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Critique du Film : Human centipede - first sequence
Human centipede - first sequence >

Critique du Film : Human centipede - first sequence

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 3 mai 2010 à 1546

Une expérience cinématographique intéressante...

Mais qu'est ce qui peut bien amener un réalisateur à vouloir développer un sujet pareil ? En effet, écrire, produire et réaliser un film traitant de trois personnes greffées les unes aux autres pour les transformer en mille-patte humain - avec un seul système digestif, point de détail important ! - semblait, de prime abord, être l'espère de délire trash d'un réalisateur un peu siphoné. Il n'en est heureusement rien : rencontré lors du dernier Festival du Film Fantastique de Bruxelles, Tom Six nous a avoué, en toute simplicité, que l'idée du film était en fait issue d'un pari passé avec des amis lors d'une soirée un peu arrosée. Rassurant, n'est ce pas, car avec un tel sujet et un réalisateur un peu allumé, Human Centipede aurait très vite pu devenir ce genre de film insupportable mettant en scène du trash juste pour faire du trash, sans autre raison que de faire parler de lui et de se mettre dans la poche des fans de cinéma un peu border-line.

Fort heureusement, Human Centipede (first sequence) est à donc l'opposé de cela ; non pas que le film ne soit pas trash - bien au contraire ! - mais Tom Six a pris le parti d'exploiter son sujet dans deux directions majeures : son aspect horrible - physiquement et psychologiquement - et son potentiel comique indéniable. Jouant de manière pertinente entre avec le décalage de son thème, à la fois bien dégueulasse et totalement grotesque, il livre un film hybride capable de faire éclater de rire et de rendre le spectateur très mal à l'aise au cours de la même scène. Le numéro d'équilibriste est au global plutôt réussi, malgré quelques faiblesses par-ci par-là, et la courte durée du film - quatre-vingt six minutes générique compris - lui permet de toujours maintenir un rythme conséquent, ne permettant jamais au spectateur de se reposer et de se détendre, y compris dans les passages les plus burlesques.

Avant tout autres considérations, il faut cependant avouer que Human Centipede n'est pas parfait, et qu'il ne rejoindra malheureusement pas Brain Dead au panthéon des comédies d'horreur vraiment abouties. En effet, passé son sujet de départ original, force est de constater que le script de Tom Six est totalement inexistant. Le long-métrage enchaine ainsi les saynètes en les reliant les unes aux autres de manière artificielles ; le début du long-métrage, avant la création du mille-pattes, avec notamment l'implication des deux personnages principaux, ainsi que tout le passage portant sur la tentative de fuite de l'une des héroïnes, tournent ainsi à vide, tirant trop en longueur pour amener de manière très visible le film jusqu'aux traditionnelles quatre-vingt dix minutes. Si l'on ne s'y ennuie pas - au moins à la première vision - l'intérêt de ces scènes demeure pourtant trop limité pour justifier qu'elles occupent plus d'un tiers du film.

Passé ce constat, et à condition de bien vouloir tenter l'expérience cinématographique, Human Centipede demeure un film intéressant sur nombre de point de vue. Techniquement, pour commencer, le film s'en tire avec les honneurs, et ce en dépit d'un budget que l'on devine aisément être assez limité. Tom Six n'a ainsi pas négligé de construire un film doté d'images mise en valeur par une belle photographie, faisant très visiblement primer cette qualité technique sur des effets spéciaux, lesquels sont pour le moins minimalistes. Cependant, ce n'est pas parce que le film ne s'appuie pas sur un travail graphique autour de la chair - à la David Cronenberg par exemple - que cette partie en demeure occultée pour autant ; à quelques exceptions près, leur utilisation est en fait avant tout psychologique, comme un catalyseur faisant travailler l'imagination des spectateurs, ce qui s'avère ici particulièrement efficace.

Là-dessus, Tom Six greffe une réalisation qui joue totalement sur l'horreur physique et psychologique, et non sur un déferlement visuel de gore scatophile. Passé la transformation des être humains en mille-pattes, le propos va s'appuyer sur la dégradation des trois protagonistes, dégradation de leur corps, de leur esprit, et sur l'atrocité morale de ce qu'ils vont vivre. C'est en cela que le film pourra légitimement déplaire à quiconque n'est pas prêt à accepter ce qui sera montré à l'écran ; car si l'on rit beaucoup pendant le film, on souffre également pour ces trois personnages et pour le caractère totalement humiliant de leur nouvelle condition. Tom Six démontre donc ici de véritables qualités de mise en scène ; pour son quatrième long-métrage, ce réalisateur néerlandais transcende son sujet beaucoup plus loin que la marginalité de son sujet de départ, là où un vulgaire tacheron se serait lamentablement cassé les dents.

Mais, avouons le, le film ne serait pas ce qu'il est sans l'extraordinaire prestation de Dieter Laser. Complètement ahurissant en savant fou, cet acteur germanique n'est rien de moins que l'effet spécial le plus impressionnant du film. Capable de faire rire et de faire frisonner en même temps, il utilise son incroyable gueule pour faire passer au public tout un panel d'émotions contraires (parfois au même moment). Jouant avec un sérieux à mourir de rire les scènes les plus absurdes - la séquence de dressage du mille-patte est à ce titre une petite perle - comme les passages les plus trash - la présentation de l'expérience - Laser amène le film dans toute sa dimension comique grâce à son jeu décalé ; sans lui, le film aurait clairement perdu de sa superbe. Il est de ces comédiens dont les prestations sont totalement indissociables de la qualité générale du film, Dieter Laser est de ceux là, et Human Centipede (First Sequence) lui doit énormément.

La conclusion de

S'appuyant sur un postulat qui pouvait faire craindre le pire - un film gratuitement trash pour amateur de cinéma un peu extrême - The Human Centipede (first sequence) s'avère au final être une excellente surprise ; parce que Tom Six a choisi de tirer de son sujet tant son aspect horreur que son potentiel comique, il livre un film hybride faisant habilement alterner dégoût et rires. Mais, avouons le, cette réussite n'aurait pas pu être aussi aboutie sans la prestation ahurissante de Dieter Laser, véritable gueule cinématographique capable de faire rire et de faire peur en même temps.

Que faut-il en retenir ?

  • Un sujet original, audacieux même,
  • Une mise en scène remarquable,
  • A la fois très trash et très drôle,
  • Un comédien principal exceptionnel,
  • Techniquement travaillé.

Que faut-il oublier ?

  • Aucun scénario,
  • Un début qui tire en longueur,
  • Une expérience cinématographique qui pourra déplaire.

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