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Critique du Film : The Human Centipede II Full Sequence
The Human Centipede II Full Sequence >

Critique du Film : The Human Centipede II Full Sequence

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 16 juin 2012 à 0042

Le mille-pattes de Martin

Martin, un nain difforme, obèse, asthmatique, scatophile et demeuré, vit une existence misérable dans un appartement exigu qu’il partage avec sa mère depuis que son paternel, condamné pour inceste et violence sur enfant, a atterri derrière les barreaux.  La nuit venue, cette misérable créature se rend dans un parking souterrain, où il est employé comme veilleur de nuit. Une vie monotone et sombre, à la monotonie seulement interrompue par les visites d’un voisin irascible et d’un psychiatre un brin original. Puis, un jour, Martin visionne Human centipede - first sequence. Le choc. Une révélation. Sa passion pour ce film va rapidement se transformer en obsession. Martin n’a désormais plus qu’un seul objectif : renouveler la terrible expérience du docteur Heiter. Mais pour cela, il va lui falloir des cobayes. Il va bien entendu les trouver sur son lieu de travail…

Dans The Human Centipede, Tom Six, le réalisateur, avait trouvé en Dieter Laser le comédien capable de sublimer le personnage cynique et dément qu’est le docteur Heiter. L’acteur s’y montra largement à la hauteur de sa mission et le film doit une grande partie de son succès à son extraordinaire performance. C’est bien simple, le docteur Heiter est aujourd’hui un véritable personnage icône, celui du savant fou. Pour cette séquelle, le cinéaste se devait de trouver sinon mieux dans le genre – tâche impossible -, du moins une personnalité aussi peu commune, quitte, pour cela, à choisir une voie  complètement différente. Son bonheur, il va le trouver en Laurence R. Harvey, qui nous offre ici une autre version du tueur dénué d’émotion. Différente mais tout aussi traumatisante.

Car en choisissant le personnage de Martin, Tom Six a pu aller encore plus loin dans le domaine du film vomitif. Martin n’est pas seulement un débile mental au regard bovin. En même temps que l’esprit, il a perdu toute notion d’hygiène. C’est un individu repoussant, à la morve au nez et la merde au cul. De plus, il ne possède pas les connaissances médicales, et encore moins les instruments chirurgicaux, du docteur Heiter. Ses anesthésies, il les effectue à coups de pied de biche, ses opérations avec un attirail dégoté au Castorama du coin.  Et comme il est peu habile de ses mains, ses interventions tournent souvent en une vraie boucherie (il essaie de rattraper ses maladresses, et fait encore pire !). Quand à son laboratoire, c’est un vieil hangar dégueulasse et désaffecté, bien loin de la propreté clinique du repaire du docteur Heiter.

Pour les choix narratifs, Tom Six est passé sur une photographie noir et blanc, tout en faisant une économie de dialogues. Au final, cela amène un aspect expérimental (factice, bien sûr) qui tente de rapprocher l’œuvre du cinéma underground américain. On pourrait même se croire visionner un vieux métrage de David Lynch (on peut penser aux ambiances d’Eraserhead, par exemple), notamment lors des séquences qui se penchent à nous montrer les relations glauques entre Martin et sa mère. Il utilise ce décor insalubre, couplé à des efforts sonores évocateurs (les « maillons » de ce millepattes humain défèquent avec grands bruits gastriques), pour construire  un théâtre sordide dans lequel gémissent et rampent de pauvres victimes impuissantes. Un enfer craspec, avilissant, ou la putréfaction se mêle aux odeurs d’excréments.  Alors, on pourrait certainement reprocher (et certains l’ont fait !) à Tom Six de faire dans la gratuité, d’avoir été cette fois-ci trop loin en délaissant les aspects subjectifs du premier volet pour du démonstratif gore (à ce sujet, le spectacle de la femme enceinte est à la limite du soutenable). Force est d’admettre, cependant, que Tom Six parvient sans problème à ses fins : son film donne sacrément la gerbe !

Difficile, en effet, de regarder sans sourciller ce métrage où les défections humaines se mêlent au sang (l’emploi du noir et blanc amplifie l’amalgame), où une jeune femme, dont la bouche est grossièrement fixée sur l’anus de son prédécesseur, tente de recracher la chiasse qui lui envahit la bouche et le nez et où un nain monstrueux explose le visage de sa mère comme s’il s’agissait d’une pastèque.  Le problème, c’est que The Human Centipede II n’est finalement que ça ; un torture porn extrêmement malsain, très bien réalisé (les choix de prises de vue sont toujours judicieux) qui ne cherche qu’à vous mettre l’estomac à l’envers. Presque oublié, en effet, l’humour noir du premier volet qui en faisait une œuvre amusante. Le seul gag réussi (et récurent) du film fait référence au premier opus : Martin tient à tout prix  à « inviter » à son expérience l’actrice Ashlynn Yennie, et il n’hésite pas pour ce  faire, à se présenter comme l’agent de Quentin Tarentino. Le reste est très moyen, voire totalement nul, comme lorsque Martin surprend dans le parking une prostituée faisant une fellation du docteur Sebring, son psychiatre (interprété par un Bill Hutchens troublant).

Si The Human Centipede II bénéficie d’une réalisation très solide et de maquillages efficaces, il s’appuie également sur un excellent casting. En effet, Laurence R. Harvey n’est pas le seul acteur a tirer son épingle du jeu. A un degré moindre, Ashlynn Yennie (surprenante !), Bill Hutchens et Vivien Bridson (qui interprète la mère de Martin) contribuent sans aucun doute à faire de The Human Centipede II une séquelle extrêmement honorable.

La conclusion de

Avec cette séquelle d’un film culte, Tom Six va encore plus loin dans l’horreur craspec. Il offre aux fans du genre une œuvre extrême (surtout dans sa deuxième moitié), à l’ambiance glauque extrêmement réussie, en s’appuyant sur un casting solide – Laurence R. Harvey est impressionnant. Dommage que l’intrigue, minimaliste et primaire, tire un peu l’ensemble vers le bas. Une suite de bonne volée.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance glauque
  • Des maquillages réussis
  • Une réalisation efficace
  • Laurence R. Harvey

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario un peu simpliste
  • Plus d'effet de surprise

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