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Club Satan: The Witches Sabbath >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Club Satan: The Witches Sabbath

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 septembre 2010 à 18:37

Blood, Sex and... euh... Sex

Une jeune femme est entrainée dans une spirale satanique mêlant déchainements orgiaques et actes blasphématoires…

Mmouais, encore un porno essayant de masquer sa misère artistique et de se trouver une justification derrière de peu crédibles arguments sulfureux. En fait, pour ce qui est de ce Club Satan, The Witches Sabbath, le but est bien clair: attirer l'attention de polissons amateurs de musique black metal comme Porn of the Dead était sensé séduire les fans de films gore. Même principe, même moyens, même résultat: un film réalisé en DV, mettant en scène quelques acteurs de films X se vautrant dans le stupre au sein d’un minimaliste décorum thématique, les "zombies " triquards étant ici remplacés par des aficionados d'Anton LaVey aux queues frétillantes.

Partant du principe que l'efficacité du porno s'appuie sur les même déclencheurs psychologiques et les mêmes stimuli que l'horreur et le gore, l'artiste provocateur Shane Bugbee et sa femme Amy ont joué du buzz internet et le soutien du groupe de black metal Dark Funeral (qui clôt même le film avec un extrait de concert, la chanson est King Antichrist) pour essayer de faire d'un simple (et mauvais) film de boules une sorte de manifeste satanique, un type d'œuvre plus apte à être remarqué. "The first-ever Satanic porno movie!", vante d'ailleurs la jaquette. Diantre, et si l'on en croit les commentaires circulant sur le web, le film aurait même été supervisé par l'un des leaders de l'Eglise de Satan! Laissez-moi rire. En fait, l'arnaque aurait pu fonctionner si le cinéaste avait eu l'intelligence de choisir un véritable angle d'attaque dans son traitement. Faux documentaire (dans le style Vampyres, de Laurent Courau) ou construction d'une intrigue, peu importe, l'essentiel était d'amener un tant soit peu de véracité dans cette histoire minimaliste. Non, en véritable fumiste, Shane Bugbee a préféré jouer de sa caméra dans des close-up répétitifs sur les orifices souillés d'une hardeuse (Heather Gables) recouverte de (faux ?) sang. Le dos de la jaquette du DVD ne présente aucun résumé du scénario; normal, il n’y en a pas. C'est juste une fille qui fait de la balançoire, se masturbe avec un crucifix et les pages d’une Bible, s’adonne au saphisme avec deux nonnes hystériques (Cassandra Cruz et Dakota), teste un autre crucifix, fait une gâterie à un mec se baladant en bure dans la rue et finit dans un classique gang-bang aux allures de fête d'Halloween.

Le film est d'autant plus ridicule que le film est nettement moins sensationnel (et sulfureux) qu'il le prétend. Bon, on y humilie les symboles de l'église (la fille urine sur un visage christique), l'on se complait dans le blasphème et l'on prêche le cul(te) du Grand Cornu mais il n'empêche que, à moins d’être très attaché aux valeurs de l’Eglise, le métrage est moins éprouvant que la plupart des torture porn. La raison est évidente, Club Satan, The Witches Sabbath visant avant tout une clientèle de film X, Shane Bugbee ne pouvait se permettre de trop maltraiter son actrice. La recouvrir de litre de sang et de liquide séminal, passe encore (bien au contraire!), mais hors de question de lui casser un ongle! A la limite, on peut lui tirer un peu les cheveux. Au final, le film ne peut satisfaire personne, ni les amateurs de films pour adulte extrêmes, qui vont trouver le spectacle trop conventionnel, ni les amateurs de vrai cinéma trash et digressif, qui vont assister à un insipide porno. Quand aux satanistes (si, si, il y en a), ils vont vraiment se demander quels sont les points communs entre eux et cette équipe d'obsédés en bure de moine. On en arrive à se demander ce qui a bien pu passer par la tête des suédois de Dark Feneral, qui se posent comme de VRAIS satanistes et qui se discréditent totalement en se compromettant dans cette partouze minable aux couleurs grenadins. Remarquez, heureusement qu’ils sont là, car le seul élément intéressant du film est sa B.O. le bande son, très soignée et vraiment percutante.

20

Provocateurs éclairés, artistes underground, créateurs de l'intéressant Expo of the Extreme, Shane et Amy Bugbee ont, par le passé, souvent déclenché le scandale dans les médias américains (comme lorsqu'ils avaient édités en CD audio Dana Plato's Last Breathe) mais leur démarche était toujours apparu comme, sinon sincère, du moins intéressante. Avec Club Satan, The Witches Sabbath, force est de dire que le couple est tombé bien bas. Ce film n'est en fait qu'un banal film porno que les auteurs ont tenté de maquiller en manifeste satanique, un produit putassier destiné à séduire une clientèle abusée par le buzz internet, le passé mouvementé des Bugbee et (l'inexplicable) présence du groupe de black metal Dark Funeral. Une arnaque.

Critique de publiée le 6 septembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • La B.O., de l’excellent black metal

Que faut-il oublier ?

  • Un simple porno, pas terrible en plus…

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