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Critique du Téléfilm : Les convoyeurs de l'espace
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Critique du Téléfilm : Les convoyeurs de l'espace

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 19 octobre 2010 à 2018

Leeloo Multiblast vs the Space Spiders

"Dans l'espace, personne ne vous entend vous faufiler". C'est du moins ce que devaient penser les contrebandiers Tycho Jones et Lei Chen avant de se faire surprendre par la patrouille et de se retrouver dans une pièce sordide, soumis à un étrange interrogatoire par des militaires aux intentions peu orthodoxes. Un peu coincé par des affaires anciennes qui pourrait leur coûter quelques années sur "une planète-prison si lugubre que leur trou du cul, à coté, c'est la surface du soleil",  les deux sympathiques aventuriers se voient obligés d'accomplir une mission pour le compte du gouvernement: s'introduire dans une station spatiale de loisir pour y récupérer un colis.
Arrivés sur les lieux, ils découvrent que le "paquet" est en fait un caisson bien trop volumineux pour être évacué en toute discrétion. Ils décident alors d'en vider le contenu, ouvrent le réceptacle et... réveillent une jeune femme plongée dans un coma artificiel! Amnésique, cette dernière ne se souvient plus de rien, à commencer par son identité...

Un soupçon de Cinquième élément, une louche de Serenity, une grosse poignée de Starship Troopers, une tranche de Star Wars, une cuillérée de Planète Hurlante, une pincée d'Aliens, le retour, voilà les principaux éléments du scénario de Star Runners, rebaptisé pour la sortie française Les convoyeurs de l'espace. Production Syfy un brin plus luxueuse que les autres, réalisée par Mat King(un autre jeune réalisateur australien à ne pas confondre avec Jonathan King), ce film mêlant space opera et planet opera débute par un dogfight spatial assez sympathique avant de s'achever de manière un peu moins brillante, après quatre-vingt dix minutes composées d'une succession de séquences aux niveaux qualitatifs variables. Inégal, donc, mais pas certainement pas monotone car Star Runners présente l'avantage de posséder un récit assez riche en péripéties - combats spatiaux, visite de station spatiale, crash d'astronef, exploration d'une planète et visite d'un avant-poste humain abandonnée, affrontements avec des créatures aliens. Evidemment, cela ne brille pas par une quelconque originalité (cela renvoie à chaque fois à l'une des œuvres citées plus haut) mais l'enchainement des situations est suffisamment bien rythmé pour que l'on ne s'ennuie pas trop.

La plus grosse partie de l'histoire se déroule dans un bunker (à l'intérieur bien cheap, force est de l'admettre) situé sur une planète soumise à des éruptions solaires. Les protagonistes doivent donc se protéger à la fois des terribles radiations qui balayent régulièrement la surface mais doivent aussi lutter contre des immenses insectes qui se sont établis dans (et autour de) la base. De plus, les naufragés vont devoir trouver rapidement un moyen de quitter cet endroit inhospitalier car les autorités sont à leur recherche et il y a tout lieu de penser qu'ils ne vont pas tarder à débarquer. Les affrontements contre des nuées de parasites géants sont donc très fréquents et, dans ces moments là, les effets gore (hélas numériques) sont bel et bien présents. Sympathique également, cette équipée de naufragés de l'espace composée de jolis bimbos armées jusqu'aux dents, de mercenaires débonnaires et du salopard de service. Les combats sont bien nerveux, et la réalisation fait dans le registre viscéral et gros qui tache. Vers la fin, Mat King joue même dans la surenchère à la Starship Troopers quand les insectes se mettent à voler et que du sable jaillit une colossale créature insectoïde. Evidemment, la perfectibilité des effets visuels (les inserts des explosions numériques sont particulièrement mauvais) empêche ces plans d'être totalement efficaces mais l'effort reste louable. Pour ce qui est de l'impression générale, du mariage de tous ces éléments, il émane une atmosphère "comic books" assez marquée et plutôt accrocheuse, qui nous fait oublier un peu les faiblesses d'un script qui n'arrive à aucun moment à nous surprendre.

L'élément clé de l'intrigue est Asta, une jeune femme qui possède des incroyables pouvoirs destructeurs (on en revient au genre comic books). McGuffin de charme, elle est convoitée par les responsables d'un gouvernement totalitaire (représenté par un vil colonel et son lieutenant obséquieux), des rebelles appartenant à un mouvement démocratique... et par le héros, mais pour une tout autre raison (une sorte de syndrome de Lima qui va transformer Tycho Jones en un chevalier servant). A ce sujet, il est bon de noter que le niveau d'interprétation est d'assez bonne qualité, notamment pour ce qui est du rôle principal, interprété par un comédien peu connu hormis des fans de Star Trek Enterprise: Connor Trinneer. Sans parvenir à dégager la même aura de sympathie qu'un Nathan Fillion ou un Harrison Ford (à sa décharge, la "richesse" de ses lignes de dialogues bride sa performance), Connor Trinneer réussit tout de même à incarne avec une certaine justesse l'archétype manichéen du mercenaire au grand cœur. A coté de lui, le sud-coréen James Kyson-Lee (Ando dans la série Heroes) incarne le co-équipier un peu foutraque avec une bonne aisance. Le reste du casting est composé de quelques comédiens américains (les belles Aja Evans et Shelly Varod) est des habituels et solides acteurs bulgares défrayant dans les productions Syfy (Velizar Binev, Yana Marinova, Hristo Mitzkov, Velislav Pavlov). Finalement, le personnage le moins convaincant est la puissante Asta, en raison du manque de charisme de son interprète, Toni Trucks.

 

La conclusion de

Force est de reconnaitre l'habileté de Mat King, qui a su tirer le maximum des maigres moyens qui lui étaient alloués. Au final, si Star Runner n'est pas une horrible bouse à la Starship Trooper 2 mais un DTV plutôt divertissant, tout le mérite revient à ce jeune cinéaste australien plutôt débrouillard. A coté de cela, ne vous attendez pas à voir en cette humble production Syfy une œuvre sans faille. Au contraire, le cahier des charges imposé par le script était vraiment trop exigeant pour que le métrage ne présente pas de nombreuses faiblesses techniques et narratives. Une perfectibilité qui est cependant compensée par un récit riche en péripéties et doté d'un casting sympathique.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation consciencieuse
  • Une bonne ambiance
  • Un casting sympathique
  • Un film bien rythmé

Que faut-il oublier ?

  • Un indéniable aspect cheap
  • Des effets spéciaux perfectibles
  • Un scénario guère passionnant

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