75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Question de confiance >

Critique de la Bande Dessinée : Question de confiance

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 1 juillet 2010 à 14:36

Confiance et sabres laser font rarement bon ménage

Deuxième tome de cette série partant loin dans le futur de Star Wars en proposant enfin un peu d'explications concernant les évènements du premier opus.

Le changement le plus important par rapport au premier opus est ici le fait que l'album se découpe en plusieurs histoires s'ouvrant à d'autres dessinateurs. On retrouve donc trois petites histoires périphériques expliquant quelques points noirs du scénario sans oublier le cœur de l'ouvrage étant la suite plus directe des aventures de Cade Skywalker. Toutes les histoires sont scénarisées par John Ostrander fidèle au poste et dont la première va lui permettre d'expliquer le massacre d'Ossus et l'usurpation Sith à la tête de l'Empire au début d'Anéanti. Sont donc introduits les personnages de Nyna Calixte et Morlish Veed, Moffs de l'Empire œuvrant avec la Sith Dark Maladi pour déclencher une guerre dont le début de la saga est le résultat. Cette histoire faisant office de petit thriller politique permet d'enfin comprendre un peu mieux la série Legacy tout en donnant une dimension encore plus complexe avec bon nombre de personnages semblant jouer sur plusieurs tableaux promettant de terribles affrontements. Le dessin est l’œuvre d’Adam Dekraker, dessinateur de commande par excellence. Son style est assez correct même s’il fait pâle figure à côté des autres artistes tant sa mise en scène semble figée donnant un ensemble trop lisse.

Ce n’est heureusement pas le cas de la seconde histoire qui reprend d’abord les trois personnages évoqués plus haut se trouvant chargés de retrouver Cade comme le veut le seigneur des Sith. Cela permet de passer dans une intrigue plus axée sur l’espionnage avec la difficile coopération entre deux agents, l’un travaillant à l’origine pour les Sith et le second pour l’Empire. Cette dernière, la jolie blonde Morrigan Corde, est ici introduite car son rôle dans la saga va sans doute s'étoffer dans les prochains tomes. L’histoire est habillement travaillée par Ostrander qui dans cette rivalité d’espions, insère quelques scènes permettant encore plus de comprendre le contexte du premier opus. Cette concurrence d'agents offre d’ailleurs un climax dans la jungle d’Ossus superbement chorégraphié par un autre nouveau venu aux crayons : Colin Wilson. Ce dernier ayant fait ses classes chez 2000 AD à la fin des années 1990 mais aussi en France avec La Jeunesse de Blueberry, apporte une vraie différence de style. On est loin du photoréalisme de Jan Duursema avec une ambiance comics plus classique, mais très efficace comme les visages témoignant d’un vécu chez les personnages et les quelques scènes d’actions sont bien rendues. D’autant plus que le style sale et sombre du dessinateur correspond bien au ton du récit.

Pour ce qui est du retour du combo magique, Ostrander et Duursema, cette dernière assurant le dessin et coécrivant l'histoire, l’ensemble est encore digne de leur grande réputation -  méritée - depuis près d’une décennie maintenant. L’histoire intitulée Fantômes du Passé se concentre donc sur Cade ayant fui ses camarades à la fin du précédent tome et se voyant rejoint par les fantômes que sont d’ailleurs ses illustres ancêtres apparaissant dans ses songes puis ses anciens camarades Jedi du passé que le pirate avait refoulé. On découvre enfin quelques terrifiants Yuuzhan Vong venant d’un passé encore plus lointain. Ce récit permet de faire le point sur l’héritage de Cade qu’il accepte à moitié en reprenant sa formation de Jedi tout en refusant d’en devenir un des leaders et de tenter de recréer l’ordre en perdition. Encore une fois c’est ici une mise au point de la saga donnant encore plus de consistances bienvenues à cet antihéros avec ses alliés prenant eux aussi de l’ampleur faisant que l’album est surtout consacré aux dialogues alors que le précédent était de l’action du début à la fin. Le juste milieu est encore à trouver. Concernant les dessins de Duursema, ils sont aussi sublimes que d’habitude avec une approche très satisfaisante des Yuuzhan Vong pour une de leurs premières apparitions en comics alors qu’ils étaient les « stars » du Nouvel Ordre Jedi. La dernière petite histoire est quant à elle sans grand intérêt, on suit les actions de Dark Kruhl chargé d’assassiner l’Empereur en exil Roan Fel avec une première partie introductive sur une étrange planète avec des humanoïdes à quatre bras où sévit grandement le Sith avant de s’attaquer à Fel. Ce récit d’Ostrander et Duursema dessiné par Wilson est du genre vite lu, vite oublié.

75

Question de Confiance se compose donc de quatre histoires assez différentes dans le ton, mais aussi dans l’intérêt offrant donc des qualités inégales. On y trouve beaucoup de parlote finalement même si cela s’avère nécessaire pour que l’histoire puisse reprendre un peu son souffle même si un meilleur équilibrage histoire/action aurait été préférable depuis le début. La série reste donc de qualité sans vraiment décoller.

Critique de publiée le 1er juillet 2010.

Acheter Question de confiance en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Question de confiance sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !

Les autres critiques de Star Wars