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Le Village des Ombres >

Critique du Film : Le Village des Ombres

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 18 septembre 2010 à 09:00

Bienvenue dans le petit village de Ruiflec

Une première production cinématographique pour Kobayashi, un nouveau distributeur (DistriB Films), un premier long métrage pour son réalisateur ; « Le village des ombres » cumule les défis. Des défis largement compliqués par le climat morose d’un cinéma de genre qui a décidément bien du mal à remplir les salles. Alors, ce Village des ombres est-il construit sur bases aptes à conquérir un public ?


La seconde guerre mondiale, dans le village de Ruiflec. Deux militaires allemands semblent terrifiés par une force obscure. Après que l'un ait disparu, le second essaie de mettre fin à ses jours sans pour autant y parvenir. En effet, la « chose » qui hante les lieux semble bien décidée à terrasser elle-même l'officier. Ce fut une journée qui se termina sur un hurlement. Des années après le drame, un groupe d'amis, embarqués à bord de deux voitures, fait route vers le fameux village afin d'y passer le Week-end.

Le cinéma français commence à comprendre que la «French terror », c'est sympathique un moment, mais que finalement cette  « horreur extrême » a ses limites, finissant immanquablement par se répéter. « Le village des ombres » s’appuie donc vers une trame plus « fantastique », et dans une certaine mesure, cela fait plaisir. Pour construire leur scénario, Fouad Benhammou, Lionel Olenga et Pascal Jaubert ont puisé dans leurs références, dans le cinéma espagnol, le cinéma fantastique américain des années soixante, tout en plaçant l'intrigue dans un vieux village aux façades certes inquiétantes, mais bien de chez nous. S'il y a bien deux ou trois détails que l'on aurait aimé voir développés, le script est plutôt malin, et rappelle quelque peu le trip que l'on pouvait ressentir devant les meilleurs épisodes de la quatrième dimension.

Fouad Benhammou, qui signe ici son premier long-métrage, semble avoir bien pris leçon des erreurs de ces prédécesseurs. Du coup, on se retrouve avec une direction d’acteur moins excentrique, plus justifiable - tout simplement plus vraie - mais aussi avec un cinéma plus affectif et moins renfermé. Si le traitement s’oriente donc vers un côté plus « grand public », le récit apparaît comme une légende urbaine très attrayante et surtout bien mise en images. Au niveau de la réalisation, il y a un grand nombre de passages, sans être « gorifiques », qui arrivent à créer une certaine tension - comme lorsqu’un groupe se trouve coincé dans une voiture pendant qu’une menace les entoure. De plus, il affiche un aspect esthétique très poussé qui lui confère une légère touche onirique, en particulier lorsque le réalisateur revient sur les origines du village. Certes, au niveau du montage, il aurait peut-être été souhaitable que Fouad Benhammou et son monteur n’introduisent pas ces trop courtes – et inutiles - séquences tirées du « futur » et provoquant quelques ruptures de rythmes. En outre, peut-être aurait-il été intéressant de se focaliser légèrement plus sur le personnage de Lila et ses connections avec l'au-delà. Reste que découvrir cette réalisation soignée, avec cette attention toute particulière à faire de ce village maudit un personnage à part entière, est un véritable plaisir.

Les premiers rôles du « village des ombres » sont tenus par un trio de femmes qui, si elles ne se dénudent pas (bien oui, nos rêves ne se réalisent pas parfois !), ne manquent ni de sensualité, ni de caractère. On retient surtout Bárbara Goenaga, qui cohabite particulièrement bien avec la caméra, est dont le charme hispanique ne laisse bien évidemment pas de marbre. Christa Theret et Ornella Boulé sont très crédibles, et semblent assez proches pour donner l’impression d’être de la même famille. Globalement, on appréciera l’attention particulière portée sur la diction lors des séquences dialoguées. Le mal-être du cinéma français actuel étant de réciter des textes soit de manière trop théâtrale, soit de manière peu audible, on est content donc de voir qu’ici les acteurs trouvent dans leur ensemble le ton juste.

70

« Le village des ombres »  est une bonne surprise. Joliment filmé, très bien interprété et surtout s’appuyant sur une histoire habile et plutôt bien construite - surtout si l’on doit la comparer aux habituelles productions hexagonales. Le film semble présenter tous les arguments pour plaire, alors espérons donc que le public encouragera cette orientation plus fantastique qu’horrifique, et surtout qu’il passera un très bon moment dans ce village de Ruiflec. Gaffe tout de même à bien en revenir et ne pas vous égarer en chemin…

Critique de publiée le 18 septembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne ambiance
  • Une histoire convaincante
  • Une bonne distribution
  • Le charisme de Bárbara Goenaga
  • Une mise en image soignée.

Que faut-il oublier ?

  • Un montage perfectible,
  • Quelques détails ayant mérité un approfondissement.

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