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Critique du Film : Captifs
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Critique du Film : Captifs

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 3 septembre 2010 à 1607

Il n’est jamais bon de s’égarer en campagne.

Après avoir accomplie une mission humanitaire dans les Balkans, Carole et deux autres médecins sont sur le chemin du retour. Sur le trajet, une des routes principales se retrouve barrée pour cause de déminage. Plutôt que d’attendre trois heures, ils décident de tenter leur chance en passant par une petite route. Assez rapidement, le petit groupe de Français va comprendre que c'était là une mauvaise idée et qu'ils auraient mieux fait de s'armer de patience. Perdus au milieu de nulle part, ils finissent par demander leur chemin à des paysans du coin. Peu de temps après, ils sont attaqués et kidnappés par des inconnus.

Encore un film cloisonné ? Un « survival » linéaire et prévisible de plus ? Va-t-il y avoir au moins une histoire originale ? Le film fera-t-il fauché ? C’est toutes les questions qui nous viennent à l’esprit quand l’on se rend à la séance de Captifs, un film au pitch peu rassurant. Il y a donc comme une sorte d’enthousiasme naissant lorsque l’on assiste à cette séquence d'introduction dotée d’une photographie somptueuse, mais surtout apparaissant comme une mise en bouche des plus efficaces, faisant là dignement écho à Cujo tout en n’ayant rien à lui envier. Après une telle entame, on en vient alors à espérer une bonne surprise. Cependant, la promesse ne sera pas tenue et le film finira par décevoir.

D’un point de vue purement technique, Yann Gozlan a réussi haut la main son premier film. Il est évident que le réalisateur a parfaitement su s’entourer. Non seulement l’image est très belle, mais l’utilisation du son est des plus remarquable. Les cadrages sont très bien pensés, la séquence de course poursuite finale est parfaitement maîtrisée et remarquablement découpée, les gros plans arrivent à magnifier les acteurs comme rarement on a pu voir dans un film français. Yann Gozlan fait donc déjà preuve d’un véritable talent de maître d’orchestre.

Le problème intervient dès que l’on se penche sur l’histoire. Le sujet, en lui-même, se trouve déjà dans une énorme problématique : qui n’a pas déjà vu une multitude de films dans lesquels un groupe de personnes se retrouve kidnappé et enfermé par des espèces de campagnards (si possible étrangers) complètement sadiques ? Si le scénario de Yann Gozlan et Guillaume Lemans part sur une base intéressante avec ce traumatisme de jeunesse dû à une attaque de chien, celle-ci sera par la suite très mal exploitée, rendant même prévisible une partie du déroulement de l’histoire. L’idée est en effet bien trop peu exploitée, devenant juste un prétexte à créer de faux rebondissements, qui auront même pour conclusion d’imposer une séquence des plus invraisemblables. À cela s’ajoute un métrage qui se trouve être sur une longue partie un huit-clos dans laquelle on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose. Cet aspect est d’autant plus gênant que, de par la construction de leurs profils et de leurs intentions, le comportement des « méchants » devient vite prévisible. Il en résulte que Captifs ne présente ni le côté « psychopathe charismatique » ni la moindre idée qui viendrait à casser la structure type du « survival ». Comme l’aspect« gore » est voulu globalement sage, rien ne vient pimenter ou faire oublier cette perpétuelle impression de ce déjà vu.

Pourtant, en plus de ses qualités techniques, Captifs bénéficie d’un casting faisant preuve d’une incroyable justesse de jeu. Chose rare dans un film français, le spectateur n’a pas la sensation de voir des acteurs jouer dans une pièce théâtrale. On retient particulièrement la performance de Zoé Félix, qui démontre ici toute l’étendue de son talent. En grande comédienne, elle parvient sans mal à s’effacer devant son personnage de Carole, démontrant ainsi ses excellentes capacités dramatiques.

La conclusion de

Techniquement, « Captifs » n’a rien à envier aux films de types « Survival ». Très bien réalisé et mis en image, le film souffre hélas d’un scénario qui d’un côté demeure bien trop sage et classique - notamment pour les adeptes du genre habitués à de telles péripéties - et de l’autre bien trop sombre et renfermé pour attirer le spectateur non initié. S’il y a donc plusieurs fulgurances qui méritent l’intérêt, il est dommage que l’histoire colle à un fort classicisme, surtout dans un genre où la compétition est rude et les productions de ce type nombreuses.

Que faut-il en retenir ?

  • Une belle mise en image,
  • un très bon jeu des acteurs,
  • un fabuleux travail sur le son.

Que faut-il oublier ?

  • Des ficelles trop perfectibles,
  • une forte impression de déjà vu,
  • une partie centrale un peu longuette.

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