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Thirst, ceci est mon sang Thirst >

Critique du Film : Thirst, ceci est mon sang Thirst

Avis critique rédigé par Lionel B. le lundi 9 août 2010 à 13:08

Histoire de vampire à la coréenne

Soif. Ainsi est la traduction française du titre du nouveau film de Park Chan-Wook, réalisateur coréen qui a su se faire un nom avec sa trilogie de la vengeance (Sympathie for Mister Vengeance, Oldboy et Lady Vengeance). Un titre tout à fait approprié à ce film de vampire à la fois drôle et dramatique.

« Sang-hyun est un jeune prêtre aimé et respecté. Il se porte volontaire pour tester de nouveaux vaccins afin de combattre une nouvelle maladie infectieuse redoutable, baptisée FIV. Malheureusement, le test échoue et il est contaminé. Mais contre toute attente, il s’en sort miraculeusement et rentre chez lui. La nouvelle de sa guérison mystérieuse se propage et de plus en plus de gens viennent le trouver pour recevoir sa bénédiction espérant sans doute que le miracle se reproduise. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d’enfance et sa femme. Il est immédiatement attiré par elle. Alors qu’il est en plein tourment, sa santé se dégrade brusquement, il tombe vraiment malade, se met à tousser, à cracher du sang et meurt épuisé. Mais le lendemain, il revient à la vie ! Il n’est plus tout à fait le même qu’avant… »


Projet né de l’esprit de son réalisateur et scénariste Park Chan-Wookalors qu’il tourné JSA, Thirst a mis près de dix ans à voir le jour. Alors qu’il avait terminé sa trilogie de la vengeance, le réalisateur avoue avoir eu besoin de s’éloigner l’espace d’un film de la violence au profit d’un long métrage plus léger. C’est ainsi que Je suis un cyborg a vu le jour. Park Chan-Wook ressourcé, il pouvait désormais s’orienter dans un genre qu’il avait déjà évoqué dans son court-métrage Cut qu’il avait réalisé pour 3... Extrêmes. Dans ce dernier, il mettait en scène un réalisateur en train de tourner un film de vampire. N’était-ce pas là une preuve de son désir de donner naissance à Thirst ?

Il faut dire que l’idée de base, un prêtre qui devient vampire, s’avère être une idée des plus alléchante. Il est facile d’imaginer le conflit intérieur qui pourrait torturer ce prêtre vampire. Le vampire est souvent représenté comme un monstre assoiffé de sang sans scrupule. Ici, il est représenté comme un homme atteint d’une maladie qui le pousse à assouvir ses désirs. Voilà pourquoi ce prête sera incapable de résister à l’attraction de Tae-Joo, la femme d’un ami d’enfance.
Tout au long de la première partie du film, nous observons Sang-hyun en train de lutter et de se transformer en vampire avec tout ce que cela implique. Le prêtre a du mal à accepter sa soif de sang, ses pulsions sexuelles. Il en vient même à se torturer physiquement. Ainsi Park Chan-Wook extrapole d’une très belle façon les ressentiments d’un prêtre.
La perversion, la manipulation d’une femme afin d’obtenir ce qu’elle désire semble également de mise. L’homme, sous l’emprise du charme d’une femme, est prêt à tout pour celle-ci. Tae-joo va s’avérer une excellente manipulatrice afin d’obtenir de Sang-hyun ce qu’elle désire. Elle va se servir de lui, peut-être sans le vouloir vraiment, pour effectuer ce qu’elle est incapable de faire elle même.
Si au début le personnage de Tae-joo semble très faible, incapable de se révolter face à une famille qui ne la respecte pas. Très vite, son tempérament évoluera pour devenir une véritable force de la nature incontrôlable et insaisissable.

Une seconde partie mélange peut-être parfois un peu maladroitement le tragique avec l’humour. En effet, Park Chan-Wook voulant démontrer le regret de ses personnages principaux et leurs culpabilités, il a recourt à des scènes qui font sourire et qui deviennent parfois même grotesques. Etait-ce là un choix judicieux de sa part ?

Enfin, une troisième partie donne droit à une conclusion vraiment magnifique. Tel un couple en déperdition, la tragédie se mélange à la folie pour finir sur une note de tendresse.

Vous l’aurez sûrement compris en lisant ces quelques lignes, Thirst ne serait rien sans son duo d’acteurs. Kang-Ho Song et Kim ok-Bin interprètent avec brio leur rôle respectif. Autant dire que cela n’a pas du être toujours très facile pour ces acteurs qui ont dû puiser dans tous les registres.

Je terminerai en parlant du très bon travail sur la photographie. En effet, Chung Chung-hoon qui travail depuis Oldboy avec Park Chan-Wook au poste de directeur de la photographie ai parvenu à créer une atmosphère unique et saisissante grâce aux jeux de lumières et à des plans retranscrivant parfaitement l’intensité de chaque scène. La caméra est toujours placée au bon endroit. Elle est en mouvement quand cela est nécessaire et fixe lorsque cela s’impose.

85

Même s’il n’est pas parfait en raison d’une petite perte de rythme en milieu de film, Thirst s’avère être une des plus belles histoires de vampire que j’ai pu voir. Il mérite à mes yeux de se faire une place au côté du Dracula de Copola et de Entretien avec un Vampire de Neil Jordan au panthéon des meilleurs films de vampires.

Critique de publiée le 9 août 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une très belle photo
  • L'idée d'un prêtre vampire
  • Un duo d'acteurs excellent

Que faut-il oublier ?

  • Quelques petites longueurs

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