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Critique du Film : Le monstre de la lande
Le monstre de la lande >

Critique du Film : Le monstre de la lande

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 26 décembre 2010 à 2241

Craignos monster dans la lande

Une famille d’américains, les Hallenbeck, effectue un séjour en Irlande en quête de ses origines. Le chef de famille, passionné par l’histoire et la photographie, s’attarde principalement à visiter les vieilles églises, à la recherche d’archives. En même temps, dans le village voisin, des agriculteurs, en arrachant un menhir de sa base, réveillent une terrible créature…

En 1986, Clive Barker s’est déjà construit une petite réputation dans le domaine de l’horreur. En effet, si le futur auteur et réalisateur d’Hellraiser n’est pas encore une star mondialement connue, ses textes horrifiques du premier Livre de Sang (1984) ont rencontré un certain succès et ses contributions en qualité de scénariste de courts-métrages lui ont ouvert la porte vers des projets plus ambitieux, comme ce Rawhead Rex. Deuxième collaboration, après le médiocre Transmutations, entre Clive Barker et George Pavlou, un réalisateur et producteur aujourd’hui reconverti dans le documentaire et les show TV, ce film marque le véritable point de départ de la grande carrière de l’artiste britannique.


Le scénario de Rawhead Rex est inspiré d’une courte nouvelle de Barker. C’est le romancier en personne qui l’a « améliorée » et adaptée pour une version cinématographique.  L’intrigue met en action une créature païenne libérée de sa prison et ressurgie du fond des siècles, capable d’exercer une domination sur les esprits faibles. C’est un monstre brutal et assassin dont les objectifs apparaissent finalement comme assez flous. En fait, il se contente de charcuter tous les malheureux qu’il vient à rencontrer. Et c’est dans cet aspect erratique, faisant que les évènements s’enchaînent sans réelle logique,  que se situe l’une des principales faiblesses du récit.

Plus qu’une parfaite cohérence d’un scénario exploitant maladroitement les anciennes cultures celtiques, c’est l’ambiance générée par style Barker qui fait l’intérêt de Rawhead Rex. On retrouve ainsi retranscris à l’écran le goût de l’auteur pour le morbide et le malsain. La séquence la plus dure est probablement celle où les Hallenbeck voient, impuissants, leur jeune fil massacré par la créature. Un fils que nous avons longuement le temps de connaître tout au long des minutes précédentes, lorsqu’il accompagnait son père dans ses visites. Bref, si l’on fait un bilan sur les éléments narratifs composant le métrage, on se rend compte que Rawhead Rex présente de nombreux traits pouvant en faire une œuvre de qualité. Alors, pourquoi donc Rawhead Rex est-il un nanar ?

Principalement en raison d’une réalisation inepte, faisant en permanence le mauvais choix dans les prises de vues et les valeurs de cadre. A sa décharge, le travail de George Pavlou n’est pas facilité par la teneur des dialogues, souvent ridicules, et des seconds rôles interprétés sans réelle conviction. Certaines situations, qui auraient pu, mieux traitées, comme l’attaque du camp de caravanes par Rawhead, être assez impressionnantes ne donnent rien de plus qu’un spectacle grand guignol où s’agite un figurant à la panoplie perfectible (guère plus crédible que les costumes d’un épisode de Bioman). D’ailleurs, le film paye aussi par ses maquillages totalement cheap. Les gros plans sur le visage de la créature laissent clairement apparaître qu’il ne s’agit là que d’un vulgaire et inexpressif masque en latex (aux ridicules yeux rouges clignotants qui, de plus, louchent un peu) ce qui n’aide pas, avouons-le, à sa crédibilité.



Le final, assez violent, relève un peu le niveau. Quelques passages gore surprenants, des références aux anciennes croyances et notamment au culte de la fécondité, un bon rythme dans le climax, sont des éléments qui nous font un peu oublier les effets spéciaux visuels bien ratés. La séquence du cimetière, si elle est assurément bien cheap, dégage un certain charme désuet, bien représentatif des années 80 (notamment les séries B de Charles Band).

La conclusion de

Deuxième participation de Clive Barker sur un long métrage, Rawhead Rex est une série B au scénario quelconque, assez mal réalisée et mettant en scène un monstre au costume vraiment cheap. Quelques séquences sortent quand même de l’ordinaire, faisant parfois sortir le métrage de son néant artistique. Reste enfin cette amusante ambiance eighties qui amène un certain charme à ce nanar bien kitch.

Que faut-il en retenir ?

  • L’un des premiers travaux de Clive Barker
  • Quelques séquences sympas
  • Une ambiance morbide parfois bien rendue

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu intéressant
  • Une réalisation sans génie
  • Un monstre ridicule
  • Des effets spéciaux cheap

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