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Critique du Film : Wing Commander
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Critique du Film : Wing Commander

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 5 mai 2010 à 1959

Dans l'espace, personne ne vous entend bailler

S'étant emparé du NavCom, un artefact capable d'amener leurs troupes au cœur de l'empire galactique humain, le belliqueux peuple Kilrathi fait peser une terrible menace sur l'ensemble de l'humanité. Trop éloignée pour pouvoir intervenir efficacement, la flotte de la Fédération semble impuissante à empêcher la destruction de la planète Terre. Les espoirs reposent donc sur un seul et unique vaisseau qui patrouille dans la zone de saut, le Tiger Claw. La mission confiée par l'état major à ce croiseur galactique est simple: ralentir suffisamment longtemps l'invasion alien pour permettre aux humains de consolider leurs défenses...

Avant d'être un film de space opera, Wing Commander fut l'un des plus célèbres jeux vidéo des années 90. Le jeu, qui se déclina en plusieurs volets et mélangeait avec réussite des aspects arcade et aventure connut tellement de succès qu'il permit à son géniteur, Chris Roberts, d'accéder au statut de super-star ludique, rejoignant ainsi les magnas du jeu vidéo, comme l'illustre lord British (Richard Garriott, créateur de la série Ultima). Le jeu, qui fit la fortune d'Origin Systems, se déclina ensuite en romans et en jeu de cartes avant de se voir adapté, en 1999, pour une version cinématographique.

L'univers manichéen de Wing Commander est de conception très classique. Après tout, à l'origine, il ne s'agissait que de proposer aux joueurs d'incarner un pilote de chasse intergalactique à travers des énergiques combats d'arcade aux allures de simulateur de vol. Le background est donc le résultat de l'assemblage, sans grandes innovations, d'éléments conceptuels issus d'autres univers connus des amateurs de space op', comme Star Wars, Battlestar Galactica et Star Trek. Un postulat de départ qui ne se fit pas sans conséquences… notamment quand l’ambition de Chris Roberts l’amena à voir plus loin que le trop peu estimé milieu vidéo-ludique.

En effet, scénaristiquement, force est d'avouer que le film porte les stigmates d'un tel manque d'originalité. Le Tiger Claw ressemble au Galactica, les Kilrathis font penser aux Klingons, le système de sauts quantiques évoque l'univers créé par Gene Roddenberry. Il en est de même pour ce qui est du profil des personnages, sortes de clones créés à partir d'icones de la SF (Luke Skywalker, Ian Solo, Boomer, Athena, Adama, James T. Kirk ou Hikari Sulu) et revêtus d'uniformes aux bérets ridicules. On a donc affaire à un script composé exclusivement de clichés, exposant un univers dégoulinant de testostérone composé de marines débiles et de pilotes de chasse vantards débitant des lignes de dialogue assommantes de bêtise (la séquence de dispute dans le réfectoire est d'une crétinerie rarement vue). L'on a même droit à une sorte de redite SF du Bateau, quand le Tiger Claw (commandé par Jürgen Prochnow), couché au fond d'un cratère, subit le grenadage de la flotte Kilrathi.

De plus, sur le plateau, Chris Roberts, complètement dépassé par l'ampleur de l’entreprise, ne maitrise rien. Il ne suffit pas de se payer les services de comédiens de renom (le casting de ce navet est assez stupéfiant!) pour accoucher d'un bon film. Sinon, depuis le temps, cela se saurait. Dans Wing Commander, même des acteurs expérimentés et talentueux comme Jurgen Prochnow et David Warner n'arrivent pas à être crédibles, et encore moins émouvants. Quand aux plus jeunes, si certains réussissent à être transparents et atones (Freddie Prinze Jr.), d'autres sombrent dans la parodie involontaire (Tcheky Karyo, aussi improbable en baroudeur de l'espace qu'il ne l'est en officier français du siècle des Lumières) ou finissent par devenir absolument insupportables (Matthew Lillard).

De plus, quand le récit introduit des éléments intéressants, comme les Pélerins (sorte de navigateurs interstellaires ayant perdu au fil des siècles leur humanité pour finalement entrer en conflit avec la Fédération), Chris Roberts s'acharne à tout gâcher en les équipant de breloques bling-bling et en nous exposant des spécimen dépressifs ou manquant totalement de panache (la scène où Tchéky Karyo dévoile à Freddie Prinze Jr. sa véritable nature est aussi poignante que l'annonce du prix du poireau par le maraicher de son quartier).

Bénéficiant d'un très confortable budget de 30 millions de dollars (somme très importante en 1999), Wing Commander ne vaut finalement que par la qualité de ses combats. Des dogfights spatiaux assez réussis qui parviennent à retenir notre attention malgré un évident manque d'innovation dans leur mise en forme. Quelques séquences regardables qui n'ont pas pu empêcher le film de se vautrer lamentablement au box office, entrainant dans sa chute la compagnie Digital Anvil (qu'il avait créée avec son frère Erin Roberts en 1996) et anéantissant les rêves mégalomanes de Chris Roberts (le personnage se consacre aujourd'hui à la production cinématographique).

La conclusion de

Wing Commander, fruit des délires mégalomanes de Chris Roberts, est un véritable navet de dimension galactique. Dialogues débiles, festival de clichés, personnages crétins, scénario convenu sont au programme d’un caprice de 30 millions de dollars qui ne vaut le coup d’œil que pour quelques séquences de combats spatiaux. Sauf les plus taquins des spectateurs, qui s’amuseront aussi de voir quelques stars (David Warner, Jurgen Prochnow) patauger dans la semoule, coincés dans des rôles ridicules.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences de combats spatiaux
  • Un must dans registre du ratage

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario insipide et bourré de clichés
  • Des personnages crétins
  • Des dialogues débiles
  • 30 millions de dollars jetés par la fenêtre

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