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Critique du Film : Parasites
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Critique du Film : Parasites

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 21 avril 2010 à 1855

Limaces mutantes, colliers de perles et savant fou

Vingt années se sont écoulées depuis que Jamie, alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, a quitté l'île de Cuttyhunk pour être recueillie par une famille d'adoption. Aujourd'hui, en compagnie de son frère adoptif et de quelques amis, elle retourne sur des lieux qu'elle a abandonnés de manière dramatique afin de procéder à la vente de la maison qui l'a vue naître...

Rebaptisé Parasites à l'occasion de la sortie française, Growth (litt. Croissance) est un film construit sur un scénario utilisant des éléments horrifiques et SF évoquant quelque peu les séries B des années 50. Ainsi, dans ce métrage réalisé par Gabriel Cowan, on retrouve le thème du savant fou ayant mis au point un sérum (même si ici, il s'agit d'un parasite) capable de transformer un être humain en une créature quasi-invincible qui ne craint q'une chose: le sel!. Evidemment, en contrepartie, ces parasites décuplent également l'agressivité - et les besoins sexuels - de l'individu et finissent même par le tuer en le dévorant de l'intérieur.

A la vue de Parasites, l'on pense donc à la fois à... Parasite, bien sûr (le film relief de Charles Band) mais aussi à Frissons, le premier film de David Cronenberg, à La Mouche noire et à son remake (toujours de Cronenberg, en partie grâce à la scène du bar) tout comme à La Marque et Elmer, le remue-méninge. L'on peut se dire alors "pourquoi pas", si cela peut aboutir à un film de genre bien gore et mouvementé. Oui, mais le problème est que, en plus de respecter ces codes, Gabriel Cowan a tenu coûte que coûte à y glisser des éléments modernes comme l'introduction d'une bande de jeunes crétins, ces habituelles victimes des survivals et autre slashers à la mode. Quitte, pour ce faire, à employer les artifices les plus grossiers.

Au final, on obtient un script bourré d'invraisemblances et de clichés, avec un parasite qui ressurgit sans raison valable vingt ans après son éradication, un vieux savant désormais mutant qui continue ses expériences sous le nez et la barbe des responsables terrifiés de la population de l'île, et une débauche de mutations diverses et variés se déroulant sous les yeux d'insulaires qui, depuis le temps, n'ont toujours pas pigé que le coin est malsain et qui continuent à vivre comme si de rien n'était.

Avec son récit manquant totalement d'originalité et ses personnages inintéressants, Parasites ne capte finalement notre attention que par la nature même du fléau: des petits parasites en CGI (plutôt réussis d'ailleurs) qui pénètrent dans le corps humains par les pores de la peau et circulent sous l'épiderme, pour grandir et - les coquins! - pointer leur nez par les oreilles ou les glandes lacrymales de leur hôte. Avec un peu de sens graphique, cela aurait même pu être chouette. Malheureusement, ce compositeur de talent reconverti cinéaste fait montre d'un véritable manque de culot, évite le gore et le craspec et ne nous propose au final qu'un défilé de petits limaces bien peu impressionnantes au sein d'un métrage aussi aseptisé et pudique qu'un téléfilm Syfy. Car si Parasites n'est pas un film qui va vous terrifier ou vous dégouter, il ne va pas plus émoustiller l'amateur de bis un peu fripon. Malgré la présence au casting de jolies comédiennes, dont certaines sont connues pour être peu farouches (Mircea Monroe), on ne trouve pas un seul plan mettant leurs formes en évidence.

A coté de cela, tout n'est pas à jeter dans Parasites. Tout d'abord, quand l'on sait que Cowan ne disposait que d'un budget de $200,000, l'on prend conscience que techniquement, le travail effectué y est plus que convenable. La réalisation est correcte, la photographie excellente et le rythme reste satisfaisant grâce à un montage efficace. Il est certain que rien, mais absolument rien, ne sort de l'ordinaire, mais l'ensemble est soigné et l'on se rend compte que le réalisateur a vraiment tenu à donner à son œuvre une allure respectable.

De plus, même si les dialogues ne brillent pas par leur richesse, les comédiens parviennent à éviter le ridicule et nous proposent des performances honorables. Il faut dire que Cowan a bien pris soin de travailler avec des acteurs spécialisés dans les téléfilms et les séries télé. Brian Krause, Richard Riehle et Ian Patrick Williams ne sont ni des novices ni des incapables et les plus jeunes, comme Christopher Shand (qui se voit confier le rôle le plus intéressant), Nora Kirkpatrick et Mircea Monroe, ont une bonne expérience des séries B et des shows TV. De temps en temps, eux parviennent à nous sortir de notre torpeur devant ce métrage bien trop sage.

La conclusion de

Parasites est un film plutôt correct techniquement mais bien trop policé pour intéresser les amateurs de séries B. On se croirait visionner un téléfilm Syfy, l'esprit fun en moins. Le métrage de Cowan apparait donc au final comme une œuvre aseptisée et un peu morne, le professionnalisme du casting parvenant parfois à nous faire oublier un peu notre ennui.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation correcte
  • Un casting efficace
  • Des parasites en CGI réussis

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario à la fois sans originalité et invraisemblable
  • Des personnages sans relief Bien trop policé
  • Un style sans personnalité.

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