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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Des serpents à bord
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Des serpents à bord

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 3 décembre 2010 à 1806

Serpents de mer

Le gouvernement américain (représenté par un Tom Berenger vieilli et adipeux qui suit apparemment Steven Seagal sur la voie du Bouddha chinois) est dans l'embarras. Sous la pression des Chinois, il se doit de rapatrier les scientifiques d'un laboratoire secret travaillant sur l'ADN des reptiles, plus précisément des serpents. Tout plein de serpents, de toutes les tailles et de toutes les couleurs ; des gros, des minces, des rouges, des blancs, des bleus, un véritable feu d'artifice rampant! Toutefois, malgré l'urgence, les services secrets n'entendent pas perdre totalement le fruit de ces recherches, ils ordonnent donc aux deux chercheurs sur place, le docteur Andrea Swanson (Krista Allen, ex-Emmanuelle dans l'espace qui va ici jouer les sainte Nitouche dans les douches) et son assistant (un gros crétin et, comme nous allons pouvoir le vérifier, un sacré salopard), d'emporter quelques spécimens avec eux, dans des containers hermétiques. Et les voilà tous deux embarqués à bord d'un vieux sous-marin désarmé, dirigé par le commandant James O'Neill (Luke Perry, qui décidemment voit sa carrière partir en quenouille). Le déchainement nanar peut débuter...

En premier lieu, pour le scénariste Mark Sanderson, il a fallu trouver un moyen pour que les reptiles puissent s'échapper de leur container présumé scellé. Dire qu'il ne s'est pas creusé les méninges est un euphémisme. Il a simplement désigné un figurant pour incarner le marin abruti qui, par curiosité, va ouvrir l'un des containers et le payer de sa vie. A ce moment, l'on se rend compte que le récipient contient nettement plus de serpents que prévu. En effet, sans que l'on sache pourquoi, l'assistant a décidé de désobéir aux ordres et d'emporter tous les spécimens. Une vingtaine de serpents se répandent donc à bord du navire, semant la mort et la terreur alors qu'en surface la flotte chinoise cherche à détruire le submersible. La situation va même tourner au désastre quand deux serpents géants vont s'échapper de l'autre container... en le brisant à coup de crane!

Le film, déjà mal embarqué (un comble pour une histoire de bateau), va alors tourner en un véritable n'importe quoi, parfois bien délirant (pour la plus grande joie du nanarophile). On remarque tout d'abord que les serpents de tailles normales se déplacent en nébuleuse d'une pièce à l'autre du navire, comme par magie. On imagine bien Fred Olen Ray, le réalisateur, donner les indications au dresseur: "Bon, Bill, écoute, on s'en fout de tes serpents, jette les en tas par terre où mets-les sur les meubles, ça n'a aucune importance!" C'est une évidence, le fait que chaque pièce d'un sous-marin soit hermétique une fois le sas fermé ne gène pas outre-mesure ce vieux briscard du nanar, qui en a vu d'autres dans le registre de l'incohérence. Bref, par la magie du cinéma et du j'm'en-foutisme, les serpents se trouvent dans une coursive, dans la cuisine, dans la chambre du commandant, dans le poste de contrôle, dans les douches, etc. Jusqu'à ce que le docteur Swanson pense à faire chauffer une pièce pour les y attirer. Une idée qui va entrainer une autre situation surréaliste. Entrant dans l'adite pièce, le commandant va en effet y découvrir la jeune femme assise en position zen, couverte de serpents, sans que l'on sache comment elle en est arrivée là... et surtout pourquoi, vu qu'elle flippe comme une malade!

Venons-en maintenant aux serpents géants...

Pensant probablement qu'une simple invasion de vulgaires serpents ne suffira pas à divertir le spectateur (ou voulant faire "mieux" que Des serpents dans l'avion), Mark Sanderson et Fred Olen Ray ont eu l'idée d'introduire dans le récit deux gigantesques serpents en CGI, deux créatures cartoonesques horriblement modélisées qui vont errer dans le navire à la recherche de proies. Force est de dire que leur présence dans le film est un atout car, en plus de nous faire rire par leur apparence ridicule, ils vont être au centre de la séquence la plus désopilante du film. Je ne peux m'empêcher de vous narrer. Alors, moooteur, action !
L'un des serpents géants pénètre dans le poste de contrôle et se retrouve face au commandant. S'en suit un jeu de cache-cache puéril entre le serpent hilare (imaginez Kermit la grenouille sans ses pattes et long de six mètres) séparé du brave officier par le périscope du sous--marin. On pense alors "il va arriver un moment où, agacé, ce stupide reptile va percuter le montant du périscope et s'assommer". Et bien, pas du tout! C'est au contraire Luke Perry qui, décidé à fuir, se retourne, fait deux pas et s'explose le pif contre un poteau avant de tomber, groggy, au sol! Le serpent, lui, se marre. Comme nous.

Malheureusement pour l'intérêt du film, tout le métrage ne dégage pas le même niveau de débilité et comme il n'y a pas grand-chose de très intéressant à voir, on s'ennuie parfois un peu. Il semblerait que Fred Olen Ray, en quittant le temps d'une bouse ses comédies érotiques à base de bimbos siliconées, n'ait finalement pas eu envie de soigner son travail plus que nécessaire. Personnellement, je ne retiendrais qu'une seule chose, futur remède contre mes brefs moments de blues. Une réplique du commandant O'Neill, alors qu'il observe une morsure de serpent sur la main de l'un des ses marins, dont les traces des deux crocs sont séparés de cinq bons centimètres : « c'est une morsure. » Puis, fronçant les sourcils : « Peut-être une grosse araignée ?

La conclusion de

Une séquence. Oui, Des serpents à bord vaut le coup d’œil rien que pour une unique séquence : Luke Perry jouant les Harold Lloyd contre un poteau, dans un vieux sous-marin. Le reste n’est que littérature.

Que faut-il en retenir ?

  • La gamelle de Luke Perry
  • Des serpents géants ridicules, donc rigolos
  • Drôle au dixième degré

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide
  • Une réalisation de fumiste
  • Des dialogues débiles

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