirtent avec un côté « comic book » d’horreur des années 60. Le matériel est de très bonne qualité et le plateau de jeu possède un rendu graphique intéressant car détaillé mais pas surchargé. Les 144 cartes contenues dans la boîte se divisent en trois catégories : Combat, Action et Maison. On notera également la présence d’un dé dont l’usage sera limité au décompte des tours de jeu.

Le plateau de jeu

Cependant, à l’ouverture de la bête, votre attention se portera inévitablement sur la profusion de figurines : 100 zombies et 6 personnages d’une sculpture relativement correcte.

Rends moi mon bras s'il te plaît!

Une fois la centaine de déterrés placée au centre du cimetière, et donc du plateau de jeu, vous n’aurez qu’une seule envie : vous taillez en abandonnant femme et enfants à leur triste sort, comptant sur l’aide divine pour les retrouver plus tard. Et pourtant vous allez devoir rester afin de protéger ce qu’il reste d’une société qui a délaissé ses morts au profit des dernières technologies de la marque à la pomme.

 

 

I WILL SURVIVE !

Le but du jeu est de survivre dans votre quartier durant 10 jours. En début de partie, chaque joueur (de 3 à 6) place son pion dans l’une des douze maisons qui entourent le plateau de jeu. Ces édifices seront le nerf de la guerre, le centre de toutes les attentions, bonnes ou mauvaises.

Votre personnage, ses armes et son survivant

Le premier joueur sera responsable du dé compte-tour dont il effectuera la mise à jour lorsque son tour débutera et cela durant toute la partie. Ensuite, chaque participant va effectuer les actions suivantes :

- Déplacer son pion de trois cases.

- Réaliser trois actions parmi celles-ci : déplacement de trois cases supplémentaires ; piocher une carte dans un bâtiment ; jouer une carte de sa main ; combattre un autre personnage ou un zombie ; abattre une barricade ; stocker des cartes dans l’un de ses bâtiments ou en remettre dans sa main à partir de celui-ci ; confier une arme à un survivant (un petit gars à qui vous avez sauvé la vie et qui ne vous lâche plus…) ; lui reprendre son arme (hé hé hé…) ; placer un survivant dans un bâtiment ou bien le retirer ; utiliser la capacité spéciale d’une maison que vous contrôlez sachant que chaque utilisation verra le pool de points victoire, comptabilisé en fin de partie, s’amoindrir.

- Puis vous déplacerez un nombre de zombies égal au chiffre indiqué sur lé dé compte-tour, histoire d'aller titiller vos gentils voisins.

Les combats se résolvent de manière fort simple : pour chaque munition dépensée, vous piocherez une carte Combat indiquant une distance qui doit, pour infliger une blessure, être supérieure à celle constatée sur le terrain. Vous verrez donc vos munitions fondre à vue d’œil, gare à vous car la pénurie vous guette !

Les quatre types de cartes Combat

D’autre part, l’une des sources de points de victoire les plus importantes du jeu provient de la détention de biens immobiliers. En effet, il vous faudra tenter de revendiquer des bâtiments en y plaçant l’un de vos survivants ou en y édifiant une barricade pour peu que la maison ne soit pas déjà occupée par l’un de vos adversaires. Home sweet home !

Enfin le décompte final se déroule de la manière suivante : un point de victoire pour chaque zombie tué, chaque carte barricade encore debout dans vos bâtiments, chaque survivant contrôlé et armes chargées en votre possession à la fin du jeu. Les maisons dont vous êtes l’heureux propriétaire vous rapporteront également des points (de 0 à 5) en fonction de l’utilisation de leur capacité spéciale durant le jeu. Le joueur ayant accumulé les plus de points de victoire remporte la partie.

 

C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS

ZombieTown, c’est un peu comme le Dawn of the Dead de Georg A. Romero : les zombies sont lents à la détente et se distinguent par leurs capacités athlétiques au ras des pissenlits. En effet, le jeu de Twilight Creations manque de punch et ne maintient que très rarement la pression sur les joueurs. Les zombies passent pour des cibles faciles qui viendront parasiter votre course aux points de victoire. On aurait aimé que les morts-vivants soient plus agressifs et rapides distillant ainsi une pression de tous les instants sur les participants. Finalement, il aurait mieux valu du zombie sauce Dawn of the Dead de Zack Snyder que du mort-vivant version Romero.

Le problème vient sans doute du système de déplacement des zombies. Ce dernier s’alignant sur le chiffre indiqué par le dé compte-tour, la progression de nos amis les morts paraîtra lente d’autant plus que ceux-ci n’avanceront que d’une case à chaque mouvement. Vous aurez beau avoir dix zombies à déplacer, ce n’est pas pour autant que vous pourrez impressionner vos adversaires, tout au plus les ennuyer.

A cause de cela, la pratique de ZombieTown apparaît un poil rébarbative. Les joueurs auront l’impression d’accomplir les mêmes manœuvres à chaque tour ce qui peut paraître étonnant en rapport au choix conséquent des actions possibles.

Les barricades sont en place

Et pourtant, les bonnes idées sont là ! Le thème est plutôt bien retranscrit et les mécanismes de jeu sont largement dignes d’intérêt. Le système de barricades et la résolution des combats sont d’une grande simplicité et s’intègrent parfaitement à l’atmosphère dégagée par l’ensemble : le petit cliquetis synonyme d’enrayement de votre arme s’avèrera doux aux oreilles de vos adversaires tout comme l’amoncellement de zombies qui gratteront frénétiquement à vos carreaux.

Le déroulement du jeu se veut donc très fluide, les tours des joueurs étant relativement courts. Bien entendu, plus il y aura de participants, plus l’interaction sera forte mais au-delà de cinq joueurs, attention à une durée de partie risquant de s’allonger de manière conséquente. Pourtant, ZombieTown n’est pas un jeu particulièrement long, 90 minutes tout au plus. Finalement, c’est l’interaction entre les joueurs qui fera le sel du jeu. Leur opposition retranscrira parfaitement le genre d’ambiance révélant la nature humaine face à une menace extérieure. Bien évidemment, dès qu’un joueur commencera à avoir l’ascendant, celui-ci deviendra la cible de tous les feux divins. Il faudra donc faire le sous-marin en attendant les derniers tours de jeu : pour vivre heureux, vivons cachés.

La conclusion de

ZombieTown est un bon jeu qui aurait mérité un traitement plus « nerveux ». La pression sur les survivants, inhérente aux meilleurs films du genre, s’avère pratiquement absente. Il ne faudrait pas grand-chose pour changer cet état de fait : quelques modifications apportées au système de déplacement des zombies seraient sans doute suffisantes. D’autre part, deux extensions sont d’ores et déjà dans les bacs : Road Rage et Big Boom Theory. Finalement, le jeu de Twilight Creations avait tout pour plaire aux fans du genre et sa pratique est pourtant loin d’être déplaisante. Manque seulement un petit supplément d’âme cher à nos amis les morts.

Que faut-il en retenir ?

  • Le matériel
  • Un jeu simple au thème bien rendu
  • Le système de combat et de barricades

Que faut-il oublier ?

  • Le manque de pression sur les joueurs
  • Le déplacement des zombies un peu mou

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