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Critique du Film : L'Apprenti Sorcier

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 14 juillet 2010 à 09:08

La Cage aux sorciers

Après avoir adapté une attraction, un jeu vidéo pour le cinéma ou encore les histoires de flics geeks pour la télé, le producteur à succès Jerry Bruckheimer se penche cette fois-ci sur un court-métrage animé, dans une ambiance familiale façon blockbuster qu’on lui connaît.

L’Apprenti Sorcier se veut finalement un hommage, et non une adaptation, au segment éponyme le plus connu du film produit par Walt Disney en 1940, Fantasia. Qui ne se souvient pas de ce magnifique court-métrage mettant en scène Mickey, de la magie et des balais un poil trop professionnels ? Ce passage reste l’épisode le plus connu de l’ovni cinématographique qu’est toujours Fantasia, proposant à l’époque l’audacieux mélange entre le dessin animé et la musique classique, L’apprenti Sorcier étant l’adaptation d’un poème de Goethe de 1797 avec la souris la plus populaire de 1940… Le film de 2010 n’a en fait plus grand chose à voir avec ce qui vient d’être évoqué, puisqu’il s’agit ici d’un blockbuster hollywoodien très classique proposant un scénario totalement nouveau dont la trame se situe à New York, de nos jours.

On suit donc les aventures du jeune Dave Stutler, seul témoin d’un affrontement entre deux grands sorciers, Balthazard Blake et Maxim Horvath, qu'il tenta de relater à ses amis sans succès. Le garçon fut vite taxé de perturbé, l'évènement développant chez lui un manque flagrant d'assurance... Dix ans après ces évènements, Dave est devenu un génie en physique assez solitaire quand il retrouve alors le gentil Blake (et donc le méchant Horvath) qui lui apprend qu’il est le successeur de Merlin, et qu’il va devoir affronter les descendants de Morgane. Entre son entraînement et ses combats, il trouvera bien sûr le temps de fricoter avec la jolie Becky… Le grand sorcier du mythe arthurien s’insère donc sans problème dans cette histoire classique voyant de grands ennemis s’affronter sur plusieurs siècles, ceux du bien attendant l’arrivée de l’élu pour défaire définitivement ceux du mal. Dave remplit donc le cahier des charges de l’adolescent mal dans sa peau embarqué malgré lui dans un combat qui le dépasse, sans qu’il n’oublie de fricoter avec une fille jugée inaccessible. Vous l’aurez compris, le scénario fait dans le convenu, et on est rarement surpris par les différentes péripéties et les divers personnages clichés. Mais contrairement à d’autres productions Bruckheimer/Disney comme Pirates des Caraïbes ou le récent Prince of Persia, l’ensemble reste assez cohérent (malgré le fait, bien sur, que l'histoire tourne autour de sorciers).

Autre point positif, on ne se s’embarrasse pas ici d’un scénario voulu complexe, puisque le film enchaîne les scènes d’actions à très grandes vitesses pour en mettre plein la vue. Pas de parlotte inutile dans ce gros blockbuster familial estival dont on attend rarement autre chose que de l’adrénaline bien mise en scène. Le film se révèle être un excellent divertissement familial grâce aux talents combinés de Bruckheimer et de ce réalisateur yes-man qu’est Jon Turteltaub, après les deux sympathiques volets de Benjamin Gates qui mélangeaient déjà action et humour très présent. Il faut dire que Turteltaub sait y faire avec des films pour toute la famille, comme le prouve une filmographie contenant les emblématiques Ninja Kids et Rasta Rocket (pour tous ceux étant nés dans la seconde moitié des années 1980). Le savoir faire des deux hommes offre donc une efficacité redoutable, bien appuyé par une mise en scène aussi dynamique que lisse afin de ne rebuter personne.

Il faut, de plus, saluer la qualité très importante des nombreux effets spéciaux qui parcourent le film, tous plus réussis les uns que les autres et rendant ces batailles entre sorciers vraiment palpitantes, entre boules de feu ou transformation de la réalité (à l'instar de l'haletante poursuite en voiture dans les rues de New York). Il faut également rendre justice aux décors et costumes sublimes regorgeant d’un nombre de détails impressionnants, rajoutant encore plus de crédibilité à cette histoire de sorciers. L’ambiance sonore est également réussie, mêlant la musique plus que correcte de Trevor Rabin avec quelques standards logiques dans une telle production.

Concernant le casting, le problème vient finalement de l’acteur principal, Jay Baruchel, dont la diction disgracieuse rend assez lourd son personnage d’ado complexé réagissant toujours avec un humour faisant rarement mouche. Le reste du casting est en revanche plus approprié, avec notamment Nicolas Cage jouant la figure du mentor avec une grande classe (un peu comme son personnage de Benjamin Gates), on sent donc qu’il existe une grande complicité entre Turteltaub et lui rendant son interprétation juste et sobre. Pour ce qui est du grand méchant, la prestation d’Alfred Molina en sorcier pédant est réussie, le transformant en un bad guy idéal, après l’approche plus borderline d’Octopus dans Spider-Man 2. Du côté des filles, Teresa Palmer (Becky) et Monica Bellucci (jouant une sorcière aussi ancienne que Blake et Horvath) s’en sortent correctement avec des rôles pas très consistant. La vraie bonne surprise vient de Toby Kebbel, interprétant un larbin du mal aussi égocentrique qu’excentrique, lequel offre au film ses meilleurs moments d’humour.

70

L’Apprenti Sorcier version 2010 est donc un blockbuster réussi offrant un cocktail d’action et d’humour très efficace, l'archétype du bon film à aller voir en famille histoire de passer un agréable moment. Bien sûr le scénario est sans surprise, et ne sert qu'à légitimer les différentes séquences de grand spectacle, mais ça, on le sait déjà avant d’entrer dans la salle. Du bon divertissement pur et dur en somme, chose dont Bruckheimer et Disney sont maintenant assez coutumiers. Bien sûr, l’expérience du court-métrage de Fantasia reste cent fois plus marquante que le présent film…

Critique de publiée le 14 juillet 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Du grand spectacle de grande qualité
  • Un Nicolas Cage digne de ses extravagances capilaires bien secondé par Alfred Molina
  • Peut réellement plaire à toute la famille

Que faut-il oublier ?

  • Il ne faut pas trop être regardant sur le scénario
  • Un rôle principal pouvant légitimement en irriter plus d'un

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