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Critique du Film (Direct to Vidéo) : 100 Feet
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : 100 Feet

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 décembre 2010 à 1535

Esprit cogneur

Le pitch de 100 Feet se résume à cette seule phrase : « assignée à résidence, une meurtrière est harcelée par le fantôme de sa victime ».

Le film d’Eric Red est donc une histoire d’esprit frappeur, communément appelé poltergeist depuis qu’un film sur le sujet a connu un certain succès dans les années 80. Avec 100 Feet, on assiste à un huis-clos où un mari violent aux pratiques brutales revient d’entre les morts pour continuer d’exercer sur son épouse son loisir favori. La mise en place de l’intrigue, elle, est un copier-coller de Cherish, une comédie dramatique de Finn Taylor qui n’a rien de fantastique (dans les deux sens du terme). Dans ce film sorti en 2002, Zoe, le personnage interprété par Robin Tunney, était assignée à résidence après avoir été jugée coupable d’un meurtre qu’elle n’a pas commis. Comme Marnie Watson dans 100 Feet, elle se voyait installer un bracelet à la cheville et entretenait avec le policier de surveillance une étrange relation. La suite est complètement différente, Zoe cherchant un moyen de quitter sa prison pour retrouver le véritable meurtrier.

Ici, Marnie a vraiment commis un crime, même s’il s’agissait d’un acte de légitime défense. La justice, hélas, ne l’a pas jugé ainsi et la jeune femme a écopé d’une lourde peine de prison. Deux années plus tard, elle la voit transformée en une assignation à résidence, suite à des problèmes qu’elle aurait connu en milieu carcéral (on n’en saura pas plus, mais l’on en devine la gravité quand on voit qu’elle préfère se voir infliger de violentes roustes par son mari défunt plutôt que retourner en taule). Et c’est là que le film commence à devenir (involontairement) comique. Tout d’abord, on apprend avec stupéfaction que le policier chargé de l’affaire n’est absolument pas impartial puisqu’il s’agit du partenaire de la victime. Oui, monsieur Watson était un flic, et ripoux qui plus est !! (Un élément qui apparait en cours de métrage et qui, finalement, ne sert en rien l’intrigue). Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que les institutions américains font sacrément confiance à l’intégrité de leurs représentants. Ici, elles ont tort, car Shanks (c’est le nom du flic) ne se contente pas de faire son métier, loin de là.

Ce détail n’est pas le seul aspect ridicule du métrage. Voir Marnie effectuer des numéros d’équilibriste pour atteindre la porte afin d’accueillir le livreur et récupérer son courrier est un spectacle absolument désopilant, d’autant plus qu’elle pourrait éviter cette gymnastique vu qu’elle bénéficie d’un délai de trois minutes en dehors du périmètre avant que l’alarme ne soit donnée. On pourra aussi apprécier le sadisme du policier qui, s’il avait fait preuve d’un peu plus d’humanité, aurait pu élargir la zone d’assignation de deux petits mètres car franchement, cela n’aurait pas non plus permis à la prisonnière de filer au Mexique. A coté de cela, Marnie, si elle est certes charmante (Famke Janssen est une très belle femme mais dans le registre dramatique, elle montre ici ses limites), elle est aussi un peu gourde, comme lorsqu’elle se rend à la cave pour récupérer les affaires de son mari et qu’elle insiste pour tout remonter en une seule fois (les trois minutes en durent d’ailleurs sept dans cette cave) et qu’elle glisse imprudemment la main dans un broyeur d’évier (même dans une maison non hantée, je ne m’y hasarderais pas).

Parlons maintenant du fantôme. C’est une ordure, du même style que celui qui martyrise Carla Moran dans L'emprise. En moins obsédé. Lui, il se contente de casser la vaisselle façon Paranormal Activity et de mettre de sacrés roustes à sa femme, comme de son vivant. A cette occasion, on se rend d’ailleurs compte que Marnie s’est sacrément endurcie avec la pratique car, même la tête explosée contre un radiateur et projetée contre un mur sur une distance de cinq mètres, elle s’en tire toujours avec quelques bleus. A coté de cela, force est d’admettre que monsieur Watson a du savoir-vivre (ou qu’il est un voyeur vicieux) car on le voit accepter que son épouse termine ses petites affaires avec un livreur, dans le lit conjugal, où elle prend un malin plaisir à le narguer. Le lendemain, par contre, l’amant se verra contraint à une petite explication avec le spectre, au cours de la meilleure séquence du film.

A coté de cela, 100 Feet est un film de maison hantée comme des milliers d’autres. On a droit aux sempiternelles fausses alertes destinées à nous faire sursauter (le chat, le rodeur) et à la visite du curé. Fait amusant, par contre ; quand Marnie demande au religieux de bénir la maison, celui-ci répond par la négative et prend ses jambes à son cou ! Un excellent passage humoristique (involontaire ou non, je ne sais pas) qui ne se renouvelle hélas pas assez souvent (la chute du cadavre, passant à travers le plafond, est également assez drôle). Plus surprenant est le choix d’un happy end, suite à une séquence ridicule  pouvant se traduire comme un acte de divorce et transformant un spectre en un bombe au napalm. Au final, on obtient finalement un film aussi peu effrayant que Paranormal Activity, initiateur de cette nouvelle vague de ghost stories, mais assurément plus drôle si on prend la peine d’une lecture au dixième degré.

La conclusion de

100 Feet ne révolutionne pas le genre, c'est certain. Il contribue même à un peu à le décrédibiliser par son scénario bourré d’incohérences qui finissent par faire du film d’Eric Red une comédie involontaire. On découvre également avec un brin de regret les limites dramatiques du jeu de Famke Janssen, qui ne parvient pas à rendre son personnage émouvant. Reste une excellente séquence à la violence graphique efficace et quelques passages, moins plats que d’autres.

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle
  • La séquence du massacre de Joey
  • Famke Janssen , très jolie

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario convenu
  • Un spectacle plus drôle qu’effrayant
  • Bourré d’incohérences
  • Famke Janssen, peu convaincante

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