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Critique du Film : Black Swan

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 13 décembre 2010 à 07:43

Le magistral cygne de Darren Aronofsky?

Nina Sayers (Natalie Portman) est une jeune et talentueuse ballerine qui rêve de devenir un jour une « prima ballerina assoluta ». L'opportunité d'obtenir ce titre se présente à elle lorsque Thomas Leroy (Vincent Cassel), un directeur artistique de grande renommée, ouvre une audition pour qu'une des danseuses de l'école devienne sa nouvelle effigie dans son adaptation du Lac des cygnes de Tchaïkovski. Si Nina, grâce à son innocence et sa maîtrise de la danse, se montre un parfait cygne blanc, elle trouve une redoutable rivale en la personne de Lily (Mila Kunis) qui, de par sa sensualité et sa fougue, se montre un parfait cygne noir. Et pour obtenir le rôle, il est impératif d'avoir les deux aspects.

L'œuvre de la maturité pour Darren Aronofsky? ?

Il ne fait plus de doute que Darren Aronofsky est un brillant réalisateur. Au fil de sa carrière, il a pu mainte fois le prouver et se construire un beau palmarès. Certes, personnellement, « Requiem for the dream » par sa thématique et son traitement clipesque ne m'avait pas totalement convaincu, « The Wrestler » m'avait semblé un poil trop académique et manquait légèrement d'émotion. En fait, «The Fountain » était jusqu'à maintenant celui qui m'avait le plus envouté. Véritable hymne à l'amour, il souffrait tout juste par instant d'un manque de rythme, mais l’on était déjà non loin de la perfection. « Black Swan » se situe d'emblée dans la veine que « The Fountain », excepté qu'ici il n'est pas question d'amour pour une personne, mais pour un art, et que Darren Aronofsky touche ici la quasi-perfection tant le réalisateur nous envoute de la première à la dernière minute.

Si le scénario de Mark Heymann, Andres Heinz et John J. McLaughlin semble déjà à la base manifestement bien écrit, il ne serait qu'une métaphore de plus - certes plus intelligente que la moyenne - sur le monde de la compétition sportive et autour du monde du spectacle si Darren Aronofsky n'y avait pas apporté ses choix artistiques.  Le réalisateur va amener le film bien au-delà de sa thématique pour y insuffler un côté sensitif comme rarement vécu dans un film. On ne regarde plus « Black Swan », on le vit ! Darren Aronofsky partage avec nous les frustrations de l'artiste. Sa mutation, ce qu'elle éprouve en termes de joie et de colère, sa douleur mentale comme physique. On peut ressentir ses désirs à tous les instants. Tout comme le personnage interprété par Vincent Cassel, on devient fasciné et séduit par ce petit brin de femme, si fragile, qui se trouve prisonnière d'une passion dévorante qu'elle n'arrive cependant pas à transcender.

Black Swan images de la bande-annonce.

Les traumatismes de Nina, Darren Aronofsky les montre à travers les reflets de miroirs – situés à son domicile ou sur son lieu de travail - ou encore lorsqu'elle prend le métro, mais aussi à travers des personnalités fortes qui l'accompagnent dans sa vie comme sa mère (Barbara Hershey), reflet de l'échec ; Beth Macintyre (interprété par Winona Ryder), reflet de celle qui a tout perdu, ou encore du personnage de Lily (Mila Kunis), reflet du refoulement de ses émotions.

Si jusqu'ici le réalisateur avait déjà pris grand soin d'utiliser la musique comme un personnage dans ces films, cela parait encore plus vrai dans « Black Swan ». Clint Mansell, un habitué du réalisateur, se réapproprie la musique de Tchaïkovski, en préserve toute sa force émotionnelle, et la transcende en la faisant correspondre aux images du réalisateur, mais aussi à l'histoire elle-même.

Nathalie Portman dans Black Swan

Un casting bouleversant

Darren Aronofsky ne se contente pas que d'être qu'un éminent technicien et conteur, il démontre aussi, tel un grand chef d'orchestre, un grand talent pour diriger ses acteurs. Natalie Portman, qui avait déjà à plusieurs reprises montré qu'elle pouvait être une très bonne actrice, comme son personnage dans le film, semble s'être complètement laissée guider par son réalisateur (et son rôle) et nous offre là sa meilleure prestation. Fragile, envoutante, désirable, repoussante, folle, innocente, complexe, avec le personnage de Nina il y a de grandes chances, cela serait amplement justifié, que l'actrice rafle toutes les récompenses durant l'année 2011. Mais Natalie Portman n'est pas là seule à se montrer époustouflante, Vincent Cassel nous offre une très belle prestation, et Mila Kunis, qui jusqu'ici n'avait tourné que dans des productions aisément oubliables, se construit une très belle carte de visite tant elle arrive à suivre de très près la performance de celle qui a le rôle principal. Les fans de Winona Ryder seront peut-être déçus de voir l'actrice aussi peu présente dans le film, cela n'enlève en rien son importance dans l’intrigue et il n'est donc nullement ici question de figuration.




95

Bien que le sujet de « Black Swan » soit très « terre-à-terre », Aronofsky utilise la métaphore fantastique pour mener son entreprise et dirige son film comme un grand ballet ou la prestance des acteurs, la musique, le décor et le mouvement forment un ensemble d'éléments parlant de passion et de tragédie. Une œuvre complètement envoutante, on touche ici la quasi-perfection.

Critique de publiée le 13 décembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation magistrale,
  • le travail sur la musique,
  • le jeu des acteurs,
  • la photographie,
  • l'émotion que dégage le film.

Que faut-il oublier ?

  • Peut-être en trouverais-je à la deuxième vision...

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