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Le Cas 39 >

Critique du Film : Le Cas 39

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 3 juillet 2010 à 10:04

Un très bon divertissement dans la lignée d’Esther

Emily Jenkins est une assistante sociale ne se ménageant pas à la tâche. Malgré une accumulation de dossiers, après une légère hésitation, elle accepte de s’occuper d’un dossier supplémentaire, celui de Lilith Sullivan, une jeune fille de 10 ans. Très vite, Emily va être convaincue que la jeune fille est maltraitée par sa famille et qu’elle court un terrible danger. Un doute qui se voit confirmé par les faits quand elle reçoit un coup de fil de la jeune fille la suppliant de venir à son secours ; ses parents se préparant à la faire gentiment rôtir dans le four.

À Hollywood, il y a parfois des choses qui demeurent inexplicables, comme voir sortir aux États-Unis - à moins d’un mois d’intervalle - Esther (Orphan en VO) chez Warner et le cas 39 (case 39) chez Paramount. Deux thématiques quasiment similaires tournant autour de salles gosses pourrissant la vie des personnes qui les entourent. Si en France le film de Jaume Collet-Serra eut le droit à une sortie en salle, par contre, le film de Christian Alvart, qui devait sortir en septembre 2009, c’est vu déprogrammé pour arriver un an plus tard directement en DVD. Une décision surprenante, Renée Zellweger (Bridget Jones) étant de la partie.

Si le cas 39 possède indéniablement des défauts que je développerais plus bas, ce dernier aurait très bien pu sortir en salle, le résultat étant tout aussi sympathique qu’un Esther. Le principal « défaut » du film de Christian Alvart est d’être sorti dans une période durant laquelle les films de salles gosses sont presque devenus légion (Joshua, remake de la malédiction, The children, Esther…). Forcément, cela n’aide pas ! D’autant plus que l’on retrouve des idées récurrentes dans chacun de ses films (le plus réussi de cette série étant The Children). La réalisation de Christian Alvart, bien que joliment exécutée, souffre des mêmes erreurs que sur son Pandorum, c'est-à-dire d’être bien trop référentielle et parsemée de clichés du genre. À titre d’exemple, d’ailleurs comme sur Esther, on se retrouve avec une exploitation du son poussée à son extrême, sans que cela soit pour autant justifié. Tout est bon pour essayer de faire sursauter, même si cela n’a rien à voire avec la gamine ou bien même l’action. De plus, la fin n'échappe pas à une surenchère qui se monte inutile et dessert quelque peu le film. Christian Alvart sait pourtant se montrer très habile sur certaines séquences – celle où la jeune Lilith se fait mettre dans le four est par exemple très efficace et on y éprouve énormément de compassion envers une gamine que l’on devra haïr vingt minutes plus tard. On se laisse donc aisément séduire par toute une première partie construite sur des apparences trompeuses, une mise en boîte orchestrée de main de maître par une gamine à l’allure bien plus innocente que ses confrères démoniaques. Il est d’ailleurs dommage que le scénario de Ray Wright ne joue pas de cette tromperie durant tout le traitement des origines de la petite, car le film en serait sorti grandi, et aurait transformé un simple scénario d’épouvante en une véritable parabole sur l’enfance maltraitée.

Une des réussites du cas 39 se situe dans le choix de la jeune actrice interprétant la jeune Lilith, Jodelle Ferland. Déjà bien impressionnante dans le Silent hill de Christophe Gans, la jeune fille confirme un certain talent pour la comédie. Pour lui donner la réplique, la production a étonnamment choisi Renée Zellweger, une actrice habituellement rencontrée dans des rôles plus enjoués, voire dramatiques (même si cette dernière s’était déjà essayée au registre de l’horreur en 1994 avec Massacre à la tronçonneuse 4 : Texas Chainsaw). Zellweger se montre très appliquée dans sa prestation et son physique un peu passe-partout lui permet parfaitement de s’identifier à son personnage. Le fait que l’actrice ne soit pas une « bimbo » où encore « une jeunette », mais juste une jolie femme qui pourrait très bien être croisée dans la rue apporte indéniablement en crédibilité.

60

Le cas 39 fait partie de ces films qui auraient très bien pu sortir en salle. Joliment filmé et doté de passages vraiment prenants, il avait là de quoi satisfaire les amateurs de salles mioches. Certes le film souffre de défauts parfois énervants, mais quand l’on voit ce qui arrive parfois sur nos toiles, le Cas 39 aurait pu largement y avoir sa place.

Critique de publiée le 3 juillet 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Les 30 premières minutes sont vraiment très intéressantes,
  • Des acteurs convaincants,
  • Une réalisation soignée

Que faut-il oublier ?

  • Une fin maladroite et convenue,
  • Une répétition des clichés du genre qui peut lasser les plus habitués,
  • Une thématique peut-être trop traitée dernièrement.

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