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Critique du Film d'animation : Dragons
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Critique du Film d'animation : Dragons

Avis critique rédigé par Nicolas W. le mercredi 5 mai 2010 à 1639

Quand Harold rencontre Croc'Mou

Harold est un jeune viking un peu fluet et surtout très maladroit. Malheureusement pour lui, le passe-temps favori de son peuple consiste à chasser les dragons. Comme si cela n'était pas suffisant, son père se trouve être le chef de la tribu. Un père désespéré par son fils et son inutilité, comme on peut se le figurer. Harold décide donc de prendre en main son destin en chassant la plus dangereuse espèce de dragon, la furie nocturne. Cette rencontre va profondément bouleverser sa vie et celle de son village tout entier.

Dreamworks fait figure à l'heure actuelle de principal challenger des studios Pixar. Avec des franchises aussi populaires que Shrek ou Madagascar, les américains ont su conquérir un large public. Néanmoins, les suites plus ou moins réussies de ces sagas respectives laissent le géant de l'animation loin de l'intouchable studio à la lampe. On pourra arguer que Kung Fu Panda avait quelque peu amélioré la situation mais cela reste toujours bien insuffisant. Dragons est le dernier-né de Dreamworks, adaptation d'un livre pour enfants (How to train your dragon). Pour réaliser ce métrage d'animation, Chris Sanders et Dean Deblois - à qui l'on doit déjà Lilo et Stitch - ont recouru à la 3D. Alors, pétard mouillé ou véritable bonne surprise ?

Dragons reprend un peu la recette bien connue de l'anti-héros qui devient tout à coup une idole. Harold incarne un adolescent viking mal dans sa peau et largement en retrait par rapport à ses amis, tous plus férus de la chasse aux dragons les uns que les autres. Drôle et souvent attendrissant, le petit viking remplit parfaitement le cahier des charges qui lui est alloué : permettre au spectateur de s'identifier au personnage. La brochette de comparses du héros est assez commune. Des jumeaux qui passent leur temps à se chamailler à la jolie fille un peu butée, il n'y a là que de l'efficace mais, malheureusement, rien d'inoubliable. La relation père-fils fait pourtant parti des bons points à retenir ! L'aventure s'avère du même tonneau, les rebondissements restant somme toute assez prévisibles.

Pourtant, Dragons est une excellente surprise, un petit plaisir sucré inattendu. Les raisons de cette excellence tiennent d'abord au bestiaire du film qui comprend au moins 5 types de dragons, comme les dragons-vipères, vifs mais à la vue limitée, le Gronk, pataud et crachant des boules de feu ou encore le furie nocturne...C'est à dire le principal dragon du film, Croc'Mou. Et voilà la plus grande trouvaille du long-métrage ! Magnifiquement modélisé et surtout impeccablement animé, l'animal est fabuleux. L'idée de génie réside dans le désir des réalisateurs de le rapprocher au maximum d'un animal domestique bien connu et pourtant improbable. De ce postulat découle une mine d'excellentes séquences. Mais c'est aussi et surtout la relation entre Harold et Croc'Mou qui impressionne. Pixar a toujours réussi à viser juste au niveau émotif, ce qui a bien souvent manqué à Dreamworks. Avec Dragons, ce n'est pas le cas. Pour nous en convaincre, il suffit de voir la première caresse d'Harold au dragon. Toute en sensibilité et en finesse, magnifiquement montrée, le résultat vient taquiner les plus grands instants de poésie de Pixar. D'autres moments suivront, que ce soit la toute fin, qui nous gratifie au passage de plans sublimes, ou lors des nombreuses rencontres entre notre petit viking et le grand reptile ailé. Le tout épaulé par une musique discrète mais sublime de John Powell et Michael Weiner. Rajoutons à ce tableau les séances d'entrainement viking contre les dragons et le bilan est plus que positif.

Dernier grand point à aborder, la 3D. D'une extrême beauté dans Avatar mais totalement inutile dans Le Choc des titans et Alice au pays des merveilles, on peut se demander si la technologie apporte véritablement un plus. Dans Dragons, le plus est indéniable. Jamais le procédé ne fut aussi bien exploité depuis ce fameux Avatar. Les séquences de vols sont d'une impressionnante beauté et prennent une ampleur incomparable avec les lunettes tridimensionnelles. Nombreux sont les films à essayer d'appâter le spectateur avec cette technologie mais pour cette fois, l'avantage est des plus appréciables et délectables.

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Conjuguant efficacité et poésie, Dragons figure parmi les outsiders de cette année. Au-delà la confrontation dragons-vikings, ce qui impressionne, c'est le talent des réalisateurs, non seulement pour donner vie au film mais aussi et surtout à une relation des plus improbables entre un jeune viking couard et un dragon aux abords féroces. Jouant autant avec les différentes espèces de dragons qu'avec les émotions du spectateur, les studios Dreamworks montrent qu'ils peuvent être grands.

Que faut-il en retenir ?

  • Croc'Mou
  • La qualité de l'animation
  • La relation Harold - Croc'Mou
  • La musique
  • Les dragons
  • La poésie du métrage

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire convenue
  • Des personnages qui manquent d'originalité

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