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Le secret des sept volcans >

Critique du Film : Le secret des sept volcans

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 17 juin 2010 à 18:29

Under the mountain… la routine

Cinéaste aujourd'hui réputé pour son éclectisme et son ouverture d'esprit, Peter Jackson a, semble-t-il, fait des émules parmi ses disciples et ses protégés. Du moins, c'est ce que l'on en vient à penser quand l'on se penche sur le (modeste) parcours professionnel de Jonathan King, jeune cinéaste élevé sous le giron du maître. En effet, amis cinéphages, souvenez-vous, Jonathan King est le réalisateur de Black Sheep, une comédie gore de bonne réputation (gros succès lors de sa projection dans les festivals et en DVD) qui évoque d'ailleurs, par sa manière potache et grand guignol d'aborder le genre, les premiers films de Peter Jackson (Bad Taste, BrainDead et Les Feebles). Hors ne voilà-t-il pas que, deux ans à peine après avoir offert au public un délire construit à base de  prédateurs bêlant et de moutons-garous lubriques, le jeune réalisateur néo-zélandais, d'une pirouette, surprend son monde par la mise en forme d'un film destiné à la jeunesse. Et attention, pas n'importe quel film jeunesse!

En effet, par son script (basée sur une série TV des années 80, elle-même tirée d’une œuvre de Maurice Gee publiée en 1979) semblant sortir tout droit d'un roman des années 70, style aventures du Clan des sept, Le secret des sept volcans affiche une allure vintage évoquant les films produits durant la même période (et même auparavant) par les studios Disney. Remarquez, à l'heure ou le studio américain commence a relooker ses vieux classiques (comme Le Mystère de la Montagne ensorcelée, dont le remake est sorti tout récemment) l'on peut se dire "pourquoi pas", surtout si la qualité est au rendez-vous, notamment dans le domaine de l'écriture. Nombre de spectateurs adultes trouvent effectivement (et je les rejoints sur ce point) que les films jeunesse actuels ont perdu en émotion et en finesse ce qu'ils ont gagné en performance technique. Malheureusement, force est d'admettre qu'avec Under the Mountain, l'essai est raté. Et pas qu'un peu.

Ainsi, avec Sam Neill en tête d'affiche (est-ce vraiment une bonne idée?), Under the Mountain est une vision tardive de ces classiques Disney un brin naïf et plein de bons sentiments enrichie d'éléments sociaux et culturels propres aux teen-movies des années 80, dont LA référence reste Les Goonies. On reste donc dans le domaine de la recette très éprouvée (qui a dit réchauffée?); à commencer par les profils des personnages principaux, très en phase avec le genre puisqu’il s'agit ici de jumeaux, orphelins de mère, recueillis pour les vacances d'été par la famille de leur tante. Ne reste plus ensuite qu'à instaurer un climat de mystère avec une étrange maison de l'autre coté du lac, fréquentée par des individus vraiment très louches (mais qui, bien sûr, n'ont été remarqués que par les nouveaux arrivants) et y adjoindre quelques trépidantes séquences de poursuites ne craignant pas les incohérences (les gamins qui se jettent dans un tunnel organique et visqueux au lieu d'obéir à la logique et de fuir les lieux). Enfin, la mode n'étant plus vraiment aux méchants bas de gamme, Jonathan King va puiser dans l'imagerie lovecraftienne pour y tirer ses abominations: des extraterrestres polymorphes serviteurs (et manipulateurs) de titans aliens endormis dans les profondeurs de la Terre.

Annoncé comme cela, Under the Mountain pourrait apparaitre comme un téléfilm de piètre qualité, tout juste bon à meubler les mercredis après-midi pluvieux de nos chères petites têtes blondes. En fait, même si l'on ne se situe pas si loin de la vérité que cela, le film de Jonathan King vaut quand même mieux que cette classification péjorative. Le métrage est en fait assez divertissant car, tel un long épisode de Chair de Poule, il se contente de mettre en place un gentil affrontement au déroulement prévisible entre des gamins (aidés par un vieux sorcier aigri qui va s'humaniser à leur contact) et sept gros méchants visqueux aux membres tentaculaires, aussi laids que vicieux. Aucune prise de risque, aucune tentative de ré-identification du genre, aucun chemin de traverse emprunté... pour un résultat sécuritaire qui contentera pleinement les (très) jeunes spectateurs qui, évidemment, passeront outre les multiples illogismes balisant l'intrigue. Remarquez, dans le genre, on a dernièrement vu bien pire, notamment dans le domaine des adaptations de romans.

Au final, plus que dans la valeur intrinsèque du produit fini, le plus étonnant se situe dans le manque d'ambition d'un cinéaste qui, au lieu de passer au niveau supérieur, se hasarde dans la construction d'une œuvre qui n'a sa place que dans les catalogues direct-to-DVD. Car il n'y a pas que le script qui soit en déficit créatif, il y aussi la réalisation, vraiment sans relief (même si techniquement, elle n'impose rien de honteux), et les effets spéciaux visuels, assez indignes des studios WETA (les tentacules des aliens sont particulièrement perfectibles).  On ne retient même pas la distribution avec un Sam Neill à l'inspiration aussi éteinte que les volcans du film et des jeunes comédiens aux performances guère mémorables (la plus convaincante reste Sophie McBride, petite rouquine de 16 printemps dotée d'un bon tempérament) Dans ces conditions, il ne reste au spectateur adulte qu'à passer le temps en admirant les magnifiques paysages des environs d'Aukland, superbement photographiés. Si vous n'avez pas d'enfants de moins de 12 ans, autant zapper sur la chaîne Voyage.

 

LES COMEDIENS DE LA SERIE TV (1981-1982) ET LEURS SUCCESSEURS

Kirsty Wilkinson & Lance Warren / Sophie McBride & Tom Cameron

45

Avec Under the Mountain, Jonathan King s'essaie à un autre genre, le film jeunesse. Une initiative qui aurait été louable si seulement le réalisateur de Black Sheep y avait exprimé une véritable volonté de création artistique. Là, au lieu de nous offrir quelque chose de rafraichissant, il nous donne l'impression de céder à la facilité, au cinéma alimentaire. Ce qui est un comble pour un jeune réalisateur. Fasse que cet Under the Mountain ne soit finalement qu'un accident de parcours au sein d'une future filmographie que l'on espère brillante.

Critique de publiée le 17 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Divertissant pour les plus jeunes
  • La région d'Auckland, magnifique

Que faut-il oublier ?

  • Manque d'originalité
  • Prévisible et sans aucune prise de risque
  • Des effets speciaux très moyens

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