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Critique du Film : Psychosis

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 1 septembre 2010 à 17:36

Le garde-forestier est un obsédé

Une romancière s'installe avec son mari dans un manoir isolé de la campagne anglaise. Elle espère y trouver le calme nécessaire pour construire son nouveau roman. Le mari, lui, passe ses journées à Londres où il y est appelé pour son travail. Seule dans cette grande maison, la jeune femme va rapidement devenir craintive, d'autant plus qu'elle est témoin d'étranges phénomènes et qu'elle doit supporter la présence d'un gardien au comportement obscène et inquiétant...

Prenant comme base de travail l'histoire d'un mari infidèle qui désire s'approprier la fortune de son épouse en la faisant passer pour folle, Psychosis débute déjà sur un concept assez souvent rencontré dans le domaine du récit policier. Si, à cette idée de départ, on rajoute la manière, avec un scénario exploitant une banale intrigue construire à partir de diverses séquences brassant différents éléments propre au cinéma d'épouvante et doté d'un final du genre "tel est pris qui croyait prendre", on peut même affirmer que le film de Reg Traviss aura le plus grand mal à surprendre le cinéphile amateur de thrillers psychologiques. Et comme l'on ne peut pas vraiment dire que l'ensemble est bénéficié d'une mise en forme des plus judicieuses, le résultat final échoue à tous les niveaux. Petite revue d'ensemble de ce produit insipide.

Psychosis, comme bon nombre de films de ce genre, essaie de construire son efficacité et son suspense sur le doute. Pour ce faire, Reg Traviss ne sort pas des sentiers battus et récupère les vieilles recettes qui ont fait le succès de Scoubidou, en l'agrémentant d'une sauce plus adulte. Il met donc en scène une héroïne au passé dépressif (donc au point de vue peu fiable) et déroule son récit en alternant les séquences hallucinatoires, les phénomènes inexplicables et les manipulations crapuleuses destinées à faire craquer la romancière. Le but est évidemment de nous laisser dans l'incertitude concernant la véracité des faits, même si l'on sait pertinemment (des séquences explicites sont consacrées à nous le prouver) que le mari est une ordure. Le problème, c'est qu'à force d'essayer de nous embrouiller è grands renforts de faux-semblants, de twists et de bizarreries, Reg Traviss finit par se prendre les pieds dans le tapis et s'enlise dans une narration brouillonne et remplie d'incohérences. Par exemple, je veux bien que Susan ait peur de rester seule dans cette grande baraque lugubre, mais inviter à sa table, alors qu'il n'y a pas une âme qui vive des kilomètres à la ronde, un homme qui la terrifie, je trouve ça guère plausible (à moins qu'elle est été hypnotisée par ses atouts virils découverts la veille dans la forêt). Evidemment, dans ces conditions, tous les protagonistes du film apparaissent comme louches (même le curé), mais le film n'en est pas plus passionnant pour autant.

Le réalisateur tente aussi de cultiver une atmosphère éprouvante, voire malsaine. Sans toutefois avoir le cran d'aller au bout de sa démarche. Psychosis subit donc les méfaits d'un décalage entre l'ambiance recherchée et son aspect démonstratif, qui est finalement bien lisse. Ainsi, la séquence consacrée à suivre le mari infidèle dans ses parties fines échoue à nous choquer tant elle est ridiculement prude, le "viol" de Susan est aussi torride qu'un extrait de téléfilm érotique diffusé en fin de nuit sur M6 (et encore!), quand au gore, il n'apparait que vers la fin, à travers quelques timides exécutions au couteau. Au milieu de toute cet aspect graphique aussi excessif qu'un roman de Marie Higgins Clark, le plan ou sont exhibés nettement les attributs masculins de l'homme à tout-faire est assurément surprenant, mais tout aussi décalé, donc ridicule. Mais, non content de nous proposer un spectacle des familles, Reg Traviss se vautre dans une réalisation désuète, fainéante et sans aucune personnalité. Imaginez une adaptation des histoires de Miss Marple ou d'Hercule Poirot (la finesse de l'écriture en moins) datant des années 50 et vous aurez une vision assez fidèle du travail du cinéaste.

C'est Charisma Carpenter qui interprète Susan, la romancière dépressive. Si son visage vous évoque quelque chose, c'est normal; rappelez-vous, c'était elle la splendide Cordelia dans la série Buffy contre les vampires! Il est vrai que depuis l'on ne l'a plus guère revue en haut de l'affiche. Star américaine de ce film britannique, elle se voit chargée de donner vie à une femme plongée dans le désarroi et l'incertitude. Elle y parvient en partie. Disons que sa performance n'est pas honteuse mais elle a tout de même la plus grande difficulté à nous faire oublier que le comportement de son personnage est assez souvent incohérent et un peu trop naïf. De plus, certaines séquences l'amène à adopter un air de chien battu un brin ridicule. Elle se débrouille toutefois mieux que Paul Sculfor, totalement à coté du sujet dans le rôle de David, le mari machiavélique. Soit il appuie trop le coté "sombre" de son personnage, soit il aussi expressif qu'une moule, mais il n'est jamais dans le ton. Finalement, celui qui s'en sort le mieux, c'est Ricci Harnett (le caporal Mitchell de 28 jours plus tard). Le comédien interprète avec justesse Peck, un garde-forestier et ancien militaire, au regard inquiétant et au comportement ambigu.

25

Psychosis est un thriller psychologique aussi morne qu'un jour sans soleil. L'intrigue, brouillonne et mal exploitée par une réalisation atone, se traine lamentablement durant 90 minutes avant de s'achever dans un twist final aussi facile qu'idiot. Les acteurs (Charisma Carpenter en tête) ont beau essayer de tirer le métrage vers un niveau d'intérêt un peu plus digne, rien n'y fait - d'autant plus qu'ils n'ont pas le talent pour ce faire. Au final, un spectacle inepte, un film chiant.

Critique de publiée le 1er septembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Charisma Carpenter, un actrice rare
  • Techniquement sans grands défauts

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue brouillonne
  • Une réalisation sans relief
  • Un film très lisse
  • On s'ennuie ferme!

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