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Critique du Téléfilm : Apparitions
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Critique du Téléfilm : Apparitions

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 29 mars 2010 à 1804

Medium malgré lui

Aussi loin qu'il s'en souvienne, James van Praagh a eu la sensation de ne pas être un enfant, puis un adulte, tout à fait comme les autres. Cependant, depuis quelques années, la fréquence de ses cauchemars et ses hallucinations avait diminué avant de disparaitre... Jusqu'à ces derniers jours où il est à nouveau victime de visions terrifiantes. Finalement, James est peut-être en train de sombrer dans la folie. Peut-être. Mais envisageons un moment que cela ne soit pas le cas, on pourrait alors se poser la question: qu'est-ce que les morts attendent de lui?

"Je vois des gens qui sont morts". C'est en s'inspirant de cette réplique culte du Sixième Sens qu'a été construit le scénario de La porte de l'au-delà, un thriller réalisé en 2002 par Stephen Gyllenhaal (la série Numb3rs). On peut même raisonnablement penser que sans le succès du film de M. Night Shyamalan, ce téléfilm de luxe n'aurait jamais vu le jour tant il y puise un grand nombre d'éléments narratifs, en commençant par le personnage central, un individu effrayé par ses très puissantes capacités parapsychiques.

Le script de La porte de l'Au-delà n'est heureusement pas qu'une banale copie du Sixième élément. En effet, dans ce film, le medium ne se contente pas d'être le simple témoin des agissements des morts. Sollicité par eux, il va agir pour les aider à trouver le repos (le script lorgne donc aussi du coté du film d'enquête à base de spectres). Il va découvrir que, parmi ces défunts qui le harcèlent, se trouvent des jeunes garçons assassinés. Des enfants sans sépultures chrétiennes qui errent dans les limbes, leur meurtrier impuni et leurs corps ensevelis sans autre cérémonie. Ainsi, plus pour se débarrasser de ses visions que pour aider les jeunes gens, James va mener sa propre enquête, aidée par une investigatrice de la police, pour identifier ses enfants, retrouver leurs corps et démasquer le ou les assassins.

En fait, l'intrigue, même si elles présentent quelques incohérences (avec ces morts muets que l’on a envie de gifler pour les faire parler), est plutôt bien ficelée (tirée du roman d'un medium vedette de la télévision américaine), et se laisse suivre sans peine. Les suspects sont nombreux (on nous oriente même un moment sur le héros, à la santé mentale déficiente), les leurres soigneusement distillés tout au long de la narration, et l'on ne commence à vraiment deviner le coupable que dans la dernière demi-heure. Par contre, le récit subit les conséquences d'une réalisation télévisuelle bonhomme et très sage, qui impose un rythme soporifique, et d'un script plombé par des séquences inutiles dont bon nombre versent dans le niais ou le pathos (comme les rencontres entre le héros et sa mère décédée). Il est certain que le récit aurait gagné en intérêt en étant plus dense et direct (le film dure bien plus de deux heures). Bref, on trouve parfois le temps long.

Point positif : La porte de l'au-delà bénéficie du travail d'un casting de qualité. Si Ted Danson, dans le rôle principal, malgré une performance honorable, apparait comme parfois un peu mollasson, il est suffisamment bien entouré pour que ce petit défaut soit supportable. L'énergie est apportée par Mary Steenburgen, qui interprète l'agent du FBI chargée de l'affaire et l'aspect dramatique est appuyé par l'interprétation efficace d'un toujours très impressionnant Jack Palance (dans le rôle du père). Les rôles de soutien sont assurés par des comédiens de qualité comme Michael Moriarty, Diane Ladd ou Queen Latifah.

La conclusion de

La porte de l’au-delà est au final un téléfilm fantastique d’assez bonne facture, qui aurait gagné en intérêt (et en rythme) en voyant sa durée diminuée d’une bonne demi-heure. Il aurait suffit, pour cela, supprimer toutes les séquences pathos qui n’apportent pas grand-chose à l’histoire. Mis à part ce manque de nervosité, guère compensée par le jeu un peu nonchalant de son acteur principal, il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce petit film doté d’une intrigue finalement assez bien ficelée.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue intéressante à suivre
  • Un casting de qualité
  • Un téléfilm honnête et sans prétention
  • L’un des tous derniers rôles de Jack Palance

Que faut-il oublier ?

  • Un rythme mou
  • Amateurs de frissons, passez votre chemin
  • Quelques petites incohérences
  • Trop de séquences mièvres Trop long

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