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Critique du Jeu Vidéo : Dragon Quest : L’odyssée du roi maudit
Dragon Quest : L’odyssée du roi maudit >

Critique du Jeu Vidéo : Dragon Quest : L’odyssée du roi maudit

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 24 août 2010 à 1257

Such a pity...

Alors que Dragon Quest IX : Les sentinelles du firmament vient tout juste de débarquer chez nous, retour sur le premier épisode de cette grande saga sortie en France en 2006. A ceux qui n'ont jamais entendu parler de gluants, de smilodons, de sauvegarder dans des églises ou de fouiller dans les placards des étrangers, je vous conseille de lire ce qui suit.

Dragon Quest est donc une série de RPG japonais très populaire créée en 1986 par le studio Enix, avec au générique trois personnes emblématiques :  Yoji Horii, fondateur de la série occupant les postes de concepteur et de scénariste, Kôichi Sugiyama compositeur de la musique, et enfin  Akira Toriyama character designer attitré de la licence (et accessoirement créateur de Dragon Ball, excusez du peu). Si deux de ces noms ne sont pas connus dans notre contrée, il faut savoir que Dragon Quest, au Japon, concurrence très fortement Final Fantasy, l'autre grand titre du RPG nippon développé par Square. En 2003, les deux studios mythiques ont fusionné pour devenir Square Enix, l'élément déclencheur étant probablement de l'arrivée de Dragon Quest : L'odyssée du roi maudit en France. Le bébé, accompagné d'au moins trois acolytes présentés ci-dessus, fut confié au développeur tout aussi japonais de Level-5 (à qui l'on devait déjà la saga Dark Cloud), lequel était donc charge de poursuivre la saga sur son premier (et seul) épisode sur PS2.

Pour avoir jeté un coup d'œil sur les remakes des épisodes précédants sur DS, il faut reconnaître que l'esprit de la série est toujours présent sur cet épisode - rappelons que la série, à l'instar de Final Fantasy, propose un monde et une histoire complètement nouveaux à chaque fois – le tout portant la patte graphique de Toriyama, tout de suite reconnaissable (le héros à d'ailleurs des faux airs de Sangohan adolescent). Les musiques, douces et comiques (comme des comptines enfantines), sonnent terriblement juste (on peut juste regretter que les principales soient trop souvent misent en boucle). Le jeu se démarque également des RPG de l'époque par son cel-shading assez fin, offrant au titre un rendu très anime donnant vraiment l'impression de se balader dans un dessin-animé. Le soft n'est pas le plus beau, techniquement parlant, mais sa charte graphique vraiment unique et le charme façon Europe médiévale de ses villes et extérieurs, sont tout de même sublimes ; rien qu'un coucher de soleil sur une cascade vaut vraiment le coup d'œil. L'humour très présent dans la saga, se retrouve à la fois dans les designs des personnages, mais également dans ceux des monstres qui étonnent par leur diversité (on devine le génie comme le plaisir des designers ayant travaillé sur le titre).

On retrouve cet humour graphique dans le fameux roi maudit Trode. Ce dernier à donc été transformé en créature verdâtre repoussante par un bouffon un peu sorcier sur les bords appelé Dhoulmagus, qui en profite d'ailleurs pour transformer la princesse en jument et le château en ville endormie façon La Belle au bois dormant. C'est donc là que vous intervenez, vous, simple garde ayant miraculeusement échappé à la malédiction, devant accompagner les transformés pour retrouver le bouffon et inverser la malédiction. Malheureusement le bougre voyage vite de villes en villes en semant le chaos... Vous serez accompagné pendant votre quête du bourru au grand cœur Yangus, de la belle et rebelle magicienne Jessica et du templier charmeur Angelo. Le groupe devra donc cohabiter tout en interagissant avec les habitants des différentes contrées (tous ayant leurs petites histoires). Et bien sur, comme dans tous bon RPG japonais, le méchant du début ne semble qu'être un arbre cachant une vilaine forêt apocalyptique. Si le scénario, plaisant, mélange bien moments poignants, humour voire lyrisme, il n'empêche que son traitement reste un tantinet trop enfantin. Une double-lecture plus mature aurait été la bienvenue un peu à la manière d'un Final Fantasy X et de sa charge contre la religion. Cela, ajouté au fait que le héros ne parle pas, et que les personnages jouables manquent d'un peu de scènes pour exister et se distinguer, niveau charisme, de la myriade de protagonistes attachants que l'on rencontre, fait que l'histoire pourra être perçue comme trop lisse pour certains. Néanmoins, le travail scénaristique autour de tous ces personnages possédant au moins un ligne de dialogue est absolument démentiel, et on ne peut que saluer la localisation française réalisée avec brio par Ubisoft (sans oublier les voix anglaises avec l'accent british donnant une vrai âme aux dialogues et fonctionnant avec merveille).

S'il faut insister sur un point, c'est le fait que L’odyssée du roi maudit reste, dans ses mécanismes, un jeu de rôle vraiment à l'ancienne. On ne vous prend que très rarement par la main, le monde ouvert est à vous, et il faudra donc y aller avec prudence. Se régénérer coûte de l'argent, sauvegarder ne donne que le droit de sauvegarder et ressusciter un allié coûte aussi très cher... Les quêtes annexes et autres trésors ne seront pas fléchés, l'exploration peut s'avérer longue et fastidieuse, mais c'est le seul moyen de progresser pour ne pas faire un levelling bête et méchant (qui n'est même pas nécessaire si vous explorez ce très vaste monde consciencieusement). Les amateurs du genre seront ravis, mais les néophytes devront s'accrocher et les plus jeunes vers qui ce conte tend les mains seront forcément mis sur la touche sans aides. C'est la même chose pour les combats, avec du tour par tour en ligne efficace dans les choix des attaques, des magies, des aptitudes... L'équipement, conséquent, et les différents objets prennent ici une ampleur brillante grâce à l'alchimarmite, qui permet d'obtenir des objets rares en mélangeant ceux achetés ou trouvés. Les mécanismes du jeu, bien huilés, sont à la limite du simplisme (pour être assez accessibles), mais sont cependant vraiment bien faits pour donner un intérêt à ceux voulant mettre les mains dans le cambouis.

Là où le jeu à un peu vieilli, c'est dans sa lenteur : entre les chargements, les dialogues manquant d'enchaînement, et dans pas mal de mécanismes du jeu, on est à la limite du laborieux. Le rythme est vraiment haché (parfois à l'extrême), et quelques phases d'explorations frisent l'ennui tant les combats prennent du temps (heureusement qu'il existe plusieurs moyens de voyager à grande vitesse !). Ces quelques défaut mis à part, Level-5 et une partie de l'équipe originale d'Enix réussissent une vitrine de ce qu'un très bon RPG d'héroïc-fantasy doit être. Et comptez bien sur entre 70 et 100 heures de jeux pour satisfaire vos attentes.

La conclusion de

Véritable arrivée en fanfare pour la saga en Europe, Dragon Quest : L'Odyséee dyu Roi Maudit, fut un succès critique et commercial légitime (du moins en France) que Dragon Quest IX semble aujourd'hui confirmer. Pour ceux voulant découvrir cette série sur console de salon, n'hésitez plus et jetez vous sur ce jeu.

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